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SSIAP 2

QCM SSIAP 2 : manipulation des systèmes SSI

Rédigé par Victor Aubague· Sources : Arrêté du 2 mai 2005· Mis à jour : juillet 2026

En bref

Le SSIAP 2 - Manipulation des systèmes de sécurité incendie fait partie de la certification SSIAP 2 (validité 3 ans (recyclage triennal), référentiel Arrêté du 2 mai 2005). Cette page réunit 40 questions corrigées et expliquées pour s'entraîner.

Cette page rassemble 40 questions corrigées sur le SSIAP 2 - Manipulation des systèmes de sécurité incendie, chacune avec la bonne réponse et une explication rattachée au référentiel officiel (Arrêté du 2 mai 2005). Entraînez-vous d'abord en conditions d'examen avec le quiz interactif chronométrable, puis vérifiez le corrigé complet.

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40 questions corrigées

Toutes les questions du Systèmes SSI, avec la réponse et l'explication sourcée.

  1. 1. Combien d'heures l'annexe III de l'arrêté du 2 mai 2005 attribue-t-elle à la 2e partie du programme SSIAP 2, consacrée à la manipulation des systèmes de sécurité incendie ?

    • A.4 heures
    • B.10 heures ✓
    • C.16 heures, réparties en quatre séquences de quatre heures
    • D.38 heures

    Réponse B. La 2e partie totalise 10 heures, réparties en trois séquences : le système de détection incendie pour 4 heures, le système de mise en sécurité incendie pour 4 heures et les installations fixes d'extinction automatique pour 2 heures (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).

  2. 2. De quels éléments un système de détection incendie se compose-t-il ?

    • A.Des détecteurs automatiques, des déclencheurs manuels et un tableau de signalisation ✓
    • B.D'un centralisateur de mise en sécurité incendie, de dispositifs adaptateurs de commande et de dispositifs actionnés de sécurité
    • C.D'une unité de gestion d'alarme et de diffuseurs sonores
    • D.De dispositifs de commande manuelle et de dispositifs adaptateurs de commande

    Réponse A. Le SDI regroupe les détecteurs automatiques d'incendie, les déclencheurs manuels et l'équipement de contrôle et de signalisation qui collecte leurs informations. Les trois autres réponses désignent des constituants du système de mise en sécurité incendie (norme NF S 61-931 ; arrêté du 25 juin 1980, article MS 53).

  3. 3. Comment l'article MS 54 du règlement de sécurité ERP définit-il une zone de détection ?

    • A.Le volume protégé par une seule tête sprinkleur
    • B.La surface couverte par un diffuseur sonore d'alarme générale
    • C.L'ensemble des locaux desservis par une même porte coupe-feu, dont la fermeture est reportée au poste de sécurité par une signalisation commune propre à ces locaux
    • D.La zone surveillée par un ensemble de détecteurs et de déclencheurs manuels auxquels correspond une signalisation commune sur l'équipement du système de détection ✓

    Réponse D. Une zone de détection est surveillée par un ensemble de détecteurs et/ou de déclencheurs manuels auxquels correspond une signalisation commune dans l'équipement de commande et de signalisation du système de détection incendie (arrêté du 25 juin 1980, article MS 54).

  4. 4. Selon l'article MS 55, comment les zones de détection, de mise en sécurité et de diffusion d'alarme s'emboîtent-elles ?

    • A.Chaque zone de détection englobe une ou plusieurs zones de diffusion d'alarme
    • B.Une zone de diffusion d'alarme englobe une ou plusieurs zones de mise en sécurité, qui englobent elles-mêmes une ou plusieurs zones de détection ✓
    • C.Les trois zones ont obligatoirement les mêmes limites géographiques
    • D.Une zone de mise en sécurité englobe une ou plusieurs zones de diffusion d'alarme

    Réponse B. Une zone de diffusion d'alarme doit englober une ou plusieurs zones de mise en sécurité, et chaque zone de mise en sécurité doit englober une ou plusieurs zones de détection (arrêté du 25 juin 1980, article MS 55).

