QCM SSIAP 2 : PC de sécurité en situation de crise
Rédigé par Victor Aubague· Sources : Arrêté du 2 mai 2005· Mis à jour : juillet 2026
En bref
Le SSIAP 2 - Chef du poste central de sécurité en situation de crise fait partie de la certification SSIAP 2 (validité 3 ans (recyclage triennal), référentiel Arrêté du 2 mai 2005). Cette page réunit 38 questions corrigées et expliquées pour s'entraîner.
Cette page rassemble 38 questions corrigées sur le SSIAP 2 - Chef du poste central de sécurité en situation de crise, chacune avec la bonne réponse et une explication rattachée au référentiel officiel (Arrêté du 2 mai 2005). Entraînez-vous d'abord en conditions d'examen avec le quiz interactif chronométrable, puis vérifiez le corrigé complet.
38 questions corrigées
Toutes les questions du PC en crise, avec la réponse et l'explication sourcée.
1. Combien d'heures l'annexe III de l'arrêté du 2 mai 2005 consacre-t-elle à la 4e partie du programme SSIAP 2, « chef du poste central de sécurité en situation de crise » ?
- A.6 heures
- B.10 heures
- C.16 heures ✓
- D.24 heures, réparties sur trois journées
Réponse C. La 4e partie du référentiel pédagogique SSIAP 2 dure 16 heures, sur un total indicatif de 70 heures hors examen et temps de déplacement (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
2. Comment ces 16 heures se répartissent-elles entre les deux séquences de la 4e partie ?
- A.10 heures pour la gestion du poste central de sécurité et 6 heures pour les conseils techniques aux services de secours ✓
- B.8 heures pour chacune des deux séquences
- C.6 heures pour la gestion du poste central et 10 heures pour les conseils techniques aux services de secours
- D.12 heures pour la gestion du poste central de sécurité et 4 heures pour les conseils techniques aux services de secours publics
Réponse A. La 4e partie comprend la séquence « gestion du poste central de sécurité » pour 10 heures et la séquence « conseils techniques aux services de secours » pour 6 heures (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
3. La séquence « gestion du poste central de sécurité » dure 10 heures. Quelle part revient au contenu théorique et quelle part à l'application pratique ?
- A.5 heures de contenu théorique et 5 heures d'application pratique
- B.4 heures de contenu et 6 heures d'application
- C.3 heures de théorie et 7 heures de pratique
- D.2 heures de contenu et 8 heures d'application ✓
Réponse D. La séquence 1 comporte 2 heures de contenu et 8 heures d'exercices pratiques de mise en situation (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
4. Sur les 6 heures de la séquence « conseils techniques aux services de secours », combien sont consacrées aux exercices pratiques ?
- A.2 heures
- B.4 heures ✓
- C.3 heures
- D.5 heures, exercices compris
Réponse B. La séquence 2 se partage en 2 heures de contenu et 4 heures de mise en application par des exercices pratiques (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
5. Comment l'annexe III formule-t-elle le thème de la séquence « gestion du poste central de sécurité » ?
- A.Être chef du poste central de sécurité IGH et ERP en situation de crise ✓
- B.Encadrer l'équipe de sécurité incendie au quotidien
- C.Exploiter un système de sécurité incendie de catégorie B
- D.Rédiger le rapport d'intervention destiné au chef d'établissement et à la commission de sécurité
Réponse A. Le thème de la séquence 1 est libellé « Être chef du poste central de sécurité IGH et ERP en situation de crise », ce qui couvre les deux familles d'établissements (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
6. La séquence « conseils techniques aux services de secours » porte un thème précis. Lequel ?
- A.Assurer la levée de doute avant l'alerte
- B.Rédiger la main courante en situation dégradée
- C.Manipuler le tableau de signalisation d'un SSI de catégorie A
- D.Accueillir et faire guider les secours ✓
Réponse D. Le thème de la séquence 2 est « Accueillir et faire guider les secours » (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
7. Parmi les matériels recommandés pour la séquence « gestion du poste central de sécurité », lequel l'annexe III cite-t-elle expressément ?
- A.Un simulateur informatique reproduisant le compartimentage et le désenfumage de plusieurs zones
- B.Un système de sécurité incendie de catégorie A ou un système analogue ✓
- C.Un véhicule de première intervention
- D.Une caméra thermique
Réponse B. Les matériels et documentations recommandés pour la séquence 1 sont le téléphone, les moyens de radiocommunication et un système de sécurité incendie de catégorie A ou un système analogue (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
8. Les 8 heures d'application de la séquence 1 reposent sur des mises en situation. Quelle caractéristique l'annexe III leur donne-t-elle ?
