Test CACES R489 : QCM caces 1, 3 et 5
Rédigé par Victor Aubague· Sources : INRS / CARSAT· Mis à jour : juillet 2026
En bref
Le CACES R489 - Chariots de manutention fait partie de la certification CACES (validité 5 ans, référentiel INRS / CARSAT). Cette page réunit 100 questions corrigées et expliquées pour s'entraîner.
Cette page rassemble 100 questions corrigées sur le CACES R489 - Chariots de manutention, chacune avec la bonne réponse et une explication rattachée au référentiel officiel (INRS / CARSAT). Entraînez-vous d'abord en conditions d'examen avec le quiz interactif chronométrable, puis vérifiez le corrigé complet.
100 questions corrigées
Toutes les questions du R489, avec la réponse et l'explication sourcée.
1. À quelle condition la conduite d'un chariot automoteur à conducteur porté est-elle autorisée, en plus d'une formation adéquate ?
- A.La détention d'une autorisation de conduite écrite délivrée par l'employeur ✓
- B.La possession du permis de conduire de catégorie B
- C.L'inscription au registre du personnel de manutention tenu par l'établissement
- D.Un âge minimum de 21 ans
Réponse A. La conduite des chariots à conducteur porté est subordonnée à une autorisation de conduite écrite délivrée par l'employeur (Code du travail art. R.4323-55 et R.4323-56, cités INRS ED 766).
2. Selon le Code du travail, à qui la conduite des équipements de travail mobiles automoteurs est-elle réservée ?
- A.Uniquement aux titulaires d'un contrat à durée indéterminée
- B.Aux travailleurs ayant reçu une formation adéquate, réactualisée chaque fois que nécessaire ✓
- C.Aux seuls salariés de plus de deux ans d'ancienneté
- D.Aux caristes ayant suivi une formation unique au tout début de leur carrière professionnelle
Réponse B. L'article R.4323-55 du Code du travail réserve la conduite aux travailleurs ayant reçu une formation adéquate, complétée et réactualisée chaque fois que nécessaire (cité INRS ED 125 et ED 766).
3. Sur quels trois éléments repose l'évaluation préalable à la délivrance de l'autorisation de conduite ?
- A.Le CACES, l'ancienneté et l'avis du comité social et économique
- B.Un test écrit, un test oral et une visite de site
- C.Aptitude médicale, contrôle des connaissances et savoir-faire, connaissance des lieux et instructions ✓
- D.La formation initiale, le recyclage quinquennal, l'assurance professionnelle et l'avis du comité social
Réponse C. L'arrêté du 2 décembre 1998 (art. 3) fonde l'autorisation de conduite sur l'aptitude médicale, le contrôle des connaissances et du savoir-faire, et la connaissance des lieux et instructions (reproduit INRS ED 766).
4. Qui délivre l'autorisation de conduite ?
- A.Le médecin du travail
- B.L'organisme testeur certifié, à l'issue de la réussite des épreuves théoriques et pratiques
- C.L'inspection du travail
- D.Le chef d'établissement (l'employeur), sur la base d'une évaluation qu'il effectue ✓
Réponse D. L'autorisation de conduite est délivrée par le chef d'établissement sur la base de son évaluation (art. 3 de l'arrêté du 2 décembre 1998, cité INRS ED 766).
5. Qui est seul habilité à prescrire l'examen d'aptitude médicale du futur cariste ?
- A.Le médecin du travail ✓
- B.Le médecin traitant du salarié
- C.Le formateur de l'organisme de test
- D.Le responsable des ressources humaines
Réponse A. Seul le médecin du travail est habilité à prescrire l'examen d'aptitude, éventuellement lors de la visite périodique (INRS ED 766).
6. Le CACES remplace-t-il l'autorisation de conduite ?
- A.Oui, il vaut autorisation de conduite dès son obtention, sans autre démarche de l'employeur
- B.Non, c'est un bon moyen de contrôler les connaissances mais pas une autorisation ✓
- C.Oui, à condition d'être renouvelé chaque année
- D.Non, il remplace en revanche la formation adéquate
Réponse B. Le CACES est reconnu comme un bon moyen de satisfaire au contrôle des connaissances et du savoir-faire, mais il ne remplace pas l'autorisation de conduite (INRS ED 766 et ED 125).
7. Par quel type d'organisme le CACES est-il délivré ?
- A.L'employeur lui-même
- B.La caisse régionale d'assurance maladie
- C.Un organisme testeur certifié (OTC) ✓
- D.Le service de santé au travail
Réponse C. Le CACES est délivré à l'issue de tests par un organisme testeur certifié (OTC), lui-même certifié par un organisme certificateur accrédité par le COFRAC (INRS ED 125).
8. Un cariste doit-il posséder le permis de conduire pour circuler avec un chariot dont la vitesse par construction n'excède pas 25 km/h ?
- A.Oui, le permis B est toujours obligatoire
- B.Oui, mais uniquement pour les chariots thermiques
- C.Non, aucun permis n'est jamais exigé, quelle que soit la vitesse atteinte par le chariot
- D.Non, pas de permis tant que la vitesse par construction ne dépasse pas 25 km/h ✓
Réponse D. Le permis de conduire n'est pas exigé tant que la vitesse du chariot ne dépasse pas 25 km/h par construction (INRS ED 766, renvoyant à l'arrêté du 20 novembre 1969 modifié).
9. Que devient obligatoire, en plus de l'autorisation de conduite, si le chariot dépasse par construction 25 km/h ?
- A.Un permis de conduire (catégorie B, C ou E selon la charge) ✓
- B.Une seconde autorisation de conduite
- C.Un gilet de haute visibilité homologué
- D.Une assurance individuelle du conducteur
Réponse A. Au-delà de 25 km/h par construction, le cariste doit posséder un permis de conduire de catégorie B, C ou E selon la charge transportée (INRS ED 766).
10. Pour un conducteur intérimaire, qui délivre l'autorisation de conduite ?
- A.L'entreprise de travail temporaire
- B.L'entreprise utilisatrice, pour la durée de la mission ✓
- C.Le médecin du travail de l'agence d'intérim
- D.L'organisme de formation
Réponse B. L'entreprise de travail temporaire assure la formation et l'aptitude, mais c'est l'entreprise utilisatrice qui délivre l'autorisation pour la durée de la mission (INRS ED 766).