  5. 5. Le découpage d'un bâtiment en zones de détection obéit à une contrainte d'exploitation directe pour l'agent qui part en levée de doute. Laquelle ?

    • A.Chaque zone de détection doit pouvoir être rapidement inspectée par la personne alertée ✓
    • B.Chaque zone de détection doit correspondre à un seul détecteur
    • C.Chaque zone de détection doit couvrir un niveau entier du bâtiment
    • D.Chaque zone de détection doit disposer de son propre tableau de signalisation, installé à proximité immédiate de l'accès principal de la zone qu'il surveille

    Réponse A. L'implantation des zones de détection s'étudie selon la configuration interne du bâtiment et des dégagements, et chaque zone doit pouvoir être rapidement inspectée par la personne alertée (arrêté du 25 juin 1980, article MS 55).

  6. 6. À quelle hauteur et à quels emplacements les déclencheurs manuels doivent-ils être installés ?

    • A.À 0,90 mètre du sol, uniquement dans les locaux à risques particuliers
    • B.À 1,80 mètre du sol, dans chaque local accessible au public
    • C.À environ 1,30 mètre du sol, dans les circulations à chaque niveau, à proximité immédiate de chaque escalier et au rez-de-chaussée près des sorties ✓
    • D.À 2,25 mètres du sol, hors de portée du public

    Réponse C. Les déclencheurs manuels sont disposés dans les circulations, à chaque niveau, à proximité immédiate de chaque escalier et au rez-de-chaussée près des sorties, à environ 1,30 mètre au-dessus du sol, sans saillie supérieure à 0,10 mètre. La hauteur de 2,25 mètres vise les diffuseurs sonores, mis hors de portée du public (arrêté du 25 juin 1980, article MS 65).

  7. 7. Un visiteur brise la glace d'un déclencheur manuel. À quel niveau d'accès au SSI correspond cette action ?

    • A.Le niveau 0 ✓
    • B.Le niveau 1
    • C.Le niveau 2
    • D.Le niveau 3, celui de l'organisme chargé de la maintenance

    Réponse A. Le niveau d'accès 0 est ouvert à toute personne, y compris le public. Il couvre les commandes dont l'action ne risque pas de compromettre la sécurité, comme le bris de glace d'un déclencheur manuel ou le déverrouillage d'une issue de secours (norme NF S 61-931).

  8. 8. La lecture du tableau, l'acquittement du signal sonore et l'essai des voyants relèvent de quel niveau d'accès ?

    • A.Le niveau 0
    • B.Le niveau 1 ✓
    • C.Le niveau 2
    • D.Le niveau 4, celui du constructeur du matériel

    Réponse B. Le niveau d'accès 1 correspond à l'état de veille du SSI et au personnel assurant une fonction de surveillance générale, dont l'agent de sécurité incendie. La commande manuelle de déclenchement immédiat de l'alarme générale par zone de diffusion est d'ailleurs expressément située au niveau d'accès 1 (norme NF S 61-931 ; arrêté du 25 juin 1980, article MS 66).

  9. 9. Réarmer le tableau de signalisation, mettre une zone hors service ou passer l'installation en veille restreinte suppose quel niveau d'accès ?

    • A.Le niveau 0
    • B.Le niveau 1
    • C.Le niveau 2 ✓
    • D.Le niveau 3, celui des opérations de maintenance du système

    Réponse C. Ces opérations relèvent du niveau d'accès 2, réservé à la personne responsable de la sécurité et protégé par une clé ou un code. Le SSIAP 2 y accède au titre de ses fonctions d'encadrement (norme NF S 61-931).

  10. 10. La norme NF S 61-933 réserve la maintenance corrective du SSI à un personnel habilité à certains niveaux d'accès. Lesquels ?

    • A.Les niveaux 0 ou 1
    • B.Les niveaux 1 ou 2
    • C.Le niveau 2 uniquement
    • D.Les niveaux 3 ou 4 ✓

    Réponse D. Les opérations de maintenance corrective doivent être réalisées par un personnel habilité pour intervenir sur le SSI aux niveaux d'accès III ou IV, c'est-à-dire le technicien de maintenance et le constructeur, seuls autorisés à ouvrir les équipements (norme NF S 61-933, paragraphe 5.7, renvoyant à la norme NF S 61-931).