- A.Elles se déroulent obligatoirement de nuit
- B.Elles portent uniquement sur des établissements recevant du public, à l'exclusion des immeubles de grande hauteur et des locaux de travail
- C.Elles comportent une superposition et un enchaînement d'actions, par exemple une victime, une alarme, des ascenseurs bloqués ✓
- D.Elles sont conduites individuellement, sans observateur
Réponse C. L'annexe III décrit des exercices pratiques de mise en situation en ERP et en IGH avec superposition et enchaînement d'actions (victime, alarme, ascenseurs bloqués, etc.), pour 8 heures (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
9. Sous quelle forme la partie applicative de la 4e partie doit-elle être organisée ?
- A.En binôme formateur et stagiaire
- B.En séance plénière rassemblant tous les stagiaires
- C.Sous forme d'un examen blanc noté
- D.En sous-groupe ✓
Réponse D. Les remarques des deux séquences précisent que la partie applicative devra être réalisée en sous-groupe ; celle de la séquence 1 ajoute que l'application pratique obligatoire vise à être capable de gérer une situation dégradée (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
10. Quelle idée l'annexe III juge-t-elle fondamentale de faire comprendre aux stagiaires pendant la séquence « conseils techniques aux services de secours » ?
- A.La complémentarité du service de sécurité de l'établissement et des sapeurs-pompiers, en signifiant clairement les limites d'intervention du service de sécurité ✓
- B.La supériorité hiérarchique du chef d'équipe sur le chef de détachement des sapeurs-pompiers
- C.L'obligation d'éteindre tout début d'incendie avant l'arrivée des secours publics
- D.L'interdiction faite au service de sécurité de communiquer avec les secours publics
Réponse A. La remarque de la séquence 2 indique qu'il est fondamental de faire comprendre aux stagiaires la complémentarité du service de sécurité de l'établissement et des sapeurs-pompiers en leur signifiant clairement les limites d'intervention du service de sécurité (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
11. Le contenu de la séquence « conseils techniques aux services de secours » impose de fournir plusieurs éléments aux sapeurs-pompiers. Lesquels ?
- A.Le registre de sécurité, le document unique d'évaluation des risques et le procès-verbal de la dernière visite de la commission de sécurité
- B.Les extincteurs portatifs et les tuyaux d'alimentation de la colonne sèche
- C.Les plans, les clés, les moyens de communication, et la mise à disposition des agents des services techniques requis ✓
- D.Les contrats de maintenance et les factures des vérifications réglementaires
Réponse C. Le contenu de la séquence 2 énumère : fournir les plans, les clés, les moyens de communication, et mettre à disposition les agents des services techniques requis (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).
12. Faire ouvrir l'accès à la voie engins figure au contenu de la séquence 2. Comment le règlement de sécurité définit-il cette voie ?
- A.Une voie d'une largeur minimale de 6 mètres et d'une hauteur libre de 4 mètres
- B.Une voie d'une largeur minimale de 8 mètres, d'une hauteur libre de 3,50 mètres et d'une pente inférieure à 15 % ✓
- C.Une voie réservée aux véhicules légers, large de 3 mètres, sans contrainte de pente
- D.Une voie de 12 mètres de large au minimum, dont la pente ne dépasse pas 5 %
Réponse B. La voie utilisable par les engins de secours, en abrégé voie-engins, a une largeur minimale de 8 mètres, une hauteur libre de 3,50 mètres, un rayon intérieur minimal de 11 mètres et une pente inférieure à 15 % (arrêté du 25 juin 1980, article CO 2).
13. Quelle est la durée de l'épreuve pratique de gestion du PC en situation de crise à l'examen SSIAP 2 ?
- A.20 minutes ✓
- B.15 minutes
- C.30 minutes
- D.40 minutes, préparation comprise
Réponse A. L'épreuve pratique du SSIAP 2 dure 20 minutes, contre 15 minutes pour l'épreuve orale et 40 minutes pour le QCM écrit (arrêté du 2 mai 2005, annexe IX).
14. Combien d'incidents ou d'anomalies l'épreuve pratique doit-elle au minimum comporter ?
- A.Un seul, correctement traité
- B.Deux
- C.Cinq
- D.Trois ✓
Réponse D. L'épreuve devra intégrer une dégradation du contexte avec au moins trois incidents ou anomalies (arrêté du 2 mai 2005, annexe IX).