11. Que doit pouvoir justifier l'employeur si la formation est réalisée en interne ?
- A.Le nombre d'heures effectuées en présence de l'inspection du travail
- B.L'agrément préfectoral du site de formation
- C.Le contenu de la formation et la compétence du formateur ✓
- D.La souscription d'une assurance spécifique
Réponse C. Une formation interne impose à l'employeur de pouvoir justifier son contenu et la compétence du formateur (INRS ED 125).
12. Que doit faire le conducteur de son autorisation de conduite pendant le service ?
- A.La laisser affichée dans le local du personnel
- B.La remettre au chef d'équipe en début de poste
- C.La conserver au bureau du service prévention
- D.En être porteur en permanence pendant son service ✓
Réponse D. Le conducteur doit être porteur en permanence de son autorisation de conduite pendant son service (INRS ED 766).
13. L'autorisation de conduite est-elle valable pour n'importe quel chariot ?
- A.Non, elle ne vaut que pour les sites considérés et des chariots du même type que ceux de la formation ✓
- B.Oui, elle couvre tous les types de chariots de l'entreprise ainsi que l'ensemble de ses établissements
- C.Oui, dès lors que la vitesse reste inférieure à 25 km/h
- D.Non, elle est limitée aux seuls chariots électriques
Réponse A. L'autorisation ne vaut que pour les sites d'utilisation considérés et des chariots de même type que ceux pour lesquels le conducteur a été formé et évalué (INRS ED 766).
14. Les chariots automoteurs à conducteur à pied (accompagnant) nécessitent-ils une autorisation de conduite ?
- A.Oui, la même que pour les conducteurs portés
- B.Non, mais l'employeur doit néanmoins former ces conducteurs ✓
- C.Oui, mais uniquement pour les modèles électriques
- D.Non, et aucune formation n'est requise
Réponse B. Les chariots à conducteur à pied ne nécessitent pas d'autorisation de conduite, mais l'employeur doit tout de même former ces conducteurs (INRS ED 766 et ED 812).
15. Où les risques de renversement d'un chariot doivent-ils être transcrits ?
- A.Dans le carnet d'entretien du chariot
- B.Sur le registre de sécurité uniquement
- C.Dans le document unique d'évaluation des risques ✓
- D.Sur la plaque de capacité
Réponse C. L'obligation générale de sécurité (art. L.4121-1) impose de transcrire les risques de renversement dans le document unique (cité INRS ED 125).
16. Quelle est la caractéristique d'un gerbeur à conducteur porté ?
- A.Il travaille en porte-à-faux avec contrepoids arrière
- B.Il tracte un train de remorques
- C.Il transporte la charge sur un plateau fixe
- D.Il possède un montant élévateur mais ne travaille pas en porte-à-faux ✓
Réponse D. Le gerbeur à conducteur porté est un appareil à montant élévateur qui ne travaille pas en porte-à-faux, d'énergie électrique (INRS ED 812).
17. Quelle est la hauteur d'élévation des fourches d'un transpalette à conducteur porté ?
- A.Environ 300 mm ✓
- B.Environ 1,50 m
- C.Environ 3 m
- D.Environ 5 m
Réponse A. Le transpalette à conducteur porté élève ses fourches d'environ 300 mm, pour une capacité usuelle de 2 000 kg (INRS ED 812).
18. Quel équipement caractérise un chariot tracteur ?
- A.Un plateau de charge
- B.Un crochet d'attelage pour tracter un train de remorques ✓
- C.Un mât rétractable
- D.Une plate-forme de conduite élevable jusqu'à trois mètres
Réponse B. Le chariot tracteur possède un crochet d'attelage pour tracter un train de remorques, avec un freinage conçu pour arrêter l'ensemble (INRS ED 812).
19. Sur un chariot élévateur en porte-à-faux à prise frontale, comment la stabilité est-elle assurée ?
- A.Par le filoguidage dans les allées
- B.Par la rétraction du mât dans le polygone de sustentation
- C.Par un contrepoids situé à l'arrière du chariot ✓
- D.Par des stabilisateurs déployés au sol
Réponse C. Sur le chariot frontal en porte-à-faux, l'élévateur et la charge sont en porte-à-faux par rapport à l'essieu avant, et le contrepoids arrière assure la stabilité (INRS ED 812).
20. Quelles énergies peuvent équiper un chariot élévateur frontal en porte-à-faux ?
- A.Uniquement l'électricité
- B.Uniquement le gazole
- C.L'air comprimé ou l'hydraulique, selon la conception du constructeur
- D.L'électricité (batterie) ou le thermique (gazole, essence ou GPL) ✓
Réponse D. Les chariots frontaux en porte-à-faux sont électriques à batterie ou thermiques au gazole, à l'essence ou au GPL, pour des capacités de moins de 1 000 kg à 50 000 kg (INRS ED 812).
21. Comment un chariot à mât rétractable améliore-t-il sa stabilité en transport ?
- A.En ramenant la charge dans le polygone de sustentation par rétraction de l'ensemble élévateur ✓
- B.En abaissant le contrepoids arrière jusqu'au ras du châssis pendant toute la phase de transport
- C.En augmentant sa vitesse de translation
- D.En déployant les fourches vers l'avant
Réponse A. Le chariot à mât rétractable ramène la charge dans le polygone de sustentation en rétractant l'ensemble élévateur, ce qui limite la longueur hors-tout et accroît la stabilité (INRS ED 812).
22. Quelle est la particularité d'un chariot à poste de conduite élevable ?
- A.Le poste de conduite est placé en travers du chariot
- B.Le poste de conduite s'élève avec les fourches pour prélever dans les rayonnages ✓
- C.Le chariot prend la charge latéralement des deux côtés
- D.Le poste de conduite reste toujours à moins d'un mètre du sol
Réponse B. Sur le chariot à poste de conduite élevable, le poste s'élève avec les fourches, permettant au cariste de prélever des éléments dans les rayonnages, à des hauteurs de travail d'environ 10 m (INRS ED 812).
23. Comment un chariot bidirectionnel prend-il et dépose-t-il sa charge ?
- A.Frontalement uniquement
- B.Par l'arrière du chariot
- C.Latéralement d'un côté ou de l'autre ✓
- D.Uniquement au sol par un plateau
Réponse C. Le chariot bidirectionnel prend et dépose la charge latéralement d'un côté ou de l'autre, guidé dans le rayonnage, pour des hauteurs de levée de 10 m et plus (INRS ED 812).