  11. 11. Pourquoi l'accès à l'exploitation et à la maintenance d'un SSI est-il découpé en niveaux successifs ?

    • A.Pour répartir le coût de la maintenance entre l'exploitant et l'installateur selon la nature des opérations et le matériel concerné par chaque intervention
    • B.Pour permettre à la commission de sécurité de hiérarchiser ses visites
    • C.Pour éviter qu'une utilisation mal comprise du SSI ne devienne une source de danger pour les personnes ou de dégradation du système ✓
    • D.Pour limiter le nombre d'agents présents au poste de sécurité

    Réponse C. Ces niveaux sont rendus nécessaires afin d'éviter qu'une utilisation mal comprise d'un SSI soit source de danger pour les personnes ou de dégradation du système. Ils sont classés par ordre croissant correspondant à la compétence de l'intervenant (norme NF S 61-933, annexe A normative, renvoyant à la norme NF S 61-931).

  12. 12. Pendant combien de temps la source secondaire d'une alimentation électrique de sécurité doit-elle tenir l'état de veille du SSI ?

    • A.1 heure
    • B.5 heures
    • C.24 heures d'autonomie en état de veille
    • D.12 heures ✓

    Réponse D. L'alimentation électrique de sécurité assure 12 heures d'autonomie en veille, prolongées d'une heure en état de sécurité pour un centralisateur de mise en sécurité incendie. Ce basculement sur batteries est signalé au poste par un voyant vert clignotant (norme NF S 61-940, visée par l'article EL 12 de l'arrêté du 25 juin 1980).

  13. 13. Quelle différence sépare l'acquittement du signal sonore et le réarmement du tableau de signalisation ?

    • A.L'acquittement fait taire le signal sonore sans lever l'alarme, alors que le réarmement remet l'installation en veille une fois la levée de doute effectuée et la cause disparue ✓
    • B.L'acquittement remet l'installation en veille et efface la signalisation d'alarme, alors que le réarmement coupe la surveillance de la zone jusqu'au passage de l'organisme de maintenance
    • C.Les deux opérations produisent le même effet, seul le niveau d'accès diffère
    • D.L'acquittement s'effectue au niveau d'accès 3, le réarmement au niveau d'accès 0

    Réponse A. L'acquittement, accessible au niveau 1, ne fait que couper le signal sonore du tableau : la signalisation d'alarme reste affichée et la mise en sécurité se poursuit. Le réarmement, accessible au niveau 2, ramène l'installation en veille et ne s'effectue qu'après la levée de doute et le retour des équipements à leur position d'attente (norme NF S 61-931 ; arrêté du 2 mai 2005, annexe III).

  14. 14. Un chef d'équipe met une zone de détection hors service pour des travaux. Quelle conséquence doit-il traiter en priorité ?

    • A.Le tableau bascule automatiquement sur sa source secondaire
    • B.La zone n'est plus surveillée, ce qui impose d'informer le chef d'établissement, d'inscrire l'opération au registre de sécurité et de mettre en place des mesures compensatoires ✓
    • C.L'alarme générale se déclenche sans temporisation dans le bâtiment
    • D.Les dispositifs actionnés de sécurité de la zone passent en position de sécurité

    Réponse B. Une mise hors service supprime la surveillance de la zone concernée. Le chef d'établissement doit être informé de toute opération concernant le SSI et de ses conséquences afin d'apprécier les mesures compensatrices nécessaires, l'opération étant tracée au registre de sécurité (norme NF S 61-933, paragraphe 5.3 ; arrêté du 25 juin 1980, article MS 68).

  15. 15. Au sens de l'article MS 59, que regroupe le système de mise en sécurité incendie ?