15. Sur quelle installation l'exercice de gestion du PC en situation de crise se déroule-t-il ?
- A.Sur un simulateur logiciel homologué par le ministère de l'intérieur
- B.Sur un SSI de catégorie A en fonction ✓
- C.Sur un équipement d'alarme de type 4
- D.Sur un SSI de catégorie D préalablement mis hors tension
Réponse B. Le libellé de l'épreuve pratique est « Exercice de gestion du PC en situation de crise (SSI de catégorie A en fonction) » (arrêté du 2 mai 2005, annexe IX).
16. Que doit remettre le candidat au jury à la fin de l'épreuve pratique ?
- A.Le registre de sécurité de l'établissement support
- B.Le rapport d'intervention destiné au chef de service
- C.Sa main courante ✓
- D.La fiche individuelle d'évaluation qu'il a renseignée
Réponse C. Le candidat remettra au jury sa main courante à la fin de l'épreuve, ce qui fait de sa tenue en temps réel une composante notée de l'exercice (arrêté du 2 mai 2005, annexe IX).
17. Un candidat est déclaré inapte à l'épreuve pratique. Quelle obligation pèse alors sur le jury ?
- A.Rédiger par écrit le motif de l'inaptitude sur la fiche individuelle d'évaluation ✓
- B.Convoquer le candidat à un entretien de rattrapage le jour même
- C.Transmettre un rapport circonstancié à la préfecture du département dans un délai de huit jours francs
- D.Annuler l'ensemble des épreuves déjà passées par le candidat
Réponse A. L'épreuve pratique est évaluée apte ou inapte, et l'inaptitude devra faire l'objet d'une rédaction écrite du motif sur la fiche individuelle d'évaluation (arrêté du 2 mai 2005, annexe IX).
18. Combien de candidats peuvent être présentés à un même examen SSIAP 2 ?
- A.8
- B.10
- C.15 candidats au maximum
- D.12 ✓
Réponse D. Seuls 12 candidats pourront être présentés à un même examen SSIAP 2, et les épreuves orales et pratiques pourront se dérouler en simultané (arrêté du 2 mai 2005, annexe IX).
19. À quelles conditions un candidat au SSIAP 2 est-il certifié ?
- A.Obtenir 10 sur 20 à l'épreuve écrite, les épreuves orale et pratique n'ayant qu'une valeur indicative pour le jury
- B.Être évalué apte aux seules épreuves orale et pratique
- C.Obtenir au moins 12 sur 20 à l'épreuve écrite et être évalué apte aux épreuves orale et pratique ✓
- D.Obtenir 12 sur 20 en moyenne sur l'ensemble des trois épreuves
Réponse C. Le candidat est certifié s'il obtient la note de 12 sur 20 à l'épreuve écrite et s'il est évalué apte aux épreuves orale et pratique ; il passe toutes les épreuves quel que soit le résultat obtenu à l'une d'elles (arrêté du 2 mai 2005, annexe IX).
20. « Exploiter l'alarme restreinte » : que recouvre exactement cette expression du règlement de sécurité, au cœur de la levée de doute ?
- A.Couper le signal sonore pour rétablir le calme dans l'établissement
- B.Vérifier si le processus résulte d'un déclenchement intempestif ou d'un sinistre et, dans ce dernier cas, déclencher immédiatement l'alarme générale ✓
- C.Transmettre l'information au centre de traitement de l'alerte des sapeurs-pompiers
- D.Consigner le déclenchement au registre de sécurité avant toute autre action
Réponse B. Exploiter l'alarme restreinte consiste à vérifier si le processus résulte d'un déclenchement intempestif ou d'un sinistre et, dans ce dernier cas, à déclencher immédiatement l'alarme générale (arrêté du 25 juin 1980, article MS 61).
21. Comment le règlement de sécurité définit-il l'alarme restreinte, celle que reçoit le poste de sécurité ?
- A.Un signal sonore identique à l'alarme générale mais diffusé dans une seule zone
- B.Un message préenregistré prescrivant clairement l'évacuation du public
- C.L'appel automatique du centre de traitement de l'alerte des sapeurs-pompiers
- D.Un signal sonore et visuel distinct du signal d'alarme générale, destiné à avertir le poste de sécurité incendie, la direction, le gardien ou le personnel désigné de l'existence d'un sinistre et de sa localisation ✓
Réponse D. L'alarme restreinte est un signal sonore et visuel distinct du signal d'alarme générale ayant pour but d'avertir soit le poste de sécurité incendie de l'établissement, soit la direction ou le gardien, soit le personnel désigné à cet effet, de l'existence d'un sinistre et de sa localisation (arrêté du 25 juin 1980, article MS 61).