24. Quelle est la fonction d'un chariot préparateur de commande au sol ?
- A.Tracter des remorques dans les allées
- B.Gerber des palettes à plus de 8 m de hauteur
- C.Transporter des charges longues en porte-à-faux latéral, sur un tablier orientable et inclinable
- D.Prélever des produits manipulables à la main depuis une plate-forme élevable jusqu'à 1 m environ ✓
Réponse D. Le préparateur de commande au sol est un transpalette électrique à plate-forme fixe ou élevable jusqu'à 1 m environ, pour prélever des produits manipulables à la main (INRS ED 812).
25. Quel document, obligatoirement présent sur le chariot, indique les charges qu'il peut transporter ?
- A.La plaque de capacité (plaque de charge) ✓
- B.Le carnet d'entretien
- C.Le registre de sécurité
- D.Le certificat de conformité CE
Réponse A. La plaque de capacité, obligatoirement présente, indique les charges transportables ; le conducteur doit être formé à sa lecture (INRS ED 766).
26. Sous quelle forme la plaque de capacité présente-t-elle l'indication des charges ?
- A.Sous forme d'un simple chiffre unique de charge maximale
- B.Sous forme d'une courbe ou d'un tableau (abaque) ✓
- C.Sous forme d'un pictogramme de sécurité
- D.Sous forme d'un code couleur
Réponse B. La plaque précise les charges sous forme d'une courbe ou d'un tableau (abaque), à lire selon la hauteur et la distance du centre de gravité (INRS ED 766).
27. De quoi dépend la capacité réelle qu'un chariot peut lever ?
- A.Uniquement du poids de la charge
- B.Seulement de la hauteur d'élévation
- C.Du poids, des dimensions de la charge, de la hauteur d'élévation et de l'inclinaison du mât ✓
- D.De la couleur, du matériau et de la température de la charge à manutentionner dans l'entrepôt
Réponse C. La capacité dépend du poids, des dimensions de la charge, de la hauteur d'élévation et, le cas échéant, de l'inclinaison du mât vers l'avant (INRS ED 766).
28. Comment évolue le poids transportable lorsque le centre de gravité de la charge s'éloigne de la face avant des bras de fourche ?
- A.Il augmente
- B.Il reste identique
- C.Il double au-delà de 500 mm
- D.Il diminue ✓
Réponse D. Le poids transportable diminue lorsque la distance du centre de gravité de la charge à la face avant des bras de fourche augmente (INRS ED 766).
29. Où se situe généralement le centre de gravité d'une charge sur les fourches ?
- A.Au milieu de la charge, à la face avant des bras de fourche ✓
- B.À l'extrémité arrière de la charge, contre le tablier porte-charge
- C.Au niveau du talon des fourches
- D.Au-dessus du protège-conducteur
Réponse A. Le centre de gravité est souvent situé au milieu de la charge, à la face avant des bras de fourche ; il ne faut jamais lever sans connaître cette distance (INRS ED 766).
30. À quelle hauteur normalisée est définie la capacité nominale des chariots autres que ceux à fourche ou plate-forme recouvrante ?
- A.2,50 m
- B.3,30 m ✓
- C.5,00 m
- D.1,80 m
Réponse B. La capacité nominale est définie mât vertical à une hauteur normalisée de 3,30 m pour tous les types autres que les chariots à fourche ou plate-forme recouvrante, définis eux à 2,50 m (INRS ED 812).
31. Qu'est-ce que la capacité effective d'un chariot ?
- A.La charge maximale théorique inscrite au catalogue du constructeur, sans tenir compte de la hauteur ni de l'équipement
- B.Le poids total du chariot en charge
- C.La charge levée sans perte de stabilité, selon le mât, la hauteur, la distance du centre de gravité et l'équipement ✓
- D.La charge que peut supporter le sol de l'entrepôt
Réponse C. La capacité effective est la charge que l'engin peut soulever sans perdre sa stabilité, en fonction du mât, de la hauteur de levée, de la distance du centre de gravité et de l'équipement (INRS ED 812).
32. Que doit vérifier l'employeur en cas d'adjonction d'un équipement porte-charge, par exemple une pince à bobine ?
- A.Uniquement l'esthétique de l'équipement
- B.Que l'équipement provient de la même marque que le chariot et de la même année de série
- C.Que l'équipement augmente la capacité de charge
- D.Les conditions de résistance et de stabilité du chariot avec ce nouvel équipement ✓
Réponse D. En cas d'adjonction d'un équipement porte-charge, l'employeur doit vérifier la résistance et la stabilité du chariot ; en règle générale la capacité diminue (INRS ED 766).
33. Est-il permis d'augmenter la valeur du contrepoids d'un chariot pour soulever une charge plus lourde ?
- A.Non, c'est formellement interdit ✓
- B.Oui, en ajoutant un poids à l'arrière
- C.Oui, en faisant monter une personne à l'arrière
- D.Oui, dans la limite de 10 % de la capacité
Réponse A. Il est interdit d'augmenter le contrepoids par ajout de poids ou par une personne à l'arrière pour dépasser la charge indiquée par le constructeur (INRS ED 766).
34. À quelle hauteur du sol la fourche doit-elle être maintenue pour circuler, à vide comme en charge ?
- A.Environ 1 m du sol
- B.Environ 15 cm du sol ✓
- C.À hauteur des yeux du cariste
- D.Au maximum de sa course
Réponse B. Il ne faut jamais circuler fourche haute : la fourche est gardée à environ 15 cm du sol, mât incliné en arrière (INRS ED 766 et ED 125).
35. Comment aborder un virage avec un chariot ?
- A.À pleine vitesse pour garder l'élan
- B.En freinant brutalement à l'entrée du virage
- C.À faible vitesse, en freinant progressivement ✓
- D.Fourche haute pour mieux voir
Réponse C. Les virages s'abordent à faible vitesse, avec un freinage progressif et sans brutalité (INRS ED 766).