    • A.Les détecteurs automatiques et les déclencheurs manuels
    • B.Les extincteurs, les robinets d'incendie armés et les colonnes sèches, complétés par les installations fixes d'extinction automatique qui protègent les locaux à risques particuliers
    • C.Les dispositifs actionnés de sécurité, répartis le cas échéant par zones de mise en sécurité, et les équipements nécessaires pour assurer leur commande ✓
    • D.Le système d'alerte des sapeurs-pompiers et le transmetteur téléphonique

    Réponse C. Le SMSI assure les fonctions de mise en sécurité soit à partir des informations transmises par le système de détection incendie, soit à partir d'ordres issus de commandes manuelles. Il comprend les dispositifs actionnés de sécurité et les équipements assurant leur commande (arrêté du 25 juin 1980, article MS 59).

  16. 16. Quelles unités fonctionnelles trouve-t-on à l'intérieur d'un centralisateur de mise en sécurité incendie ?

    • A.Les détecteurs, les déclencheurs manuels et les boucles de détection qui les relient à l'équipement de contrôle et de signalisation, ainsi que les indicateurs d'action qui leur sont associés
    • B.Les sources d'eau, les pompes et le poste de contrôle
    • C.Les extincteurs, les RIA et les moyens de secours mobiles
    • D.L'unité de signalisation, l'unité de gestion d'alarme, l'unité de commande manuelle centralisée et l'unité de gestion centralisée des issues de secours ✓

    Réponse D. Le CMSI regroupe l'US, l'UGA, l'UCMC et l'UGCIS. C'est le maillon qui traite les informations reçues du SDI ou des commandes manuelles et qui pilote les dispositifs actionnés de sécurité (norme NF S 61-934 ; arrêté du 2 mai 2005, annexe III).

  17. 17. À quoi sert l'unité de signalisation d'un centralisateur de mise en sécurité incendie ?

    • A.Elle commande le déverrouillage des issues de secours
    • B.Elle signale en permanence la position des dispositifs actionnés de sécurité et l'état de fonctionnement du SSI ✓
    • C.Elle temporise le passage de l'alarme restreinte à l'alarme générale
    • D.Elle alimente les dispositifs actionnés de sécurité en énergie pneumatique à partir des réservoirs d'air comprimé installés au poste de sécurité

    Réponse B. L'unité de signalisation rassemble les voyants qui renseignent en permanence l'agent sur la position des DAS et sur l'état du système. Les trois autres rôles reviennent respectivement à l'UGCIS, à l'UGA et à l'alimentation pneumatique de sécurité (norme NF S 61-935).

  18. 18. Un voyant vert clignote sur l'unité de signalisation. Que traduit cet état ?

    • A.L'équipement ne fonctionne plus que sur sa source secondaire, la source principale étant absente ✓
    • B.Un dispositif actionné de sécurité a quitté sa position d'attente
    • C.Une alarme feu est en cours sur le système de détection
    • D.Le système est en veille restreinte

    Réponse A. Sur l'unité de signalisation, le vert fixe indique la présence de la tension normale et le vert clignotant le fonctionnement sur batteries. Cet état appelle une vérification de l'alimentation avant l'épuisement de l'autonomie (norme NF S 61-935).

  19. 19. Sur l'unité de signalisation, un voyant orange clignotant correspond à quelle situation ?

    • A.Un dérangement de liaison ou un point hors service
    • B.Un dispositif actionné de sécurité est passé en position de sécurité sur ordre du centralisateur de mise en sécurité incendie
    • C.Un dispositif actionné de sécurité a quitté sa position d'attente sans ordre de mise en sécurité ✓
    • D.L'installation fonctionne normalement

    Réponse C. L'orange fixe signale un dérangement, par exemple un défaut de liaison. L'orange clignotant signale un défaut de position d'attente : un DAS a quitté sa position normale sans commande, il faut le remettre en place (norme NF S 61-935).

  20. 20. Sur le centralisateur de mise en sécurité incendie, un voyant rouge fixe indique quoi ?

    • A.Un défaut de position de sécurité sur au moins un DAS
    • B.Le passage de l'équipement sur sa source secondaire
    • C.Une coupure de la ligne de détection
    • D.Au moins un dispositif actionné de sécurité se trouve en position de sécurité ✓

    Réponse D. Sur le CMSI, le rouge fixe traduit la position de sécurité atteinte par un DAS, tandis que le rouge clignotant signale un défaut de position de sécurité sur au moins un dispositif. Sur le tableau du SDI, le rouge fixe traduit l'alarme feu (norme NF S 61-935).