22. De combien de temps le chef du poste dispose-t-il au maximum, sur un équipement d'alarme de type 1 ou 2 temporisé, avant le déclenchement automatique de l'alarme générale ?
- A.Cinq minutes ✓
- B.Trois minutes
- C.Dix minutes
- D.Une minute
Réponse A. Le déclenchement de l'alarme générale intervient automatiquement au bout d'une temporisation réglable suivant les caractéristiques de l'établissement, avec un maximum de cinq minutes après le déclenchement de l'alarme restreinte (arrêté du 25 juin 1980, article MS 66).
23. Le doute est levé, le sinistre est confirmé, mais la temporisation court encore. Quelle possibilité le tableau de signalisation offre-t-il au chef du poste ?
- A.Aucune, la fin de la temporisation doit être attendue
- B.Une commande manuelle disposée sur le tableau de signalisation permet de déclencher immédiatement l'alarme générale, par zone de diffusion, au niveau d'accès 1 ✓
- C.Seul un déclencheur manuel actionné dans la zone concernée peut anticiper l'alarme générale
- D.Couper l'alimentation du tableau pour forcer la diffusion du signal
Réponse B. Une commande manuelle disposée sur le tableau de signalisation ou sur l'équipement de signalisation centralisé doit permettre de déclencher immédiatement l'alarme générale, par zone de diffusion, au niveau d'accès 1 au sens des normes en vigueur visant les systèmes de sécurité incendie (arrêté du 25 juin 1980, article MS 66).
24. Que prescrit le règlement de sécurité au sujet des autres signaux sonores diffusés dans l'établissement ?
- A.Ils sont interdits pendant la présence du public
- B.Ils doivent être diffusés à un niveau inférieur de 10 décibels au signal d'alarme
- C.Ils doivent être coupés dès la levée de doute
- D.Aucun autre signal sonore susceptible d'être émis dans l'établissement ne doit entraîner une confusion avec le signal sonore d'alarme générale ✓
Réponse D. Aucun autre signal sonore susceptible d'être émis dans l'établissement ne doit entraîner une confusion avec le signal sonore d'alarme générale, et le personnel doit être informé de la signification de ce signal (arrêté du 25 juin 1980, article MS 67).
25. Le règlement de sécurité définit l'alerte. De quoi s'agit-il ?
- A.Du signal sonore prévenant les occupants d'avoir à évacuer les lieux
- B.De l'action de demander l'intervention d'un service d'incendie et de secours ✓
- C.De la transmission de l'information au chef d'établissement
- D.De la vérification de la réalité du sinistre avant toute diffusion sonore dans l'établissement
Réponse B. L'alerte est l'action de demander l'intervention d'un service d'incendie et de secours, et les sapeurs-pompiers doivent pouvoir être alertés sans retard (arrêté du 25 juin 1980, article MS 70, dans sa rédaction issue de l'arrêté du 11 septembre 2023).
26. Où les modalités d'appel des sapeurs-pompiers doivent-elles être affichées ?
- A.Au seul poste de sécurité, dans le classeur des consignes tenu à la disposition de la commission de sécurité et des services de secours
- B.Dans le bureau de direction de l'établissement
- C.De façon apparente, permanente et inaltérable près des dispositifs d'alerte ou, à défaut, à l'entrée principale de l'établissement ✓
- D.Sur le registre de sécurité, tenu à la disposition de la commission
Réponse C. Les modalités d'appel des sapeurs-pompiers sont affichées de façon apparente, permanente et inaltérable près des dispositifs d'alerte ou, à défaut, à l'entrée principale de l'établissement (arrêté du 25 juin 1980, article MS 70).
27. Les consignes de protection contre l'incendie affichées dans l'établissement doivent indiquer plusieurs points. Lequel recoupe directement la séquence « conseils techniques aux services de secours » ?
- A.Les modalités de vérification triennale des installations électriques
- B.La périodicité des exercices d'instruction du personnel
- C.Le mode de calcul de l'effectif maximal admissible
- D.L'accueil et le guidage des sapeurs-pompiers ✓
Réponse D. Les consignes précises conformes à la norme NF S 60-303 doivent indiquer les modalités d'alerte des sapeurs-pompiers, les dispositions à prendre pour la sécurité du public et du personnel, celles favorisant l'évacuation des personnes en situation de handicap, la mise en œuvre des moyens de secours, ainsi que l'accueil et le guidage des sapeurs-pompiers (arrêté du 25 juin 1980, article MS 47).