36. Comment s'effectue en principe la descente d'une pente avec une charge ?
- A.En marche avant, charge en tête
- B.En marche avant à vitesse soutenue
- C.En effectuant un demi-tour à mi-pente pour limiter la vitesse acquise
- D.En marche arrière, mât incliné en arrière et à très faible vitesse ✓
Réponse D. La descente en charge s'effectue en principe en marche arrière, mât incliné en arrière, à très faible vitesse et freinage progressif (INRS ED 766).
37. De quel côté la charge doit-elle rester en montée comme en descente de pente ?
- A.Du côté amont, vers le haut de la pente ✓
- B.Du côté aval, vers le bas de la pente
- C.Peu importe le côté
- D.Toujours à l'horizontale du chariot
Réponse A. En pente, la charge doit rester du côté amont, ce qui conduit à descendre en marche arrière (INRS ED 766).
38. Que ne faut-il jamais faire sur un plan incliné ?
- A.Freiner progressivement
- B.Faire demi-tour ✓
- C.Rouler à faible vitesse
- D.Incliner le mât en arrière
Réponse B. Il ne faut jamais faire demi-tour sur un plan incliné (INRS ED 766).
39. Quelle distance minimale maintenir entre deux chariots circulant dans le même sens ?
- A.Une longueur de chariot
- B.Cinquante centimètres
- C.Au moins trois longueurs ✓
- D.Dix mètres exactement
Réponse C. Il faut maintenir une distance d'au moins trois longueurs entre deux chariots circulant dans le même sens (INRS ED 766).
40. À quelle distance minimale du rail d'une voie ferrée un chariot doit-il s'arrêter ?
- A.À dix centimètres du rail
- B.Directement sur le rail si le passage est libre
- C.À plus de dix mètres du rail
- D.À plus d'un mètre du rail ✓
Réponse D. Le chariot doit s'arrêter à plus d'un mètre du rail d'une voie ferrée (INRS ED 766).
41. Comment aborder des portes battantes de type va-et-vient ?
- A.Marquer un arrêt, avertir, vérifier que le passage est libre, puis pousser lentement ✓
- B.Les pousser rapidement avec la charge, afin de ne pas perdre de temps sur le cycle de manutention
- C.Klaxonner en continu sans s'arrêter
- D.Passer fourche haute pour dégager la vue
Réponse A. Devant des portes va-et-vient : marquer un temps d'arrêt, actionner l'avertisseur, regarder si le passage est libre, puis pousser lentement les battants (INRS ED 766).
42. Que faire si la visibilité vers l'avant est insuffisante à cause de l'encombrement de la charge ?
- A.Accélérer pour franchir rapidement la zone
- B.Circuler en marche arrière ou se faire guider par un convoyeur au sol ✓
- C.Lever la charge le plus haut possible
- D.Rouler au centre de l'allée sans précaution particulière et à vitesse réduite
Réponse B. Quand la charge masque la visibilité avant, on circule en marche arrière ou l'on se fait guider par un convoyeur au sol, manœuvre qui doit rester exceptionnelle (INRS ED 766).
43. Avant de s'engager sur un pont de liaison, de quoi le cariste doit-il être certain ?
- A.Que le pont est peint aux couleurs de sécurité et que ses bords sont signalés par des bandes réfléchissantes
- B.Qu'un autre chariot vient de le franchir
- C.Qu'il est prévu pour le poids du chariot en charge, amarré, et que sa charge maximale y figure lisiblement ✓
- D.Que la pente du pont n'excède pas 25 %
Réponse C. On ne s'engage sur un pont de liaison qu'après s'être assuré qu'il supporte le poids du chariot en charge, qu'il est amarré et que la charge maximale d'utilisation y figure de manière lisible et indélébile (INRS ED 766).
44. Quelle vitesse maximale un chariot ne doit-il pas dépasser à l'intérieur de l'entreprise ?
- A.10 km/h
- B.16 km/h
- C.40 km/h
- D.25 km/h ✓
Réponse D. À l'intérieur de l'entreprise, la vitesse ne doit pas dépasser 25 km/h (INRS ED 812).
45. À quelle vitesse les chariots à conducteur à pied sont-ils limités par construction ?
- A.6 km/h ✓
- B.16 km/h
- C.25 km/h
- D.12 km/h
Réponse A. Les chariots à conducteur à pied sont limités par construction à 6 km/h, ceux à conducteur porté debout à 16 km/h (INRS ED 812).
46. Quelle est la vitesse maximale admise pour la descente de l'élévateur (mât) ?
- A.1,5 m/s
- B.0,6 m/s ✓
- C.0,25 m/s
- D.2 m/s
Réponse B. La vitesse de descente de l'élévateur ne doit pas dépasser 0,6 m/s (INRS ED 812).
47. Un chariot peut-il se renverser à vide et en ligne droite ?
- A.Non, jamais à vide
- B.Non, uniquement en charge et en virage serré à vitesse élevée
- C.Oui, notamment lors du passage dans un trou à vitesse élevée ✓
- D.Oui, mais seulement en pente
Réponse C. Un chariot peut se renverser à vide, en ligne droite, lors du passage dans un trou à vitesse élevée (INRS ED 125).
48. Quelle largeur minimale doit avoir une allée de circulation à sens unique ?
- A.La largeur du chariot et de son chargement, sans majoration
- B.La largeur de deux chariots majorée de 1,40 m
- C.Exactement 3 mètres
- D.La largeur du chariot et de son chargement majorée de 1 m ✓
Réponse D. En sens unique, l'allée doit mesurer au moins la largeur d'un chariot et de son chargement majorée de 1 m (INRS ED 125, circulaire DRT du 15 juin 1999).
49. Quelle majoration s'applique à la largeur des allées à double sens de circulation ?
- A.La largeur de deux chariots et de leur chargement majorée de 1,40 m ✓
- B.La largeur d'un chariot majorée de 1 m
- C.La largeur de deux chariots et de leur chargement, sans aucune majoration
- D.Une majoration de 0,8 m
Réponse A. En double sens, l'allée doit mesurer au moins la largeur de deux chariots et de leur chargement majorée de 1,40 m (INRS ED 125).
50. Comment les voies réservées aux piétons doivent-elles être aménagées par rapport aux allées de chariots ?
- A.Simplement matérialisées au sol par une bande de peinture jaune, sans aucune séparation physique
- B.Signalées et séparées physiquement par un mur ou un garde-corps, avec au moins 0,8 m de large ✓
- C.Confondues avec les allées de chariots
- D.Réservées aux seules heures de nuit
Réponse B. Les voies piétonnes, d'au moins 0,8 m, doivent être signalées et séparées physiquement des allées de chariots par un mur ou un garde-corps (INRS ED 125).