  21. 21. Quelle fonction l'unité de gestion d'alarme assure-t-elle ?

    • A.Le pilotage des clapets coupe-feu et des volets de désenfumage de chaque zone de mise en sécurité du bâtiment
    • B.La gestion de la diffusion de l'alarme générale d'évacuation, avec sa temporisation éventuelle ✓
    • C.La conversion de l'ordre électrique du CMSI en énergie pneumatique
    • D.La surveillance de l'état des boucles de détection

    Réponse B. L'UGA traite l'information d'alarme, gère la temporisation entre alarme restreinte et alarme générale, puis commande les diffuseurs sonores d'évacuation. Elle porte aussi la commande de veille restreinte (norme NF S 61-936).

  22. 22. L'unité de gestion centralisée des issues de secours pilote quel équipement ?

    • A.Les portes coupe-feu à fermeture automatique
    • B.Les exutoires de désenfumage des cages d'escaliers
    • C.Les diffuseurs sonores non autonomes
    • D.Les dispositifs de verrouillage des portes d'issue de secours ✓

    Réponse D. L'UGCIS gère le déverrouillage des issues de secours, fonction rattachée à l'évacuation. Le contrôle quotidien de la position d'attente de ces dispositifs de verrouillage fait partie des opérations de vérification à la charge de l'exploitant (norme NF S 61-934 ; norme NF S 61-933, annexe A).

  23. 23. Devant l'unité de commande manuelle centralisée, de quel moyen d'action un chef d'équipe dispose-t-il ?

    • A.Il peut réarmer les détecteurs automatiques un par un
    • B.Il peut couper l'alimentation électrique générale du bâtiment
    • C.Il peut modifier le paramétrage interne du centralisateur, à condition de disposer de la clé du niveau d'accès 2 et de tracer l'opération au registre de sécurité
    • D.Il peut commander manuellement les dispositifs actionnés de sécurité, zone par zone et fonction par fonction, sans attendre un ordre de la détection ✓

    Réponse D. L'UCMC rassemble les boutons de commande manuelle des DAS. Elle permet de déclencher le compartimentage ou le désenfumage d'une zone depuis le poste de sécurité, indépendamment de la détection automatique. Le paramétrage interne relève du niveau d'accès 4 (norme NF S 61-934 ; arrêté du 2 mai 2005, annexe III).

  24. 24. Deux positions caractérisent un dispositif actionné de sécurité. Lesquelles ?

    • A.La position haute et la position basse
    • B.La position ouverte et la position verrouillée, cette dernière étant atteinte dès que le centralisateur de mise en sécurité incendie transmet son ordre
    • C.La position d'attente, occupée en l'absence de sinistre, et la position de sécurité, atteinte après l'ordre de mise en sécurité ✓
    • D.La position d'essai et la position de maintenance

    Réponse C. Un DAS possède une position d'attente, qui correspond à l'exploitation normale, et une position de sécurité, atteinte sur ordre du CMSI ou par commande manuelle. Selon le dispositif, la position de sécurité est la fermeture pour une porte coupe-feu ou l'ouverture pour un exutoire de désenfumage (norme NF S 61-937).

  25. 25. Après une mise en sécurité, comment s'opère en règle générale le réarmement d'un clapet coupe-feu ou d'une porte coupe-feu à fermeture automatique ?

    • A.Manuellement, sur place, en ramenant le dispositif en position d'attente, la disparition du voyant sur l'unité de signalisation confirmant l'opération ✓
    • B.Automatiquement, dès l'acquittement du signal sonore au tableau
    • C.À distance, depuis l'unité de commande manuelle centralisée
    • D.Par l'installateur uniquement, dans le cadre du contrat d'entretien

    Réponse A. Le réarmement s'effectue au plus près du dispositif, en le ramenant en position d'attente, avant de contrôler au CMSI que la signalisation correspondante a disparu. L'exercice d'application « réarmer des DAS » figure explicitement au programme de la séquence (arrêté du 2 mai 2005, annexe III ; norme NF S 61-937).