28. Selon l'INRS, quelles informations le message d'alerte transmis aux services de secours doit-il contenir ?
- A.L'identité de l'appelant et son numéro d'appel, le lieu précis du sinistre, les circonstances et l'existence éventuelle d'un risque de sur-accident, le nombre de victimes et leur état ✓
- B.Le nom du chef d'établissement et le numéro de son contrat d'assurance
- C.La catégorie de l'établissement et l'effectif théorique du public
- D.La liste des moyens de secours de l'établissement et la date de leur dernière vérification
Réponse A. L'INRS retient cinq éléments dans le message d'alerte : l'identité de l'appelant et le numéro d'appel, le lieu précis de l'accident, du malaise ou du sinistre, les circonstances avec le risque éventuel de sur-accident, le nombre de victimes et leur état (INRS, Organisation des secours : alerte et signalisation des moyens de secours).
29. Une fois le message d'alerte transmis, que recommande l'INRS ?
- A.Raccrocher immédiatement afin de libérer la ligne
- B.Rappeler le centre de traitement de l'alerte toutes les deux minutes jusqu'à l'arrivée des secours, afin de confirmer l'évolution du sinistre sur les lieux
- C.Ne raccrocher que sur ordre de son correspondant et, dans la mesure du possible, envoyer une personne au devant des secours pour les guider ✓
- D.Attendre le rappel des secours sans quitter le poste
Réponse C. L'INRS précise que la personne qui transmet l'alerte ne doit raccrocher que sur ordre de son correspondant, et qu'il convient d'envoyer, dans la mesure du possible, une personne au devant des secours afin de les guider (INRS, Organisation des secours : alerte et signalisation des moyens de secours).
30. L'annexe I détaille les tâches de l'activité « appel et réception des services publics de secours ». Laquelle ferme la liste ?
- A.Préparer l'arrivée des secours
- B.Renseigner la main courante ✓
- C.Formuler la demande de secours
- D.Comprendre la demande de secours
Réponse B. Cette activité énumère : utiliser les moyens téléphoniques, appliquer les consignes concernant les modalités d'appel, comprendre la demande de secours, formuler la demande de secours, préparer l'arrivée des secours, accueillir, rendre compte de la situation et guider les secours, informer la hiérarchie, renseigner la main courante, cette dernière tâche fermant la liste (arrêté du 2 mai 2005, annexe I, chapitre 1.1).
31. L'annexe I range « chef du PCS en situation de crise » parmi les activités principales du chef d'équipe. Quelles en sont les tâches ?
- A.Surveiller les installations du PCS, assurer la communication et assister le commandant des opérations de secours ✓
- B.Rédiger la notice de sécurité du bâtiment et la transmettre à la commission de sécurité compétente avant chaque visite périodique
- C.Diriger l'attaque du feu à la place des sapeurs-pompiers
- D.Décider de la fermeture administrative de l'établissement
Réponse A. Les principales tâches de l'activité « chef du PCS en situation de crise » sont de surveiller les installations du PCS, d'assurer la communication et d'assister le commandant des opérations de secours ; les moyens attendus y sont le visuel et la réactivité (arrêté du 2 mai 2005, annexe I, chapitre 2.1).
32. L'activité « connaissance et mise en œuvre des consignes de sécurité » du chef d'équipe compte cinq tâches. Laquelle porte sur la traçabilité des événements ?
- A.Établir le planning des rondes
- B.Gérer les incidents
- C.Rendre compte
- D.Le suivi de la main courante ✓
Réponse D. Cette activité comprend la connaissance des consignes et leur mise en œuvre, le suivi de la main courante, le fait de rendre compte, l'établissement du planning des rondes et la gestion des incidents (arrêté du 2 mai 2005, annexe I, chapitre 2.1).
33. Une fois les sapeurs-pompiers sur les lieux, quelle position le service de sécurité incendie doit-il adopter ?
- A.Poursuivre seul la direction des opérations jusqu'à extinction complète
- B.Se mettre à la disposition du chef de détachement d'intervention des sapeurs-pompiers, après avoir dirigé les secours en attendant leur arrivée ✓
- C.Quitter le poste de sécurité et rejoindre le point de rassemblement
- D.Transmettre le commandement au chef d'établissement
Réponse B. Le service de sécurité incendie a notamment pour mission de diriger les secours en attendant l'arrivée des sapeurs-pompiers, puis de se mettre à la disposition du chef de détachement d'intervention des sapeurs-pompiers (arrêté du 25 juin 1980, article MS 46).