51. Lors du gerbage, à quel moment le mât est-il élevé à la hauteur nécessaire ?
- A.Pendant le déplacement, en roulant vers l'emplacement
- B.Dès la prise de la charge au sol
- C.Chariot à l'arrêt, devant l'emplacement ✓
- D.Après avoir avancé au-dessus de l'emplacement
Réponse C. La séquence de gerbage prévoit d'amener le chariot devant l'emplacement puis d'élever à la hauteur nécessaire chariot à l'arrêt, avant d'avancer lentement (INRS ED 766).
52. Une fois la charge élevée au-dessus de son emplacement de stockage, que fait le cariste avant de déposer ?
- A.Il incline le mât vers l'avant au maximum
- B.Il recule immédiatement fourches chargées
- C.Il accélère pour positionner la charge
- D.Il freine, ramène les fourches à l'horizontale et dépose ✓
Réponse D. Au-dessus de l'emplacement, on freine, on ramène les fourches à l'horizontale puis on dépose la charge (INRS ED 766).
53. Lors du stockage sur rayonnage, quand faut-il contrôler l'horizontalité de la charge ?
- A.Lors du passage de la charge à hauteur des yeux ✓
- B.Seulement après la dépose
- C.Uniquement au sol avant la prise
- D.Jamais, le mât s'en charge automatiquement
Réponse A. En stockage sur rayonnage, on contrôle l'horizontalité de la charge lors de son passage à hauteur des yeux et l'on redresse le mât à la verticale avant de déposer (INRS ED 766).
54. Qu'exige le levage à grande hauteur concernant le sol ?
- A.Un sol légèrement en pente pour l'évacuation de l'eau
- B.Un sol plan, les chariots étant choisis selon le type de sol ✓
- C.Un sol meuble absorbant les vibrations
- D.Aucune exigence particulière sur le sol
Réponse B. Le levage à grande hauteur exige un sol plan, les chariots devant être choisis en fonction du type de sol (INRS ED 125 et ED 812).
55. Avant d'engager un chariot à poste de conduite élevable dans une allée, de quoi faut-il s'assurer ?
- A.Que le sol est humide pour améliorer l'adhérence
- B.Que la fourche est en position haute
- C.Que personne ne circule dans l'allée ✓
- D.Qu'un second chariot suit à faible distance
Réponse C. Avant d'engager le chariot dans une allée, il faut s'assurer que personne n'y circule et ne jamais s'extraire du poste pour saisir un colis (INRS ED 766).
56. Que doit vérifier le cariste à la prise de poste concernant l'état de ses mains et chaussures ?
- A.Qu'elles sont enduites de graisse pour la préhension
- B.Qu'il a retiré ses gants
- C.Rien, aucune vérification n'est requise
- D.Qu'elles ne sont ni humides ni grasses ✓
Réponse D. À la prise de poste, le cariste s'assure que ses mains et ses chaussures ne sont ni humides ni grasses avant de démarrer (INRS ED 766).
57. Parmi les vérifications journalières d'un chariot électrique, laquelle est spécifiquement citée ?
- A.La charge de la batterie et le niveau d'électrolyte ✓
- B.Le niveau de gazole
- C.La pression du circuit GPL et l'état du détendeur de la bouteille
- D.Le niveau d'huile moteur
Réponse A. Pour un chariot électrique, la vérification journalière porte notamment sur la charge de la batterie et le niveau d'électrolyte (INRS ED 766).
58. Quelle vérification journalière concerne les bras de fourche ?
- A.Leur couleur, leur numéro de série et leur date de première mise en service
- B.Leur parallélisme et leur verrouillage sur le tablier porte-charge ✓
- C.Leur température de surface
- D.Leur poids exact
Réponse B. La vérification journalière contrôle le parallélisme des bras de fourche et leur verrouillage sur le tablier porte-charge (INRS ED 766).
59. Où doivent être notées les anomalies relevées lors des vérifications ?
- A.Sur la plaque de capacité
- B.Sur l'autorisation de conduite
- C.Sur le carnet d'entretien, tenu à disposition au poste de conduite ✓
- D.Sur le document unique d'évaluation des risques professionnels uniquement
Réponse C. Les anomalies sont notées sur le carnet d'entretien, à disposition au poste de conduite ; le chariot ne doit être utilisé que si les anomalies de sécurité sont réparées (INRS ED 766).
60. En fin de poste, comment le cariste doit-il laisser les bras de fourche ?
- A.Levés à hauteur des yeux
- B.Inclinés vers l'avant au maximum
- C.Chargés d'une palette pleine afin de les stabiliser pendant l'arrêt prolongé
- D.Reposés à plat sur le sol, ou levés à plus de 2 m si c'est impossible ✓
Réponse D. En fin de poste, on repose les bras de fourche à plat sur le sol, ou, si c'est impossible, on les lève à plus de 2 m du sol (INRS ED 766).
61. Quelles opérations font partie du garage du chariot en fin de poste ?
- A.Mettre au point mort, arrêter le moteur, serrer le frein d'immobilisation et enlever la clé ✓
- B.Laisser le moteur tourner et la clé sur le contact
- C.Laisser le frein desserré afin de faciliter le prochain démarrage du chariot au poste suivant
- D.Stationner dans l'allée la plus proche de la sortie
Réponse A. En fin de poste : point mort, arrêt du moteur, frein d'immobilisation serré, clé de contact enlevée et descente face à l'appareil sans sauter (INRS ED 766).
62. À quelle fréquence une inspection hebdomadaire des chariots doit-elle être réalisée, et par qui ?
- A.Chaque jour, par n'importe quel cariste titulaire d'une autorisation de conduite en cours de validité
- B.Au moins une fois par semaine, par un personnel désigné par le chef d'établissement ✓
- C.Une fois par mois, par le médecin du travail
- D.Une fois par an, par l'inspection du travail
Réponse B. Une inspection hebdomadaire doit être réalisée au moins une fois par semaine par un personnel spécialement désigné par le chef d'établissement (INRS ED 766).