  26. 26. Un dispositif adaptateur de commande se distingue d'un dispositif actionné de sécurité. En quoi ?

    • A.Il assure lui-même la fonction de compartimentage ou de désenfumage
    • B.Il transforme l'ordre issu du centralisateur en une autre énergie, électromagnétique, pneumatique ou mécanique, pour actionner le dispositif de sécurité, sans assurer lui-même la fonction de mise en sécurité ✓
    • C.Il signale au poste de sécurité la position des dispositifs actionnés de sécurité ainsi que l'état de chaque liaison, sans jamais intervenir sur la commande des équipements de mise en sécurité du bâtiment
    • D.Il alimente le centralisateur en énergie de secours

    Réponse B. Le DAC est télécommandé par le CMSI et convertit l'impulsion électrique en énergie utilisable par le DAS : un maintien magnétique de porte relâche par exemple la porte coupe-feu qu'il retenait ouverte. Le DAS reste l'organe qui accomplit la fonction de mise en sécurité (norme NF S 61-938).

  27. 27. Dans un SSI de catégorie A, quel délai s'applique au déclenchement des dispositifs actionnés de sécurité par la détection automatique ?

    • A.Un délai réglable de 1 à 3 minutes
    • B.Un délai fixe de 5 minutes
    • C.Le déclenchement s'effectue sans temporisation ✓
    • D.Un délai laissé à l'appréciation de l'exploitant

    Réponse C. Lorsque le règlement prévoit que le fonctionnement de la détection automatique entraîne le déclenchement des dispositifs actionnés de sécurité, ce déclenchement doit s'effectuer sans temporisation. La temporisation de 5 minutes concerne le passage de l'alarme restreinte à l'alarme générale, pas la mise en sécurité (arrêté du 25 juin 1980, article MS 60).

  28. 28. À quel moment le déverrouillage automatique des issues de secours doit-il intervenir ?

    • A.Au terme de la temporisation de 5 minutes, dans tous les cas
    • B.Sur commande manuelle exclusivement, depuis le poste de sécurité
    • C.À l'arrivée des sapeurs-pompiers sur les lieux
    • D.Dès le déclenchement du processus de l'alarme générale, et sans temporisation dès la détection incendie lorsqu'il existe un équipement d'alarme de type 1 ✓

    Réponse D. Le déverrouillage automatique des issues de secours est obtenu dès le déclenchement du processus de l'alarme générale. En présence d'un équipement d'alarme de type 1, il est obtenu automatiquement et sans temporisation en cas de détection incendie (arrêté du 25 juin 1980, article MS 60).

  29. 29. Que recouvre exactement l'expression « exploiter l'alarme restreinte » ?

    • A.Vérifier si le processus résulte d'un déclenchement intempestif ou d'un sinistre et, dans ce dernier cas, déclencher immédiatement l'alarme générale ✓
    • B.Couper le signal sonore du tableau et reprendre la ronde en cours
    • C.Prévenir directement les sapeurs-pompiers avant toute vérification sur place
    • D.Mettre l'équipement d'alarme en veille restreinte jusqu'au retour du responsable de la sécurité, puis consigner l'événement au registre de sécurité avant de reprendre la ronde

    Réponse A. Exploiter l'alarme restreinte consiste à lever le doute, puis à déclencher immédiatement l'alarme générale s'il s'agit bien d'un sinistre. Cette exploitation conditionne d'ailleurs l'autorisation de recourir à une temporisation (arrêté du 25 juin 1980, article MS 61).

  30. 30. Quelle durée maximale l'article MS 66 fixe-t-il à la temporisation entre l'alarme restreinte et l'alarme générale ?

    • A.1 minute
    • B.5 minutes ✓
    • C.10 minutes
    • D.15 minutes

    Réponse B. Le déclenchement de l'alarme générale intervient automatiquement au bout d'une temporisation réglable selon les caractéristiques de l'établissement, avec un maximum de cinq minutes après le déclenchement de l'alarme restreinte. Une commande manuelle sur le tableau permet à tout moment de déclencher immédiatement l'alarme générale par zone de diffusion (arrêté du 25 juin 1980, article MS 66).