34. Sous l'autorité de qui le commandant des opérations de secours met-il en œuvre les moyens mobilisés ?
- A.Du chef de service de sécurité incendie de l'établissement
- B.Du président du conseil d'administration du service d'incendie et de secours
- C.Du directeur des opérations de secours ✓
- D.Du procureur de la République
Réponse C. Le commandant des opérations de secours désigné est chargé, sous l'autorité du directeur des opérations de secours, de la mise en œuvre de tous les moyens publics et privés mobilisés pour l'accomplissement des opérations de secours (code général des collectivités territoriales, article L. 1424-4).
35. Où le poste de sécurité doit-il être implanté et à quoi doit-il être relié ?
- A.En sous-sol, près du local de service électrique, et relié au tableau général basse tension
- B.Au dernier niveau du bâtiment, et relié à la centrale de traitement d'air
- C.En façade arrière, hors de vue du public, et relié au standard de l'établissement
- D.D'accès aisé et si possible au niveau d'arrivée des secours extérieurs, et relié au centre de secours des sapeurs-pompiers par un moyen de transmission rapide et sûr ✓
Réponse D. Le poste de sécurité, mis à la disposition exclusive des personnels chargés de la sécurité incendie, doit être d'accès aisé et si possible au niveau d'arrivée des secours extérieurs, et être relié, sauf cas particulier, au centre de secours des sapeurs-pompiers par un moyen de transmission rapide et sûr (arrêté du 25 juin 1980, article MS 50).
36. Lorsque le service de sécurité est assuré par des agents de sécurité incendie, quelle règle d'occupation s'applique au poste de sécurité ?
- A.Il doit être occupé en permanence par une personne au moins ✓
- B.Il peut rester vide pendant les rondes dès lors qu'un report d'alarme existe
- C.Il doit être occupé par deux agents au minimum en permanence
- D.Il n'est occupé que pendant la présence du public
Réponse A. Lorsque le service est assuré par des agents de sécurité incendie, le poste doit être occupé en permanence par une personne au moins ; il reçoit notamment les alarmes restreintes et porte les commandes manuelles des dispositifs d'alarme et de désenfumage mécanique (arrêté du 25 juin 1980, article MS 50).
37. Quel document, affiché à chaque entrée de bâtiment, sert de première base de travail aux sapeurs-pompiers dès leur arrivée ?
- A.Le registre de sécurité
- B.Un plan schématique, sous forme de pancarte inaltérable, ayant les caractéristiques des plans d'intervention définies par la norme NF S 60-303 ✓
- C.La notice de sécurité jointe au permis de construire
- D.Le procès-verbal de la dernière visite de la commission de sécurité
Réponse B. Un plan schématique, sous forme de pancarte inaltérable, doit être apposé à chaque entrée de bâtiment pour faciliter l'intervention des sapeurs-pompiers ; y figurent les dégagements, les espaces d'attente sécurisés, les cloisonnements principaux, les locaux techniques et à risques particuliers, les dispositifs et commandes de sécurité, les organes de coupure des fluides et des sources d'énergie, les moyens d'extinction fixes et d'alarme (arrêté du 25 juin 1980, article MS 41).
38. La méthodologie des rappels prioritaires des ascenseurs figure au contenu de la séquence 2. Quelle règle le règlement fixe-t-il à la commande d'appel prioritaire réservée aux sapeurs-pompiers ?
- A.Elle ne peut être actionnée qu'avec l'accord du prestataire de maintenance de l'ascenseur
- B.Elle reste inopérante tant que l'alarme générale n'a pas été diffusée
- C.Sa mise en œuvre prime sur toute autre commande, à l'exception de celles intéressant la maintenance de l'appareil, la sécurité des ascenseurs et le dégagement des usagers ✓
- D.Elle renvoie systématiquement toutes les cabines au dernier niveau desservi
Réponse C. Les dispositions particulières à certains types d'établissements imposent que des ascenseurs soient équipés du dispositif d'appel prioritaire pour les sapeurs-pompiers, dont la mise en œuvre prime sur toute autre commande, à l'exception de celles intéressant la maintenance de l'appareil, la sécurité des ascenseurs et le dégagement des usagers (arrêté du 25 juin 1980, article AS 3).