63. Quelle est la périodicité de la vérification générale périodique d'un chariot élévateur à conducteur porté ?
- A.Tous les 3 mois
- B.Tous les 12 mois
- C.Tous les 6 mois ✓
- D.Tous les 2 ans
Réponse C. La vérification générale périodique des chariots élévateurs à conducteur porté ou accompagnant est semestrielle, soit tous les 6 mois (arrêté du 1er mars 2004, art. 22, cité INRS ED 766).
64. Quel est l'objet de la vérification générale périodique ?
- A.Contrôler la vitesse maximale du chariot
- B.Valider l'autorisation de conduite du cariste ainsi que son aptitude médicale annuelle
- C.Mesurer la consommation de carburant
- D.Déceler en temps utile toute défectuosité susceptible d'occasionner un accident ✓
Réponse D. La vérification générale périodique est destinée à déceler en temps utile toute défectuosité susceptible d'occasionner un accident (arrêté du 1er mars 2004, cité INRS ED 766).
65. Où les résultats des vérifications générales périodiques doivent-ils être consignés ?
- A.Sur le registre de sécurité ✓
- B.Sur le carnet d'entretien du poste de conduite
- C.Sur l'autorisation de conduite
- D.Sur la plaque de capacité
Réponse A. Ces vérifications sont réalisées par du personnel qualifié et leurs résultats consignés sur le registre de sécurité (INRS ED 766).
66. Dans quel cas une vérification de remise en service est-elle requise ?
- A.Après chaque plein de carburant
- B.Après un démontage-remontage, un remplacement d'organe essentiel, ou un accident dû à sa défaillance ✓
- C.À chaque changement de cariste
- D.Uniquement lors de l'achat d'un chariot neuf, avant sa toute première mise en service dans l'établissement
Réponse B. La remise en service s'impose après démontage et remontage, remplacement ou transformation d'un organe essentiel, ou accident dû à la défaillance d'un tel organe ; elle comprend examens et épreuves (arrêté du 1er mars 2004, cité INRS ED 766).
67. Combien de salariés sont tués en moyenne chaque année dans un accident mettant en cause un chariot élévateur ?
- A.Environ 3
- B.Environ 50
- C.Environ 13 ✓
- D.Environ 100
Réponse C. En moyenne, 13 salariés sont tués chaque année dans un accident impliquant un chariot élévateur (INRS ED 125).
68. Quelle est la cause de la majorité de ces décès ?
- A.La chute de la charge
- B.La collision avec un piéton
- C.L'incendie du chariot
- D.Le renversement latéral de l'engin ✓
Réponse D. Plus des deux tiers de ces décès sont consécutifs au renversement latéral de l'engin (INRS ED 125).
69. Que se passe-t-il généralement pour le cariste lors d'un renversement latéral ?
- A.Il est éjecté de son siège et écrasé par la structure de protection du chariot ✓
- B.Il reste protégé dans sa cabine sans aucun dommage, grâce au seul protège-conducteur
- C.Il est projeté vers l'avant du chariot
- D.Il est protégé par le contrepoids arrière
Réponse A. Lors d'un renversement latéral, le cariste est généralement éjecté de son siège et écrasé par la structure de protection du chariot (INRS ED 125).
70. Quelle proportion des chariots frontaux à conducteur porté en service ont une capacité inférieure ou égale à 2,5 tonnes ?
- A.Environ 20 %
- B.Environ 60 % ✓
- C.Environ 40 %
- D.Environ 90 %
Réponse B. 60 % des chariots en porte-à-faux à conducteur porté en service ont une capacité inférieure ou égale à 2,5 tonnes (INRS ED 125).
71. Pourquoi la position haute de la fourche aggrave-t-elle le risque de renversement latéral ?
- A.Parce qu'elle augmente la vitesse du chariot et allonge sensiblement la distance de freinage
- B.Parce qu'elle bloque le freinage
- C.Parce que le centre de gravité se déplace vers le haut, réduisant la stabilité même à vide ✓
- D.Parce qu'elle alourdit le contrepoids
Réponse C. Fourche haute, le centre de gravité se déplace vers le haut, ce qui réduit la stabilité même à vide et aggrave le risque de renversement latéral (INRS ED 125).
72. Parmi ces facteurs, lequel aggrave le risque de renversement latéral par effet de force centrifuge ?
- A.La circulation en ligne droite à vide
- B.Le stationnement prolongé
- C.Le port de la ceinture de sécurité
- D.La vitesse excessive en virage ✓
Réponse D. La vitesse excessive en virage génère une force centrifuge qui aggrave le risque de renversement latéral (INRS ED 125).
73. Lequel de ces comportements est cité comme facteur de renversement latéral ?
- A.L'usage du téléphone portable en conduisant ✓
- B.La conduite avec la ceinture bouclée
- C.Le respect du plan de circulation
- D.La circulation fourche basse
Réponse A. L'usage du téléphone portable en conduisant, comme la conduite sous alcool, drogue ou médicaments, figure parmi les facteurs de renversement latéral (INRS ED 125).
74. Que peut provoquer la circulation avec le mât déployé ?
- A.Une usure prématurée des pneumatiques et des chaînes de levage du mât télescopique en charge
- B.Le heurt d'un élément de bâtiment ou de structure, entraînant le déséquilibre de l'engin ✓
- C.Une surchauffe de la batterie
- D.Une baisse de la capacité nominale
Réponse B. La circulation mât déployé peut provoquer le heurt d'un élément de bâtiment ou de structure et entraîner le déséquilibre de l'engin (INRS ED 125).
75. À partir de quelle hauteur de levée un chariot doit-il être muni d'un protège-conducteur contre la chute d'objets ?
- A.Dès 0,50 m
- B.Au-delà de 3 m
- C.Au-delà de 1,80 m ✓
- D.Uniquement au-delà de 5 m
Réponse C. Tout chariot dont la hauteur de levée dépasse 1,80 m doit être muni d'un protège-conducteur adapté aux plus petits composants de charge (INRS ED 766 et ED 812).
76. En cas de risque d'écrasement du conducteur lors d'un renversement, de quoi le chariot doit-il être muni ?
- A.D'un gyrophare supplémentaire
- B.D'un extincteur embarqué
- C.D'un limiteur de vitesse bridant le chariot à 6 km/h en toutes circonstances
- D.D'un système de retenue, sauf si l'état de la technique l'interdit ✓
Réponse D. En cas de risque d'écrasement lors d'un renversement, le chariot doit être muni d'un système de retenue, sauf si l'état de la technique et les conditions d'utilisation l'interdisent (art. R.4324-35, cité INRS ED 766 et ED 125).
77. Outre la ceinture, quels dispositifs de retenue l'employeur peut-il autoriser après analyse des risques ?
- A.Un portillon, une portière ajourée ou une cabine fermée ✓
- B.Un simple appuie-tête
- C.Un harnais antichute relié au plafond
- D.Aucun autre dispositif n'est admis
Réponse A. Après analyse des risques, l'employeur peut autoriser un portillon, une portière ajourée ou une cabine fermée s'il les juge plus efficaces, en l'inscrivant dans les consignes (INRS ED 125).
78. En cas de risque de renversement frontal identifié, quelles protections sont considérées comme efficaces ?
- A.Le seul port du casque
- B.Le port de la ceinture de sécurité ou l'installation d'une cabine fermée vitrée ✓
- C.Un portillon latéral simple
- D.Le gyrophare et l'avertisseur sonore de recul, associés à des miroirs de carrefour
Réponse B. Si le risque de renversement frontal est identifié, seuls le port de la ceinture ou une cabine fermée vitrée constituent des protections efficaces (INRS ED 125).
79. Quelle caractéristique un portillon de retenue efficace doit-il présenter ?
- A.Un seul point de fixation, à l'avant
- B.Une ouverture libre à tout moment
- C.Au moins deux points de fixation à l'arrière et un à l'avant, asservi au fonctionnement ✓
- D.Une hauteur limitée à celle du siège, afin de ne pas gêner la descente rapide du cariste
Réponse C. Un portillon efficace comporte au moins deux fixations arrière et une avant, une structure obstruante en partie haute au-dessus de l'épaule, et est asservi au fonctionnement du chariot (INRS ED 125).
80. Quelle est la fonction principale d'un avertisseur sonore sur un chariot ?
- A.Signaler une surcharge de la fourche et tout dépassement de la capacité effective portée sur la plaque de charge
- B.Indiquer le niveau de la batterie
- C.Mesurer la vitesse de translation
- D.Émettre un son puissant, reconnaissable des bruits environnants, pour signaler la présence du chariot ✓
Réponse D. Le chariot doit être muni d'un avertisseur sonore de puissance suffisante, au timbre reconnaissable des bruits environnants, éventuellement doublé d'un avertisseur optique (INRS ED 766 et ED 812).
81. À quoi sert la clé de contact, ou un dispositif équivalent, sur un chariot ?
- A.À interdire l'utilisation par une personne non autorisée ✓
- B.À régler la hauteur du siège
- C.À limiter la vitesse en virage
- D.À enclencher le frein d'immobilisation
Réponse A. La clé de contact, ou un dispositif équivalent, interdit l'utilisation du chariot par une personne non autorisée (INRS ED 766).
82. Que doit permettre le circuit de freinage d'un chariot ?
- A.Arrêter le chariot uniquement à vide, sur un sol plan et totalement dépourvu de dénivelé
- B.Arrêter le chariot et le maintenir à l'arrêt avec sa charge maximale autorisée ✓
- C.Réduire la vitesse à 6 km/h en virage
- D.Bloquer le mât en position haute
Réponse B. Le circuit de freinage doit permettre d'arrêter le chariot et de le maintenir à l'arrêt avec sa charge maximale autorisée (INRS ED 766).
83. Quel EPI est indispensable pour la conduite de tout chariot ?
- A.Un masque respiratoire
- B.Des lunettes de protection
- C.Les chaussures de sécurité ✓
- D.Un casque antibruit
Réponse C. Le port de chaussures de sécurité est indispensable pour la conduite de tout chariot ; ces EPI sont fournis gratuitement par l'employeur (INRS ED 766).
84. De quel dispositif un chariot destiné à circuler dans un local à risque d'explosion doit-il être équipé ?
- A.D'un extincteur portatif uniquement, fixé au montant du protège-conducteur
- B.D'un gyrophare rouge
- C.D'un limiteur de charge
- D.De dispositifs de protection adaptés à la zone ATEX concernée ✓
Réponse D. Les chariots circulant dans des locaux à risque d'explosion ou d'incendie doivent être équipés de dispositifs adaptés à la zone ATEX concernée (INRS ED 766).
85. À proximité d'une batterie en charge, pourquoi est-il interdit de fumer ou d'allumer une flamme ?
- A.À cause du dégagement d'hydrogène ✓
- B.À cause de la chaleur excessive de la batterie
- C.Pour préserver l'électrolyte de la lumière
- D.À cause des vapeurs de gazole
Réponse A. Une batterie en charge dégage de l'hydrogène ; il est interdit de fumer ou d'allumer une flamme à proximité, et la charge se fait dans un local bien aéré (INRS ED 766).
86. À quel taux maximal une batterie de traction doit-elle être déchargée ?
- A.50 %
- B.80 % ✓
- C.95 %
- D.100 %
Réponse B. Il ne faut pas décharger une batterie à plus de 80 % de sa capacité, et la recharger en une seule fois (INRS ED 766).
87. Avec quoi complète-t-on le niveau d'une batterie en fin de charge ?
- A.De l'acide sulfurique
- B.De l'eau du robinet
- C.De l'eau distillée ou déminéralisée ✓
- D.De l'huile minérale
Réponse C. Le plein se fait avec de l'eau distillée ou déminéralisée en fin de charge, sans jamais rajouter d'acide ni déborder l'électrolyte (INRS ED 766).
88. Pourquoi ne faut-il jamais poser d'outil ou de pièce métallique sur une batterie ?
- A.Pour éviter de rayer le bac
- B.Pour ne pas déséquilibrer le chariot
- C.Pour préserver la propreté du local
- D.Pour éviter un court-circuit entre les bornes ✓
Réponse D. Il ne faut jamais poser d'outil ou de pièce métallique sur ou près de la batterie, et se laver les mains après intervention car l'acide sulfurique est corrosif (INRS ED 766).
89. Lors du remplissage en carburant d'un chariot thermique, quelle règle s'impose ?
- A.Arrêter le moteur, ne pas fumer et essuyer tout carburant répandu avant de redémarrer ✓
- B.Laisser le moteur tourner afin d'obtenir un remplissage plus rapide en fin de poste de travail
- C.Fumer est autorisé à distance
- D.Remplir en position penchée du chariot
Réponse A. Le remplissage en carburant impose d'arrêter le moteur, de ne pas fumer ni approcher de flamme, et d'essuyer tout carburant répandu avant de redémarrer (INRS ED 766).
90. Quelle température les parois des réservoirs ou bouteilles d'un chariot GPL ne doivent-elles jamais dépasser ?
- A.30 °C
- B.50 °C ✓
- C.80 °C
- D.100 °C
Réponse B. Les parois des réservoirs ou bouteilles GPL ne doivent jamais dépasser 50 °C ; il ne faut pas stationner au soleil ou près d'une source de chaleur (INRS ED 766).
91. Dans quelles conditions l'échange des bouteilles amovibles de GPL doit-il se faire ?
- A.Dans un local fermé, moteur en marche
- B.N'importe où, par n'importe quel salarié
- C.Dans une zone affectée, à l'air libre ou en local aéré, loin de tout feu nu, moteur arrêté, personnel formé ✓
- D.À proximité immédiate d'une source de chaleur, afin de faciliter la vaporisation du gaz avant raccordement
Réponse C. L'échange des bouteilles GPL se fait dans une zone affectée, à l'air libre ou en local bien aéré, loin de tout feu nu, moteur arrêté, par du personnel désigné et formé (INRS ED 766).
92. Quel inconvénient présentent les chariots thermiques par rapport aux chariots électriques ?
- A.Une autonomie plus faible
- B.Une capacité de charge très limitée, plafonnée à une tonne quelle que soit la hauteur du mât
- C.Une vitesse maximale plus basse
- D.Un niveau sonore plus élevé et un rejet de gaz polluants sans dispositif d'épuration ✓
Réponse D. Les chariots thermiques ont un niveau sonore plus élevé et rejettent des gaz polluants s'ils ne sont pas équipés d'un dispositif d'épuration, nécessitant des locaux aérés et ventilés (INRS ED 812).
93. L'utilisation du propane et du butane pour la carburation des chariots est autorisée à quelle condition de vitesse ?
- A.Vitesse ne pouvant excéder 25 km/h par construction, hors voie publique ✓
- B.Vitesse illimitée sur la voie publique comme dans l'enceinte de l'établissement
- C.Vitesse inférieure à 6 km/h uniquement
- D.Aucune condition de vitesse
Réponse A. Le propane et le butane sont autorisés pour la carburation des chariots dont la vitesse ne peut excéder 25 km/h par construction, circulant hors voie publique (arrêté du 20 mai 1969, cité INRS ED 812).
94. Que doit permettre le frein d'immobilisation d'un chariot ?
- A.Réduire la vitesse en descente
- B.Maintenir le chariot immobile avec sa charge maximale sur les pentes maximales d'utilisation ✓
- C.Bloquer le mât en position basse
- D.Couper l'alimentation de la batterie et bloquer la transmission dès l'arrêt du chariot en pente
Réponse B. Le frein d'immobilisation doit maintenir le chariot immobile avec sa charge maximale admissible sur les pentes maximales d'utilisation données par le constructeur (INRS ED 812).
95. Quel avantage et quel inconvénient présente le pneu plein, ou bandage ?
- A.Il augmente la vitesse mais réduit la capacité de charge du chariot en hauteur
- B.Il améliore le confort mais crève facilement
- C.Il élimine les risques de crevaison mais diminue le confort sur mauvais sols ✓
- D.Il augmente la stabilité mais alourdit le chariot
Réponse C. Le pneu plein élimine les risques de crevaison mais diminue le confort sur mauvais sols (INRS ED 812).
96. Comment engager les bras de fourche pour prendre une charge en sécurité ?
- A.À moitié seulement pour aller plus vite
- B.En inclinant d'abord le mât vers l'avant, puis en engageant les bras jusqu'à leur talon
- C.Avec un seul bras pour les charges légères
- D.À fond sous la charge, lever légèrement puis incliner immédiatement le mât en arrière ✓
Réponse D. Il faut engager les bras de fourche à fond sous la charge, lever légèrement puis incliner immédiatement le mât en arrière, avec des charges équilibrées et stables (INRS ED 766).
97. Que penser de l'utilisation simultanée de deux chariots pour manutentionner une même charge lourde ?
- A.C'est une manœuvre dangereuse à proscrire ✓
- B.C'est une méthode recommandée pour les charges encombrantes
- C.C'est autorisé si les deux caristes ont le CACES
- D.C'est obligatoire au-delà de 5 tonnes
Réponse A. L'utilisation simultanée de deux chariots pour manutentionner une charge lourde ou encombrante est une manœuvre dangereuse à proscrire (INRS ED 766).
98. Lorsqu'un chariot charge ou décharge une remorque, quelle précaution s'impose sur la remorque ?
- A.La laisser libre pour absorber les chocs du chariot pendant les manœuvres
- B.L'immobiliser et la caler pour prévenir tout mouvement accidentel ✓
- C.La lester avec une charge supplémentaire
- D.L'incliner légèrement vers le quai
Réponse B. La remorque doit être immobilisée et calée pour prévenir tout mouvement accidentel lors du chargement ou déchargement (INRS ED 125).
99. L'élévation et le transport de personnes avec un chariot non conçu à cet effet sont-ils autorisés ?
- A.Oui, à condition de rouler lentement
- B.Oui, si la personne porte un harnais
- C.Non, ils sont interdits ✓
- D.Oui, pour de courts trajets uniquement
Réponse C. L'élévation et le transport de personnes avec un chariot ni conçu ni aménagé à cet effet sont interdits (art. R.4323-31 et R.4323-54, cités INRS ED 766 et ED 125).
100. Que faire lorsque la charge masque la visibilité vers l'avant et qu'aucune autre solution n'est trouvée ?
- A.Continuer en marche avant à vitesse normale
- B.Lever la charge au-dessus du champ de vision
- C.Confier la conduite à un piéton
- D.Recourir à l'assistance d'un aide connaissant les lieux ✓
Réponse D. Quand la charge masque la visibilité avant, il est préférable d'étudier un autre moyen de manutention ; à défaut, l'assistance d'un aide connaissant les lieux est nécessaire (INRS ED 125 et ED 812).