  31. 31. Sous quelle condition la temporisation de l'alarme générale est-elle admise ?

    • A.Lorsque l'établissement compte moins de 300 personnes
    • B.Lorsque le tableau de signalisation se trouve dans un local accessible au public
    • C.Lorsque l'établissement dispose, pendant la présence du public, d'un personnel qualifié pour exploiter immédiatement l'alarme restreinte ✓
    • D.Lorsque l'équipement d'alarme est de type 3 ou 4

    Réponse C. La temporisation n'est admise que si un personnel qualifié est présent pour exploiter immédiatement l'alarme restreinte. Si les conditions d'exploitation changent, la durée doit être adaptée, voire annulée. Seuls les équipements d'alarme des types 1, 2a et 2b comportent une temporisation (arrêté du 25 juin 1980, articles MS 66 et MS 62).

  32. 32. Pendant la présence du public, dans quel état l'équipement d'alarme doit-il se trouver ?

    • A.En veille restreinte, pour éviter les évacuations inutiles
    • B.Hors service pendant les représentations
    • C.En essai permanent des voyants
    • D.À l'état de veille générale ✓

    Réponse D. Pendant la présence du public, l'équipement d'alarme doit être à l'état de veille générale. La veille limitée à l'alarme restreinte n'est envisageable qu'en dehors de la présence du public et du personnel, si l'établissement dispose d'un moyen d'exploiter cette alarme (arrêté du 25 juin 1980, article MS 67).

  33. 33. Quelle durée l'annexe III attribue-t-elle à la séquence consacrée aux installations fixes d'extinction automatique ?

    • A.2 heures ✓
    • B.4 heures
    • C.6 heures
    • D.10 heures

    Réponse A. Cette troisième séquence dure 2 heures et couvre les installations d'extinction automatique à eau ou à gaz, les démarches administratives en cas de coupure temporaire et les mesures compensatrices à mettre en oeuvre (arrêté du 2 mai 2005, annexe III).

  34. 34. Qui peut réaliser une installation d'extinction automatique du type sprinkleur dans un établissement recevant du public ?

    • A.Le service de sécurité incendie de l'établissement
    • B.Des entreprises spécialisées et dûment qualifiées, l'installation devant être conforme aux normes françaises homologuées ✓
    • C.Tout installateur en plomberie disposant d'une assurance décennale et d'une attestation de capacité délivrée par son organisation professionnelle
    • D.Les sapeurs-pompiers du secteur, au titre de la prévention

    Réponse B. Un système d'extinction automatique du type sprinkleur doit être conforme aux normes françaises homologuées et réalisé par des entreprises spécialisées et dûment qualifiées. La partie protégée doit en outre être isolée de la partie non protégée dans les conditions prévues pour les locaux à risques particuliers (arrêté du 25 juin 1980, article MS 25).

  35. 35. Lors d'un départ de feu, comment un réseau sprinkleur réagit-il ?

    • A.Toutes les têtes du bâtiment s'ouvrent simultanément dès la détection
    • B.Le réseau se met en pression sans déverser d'eau tant qu'un agent n'ouvre pas la vanne
    • C.Les têtes s'ouvrent zone par zone, sur ordre du centralisateur de mise en sécurité incendie
    • D.Seules les têtes soumises à la chaleur s'ouvrent, l'ampoule thermosensible éclatant ou le fusible fondant au-dessus du foyer ✓

    Réponse D. Chaque tête sprinkleur constitue son propre détecteur et son propre diffuseur : elle s'ouvre individuellement lorsque la chaleur fait éclater son ampoule ou fondre son élément fusible. L'arrosage reste ainsi limité à la zone du foyer, ce qui distingue le sprinkleur d'une installation à déluge (norme NF EN 12845 ; règle APSAD R1).

  36. 36. Une tête sprinkleur porte une ampoule rouge. Quelle température de déclenchement annonce-t-elle ?

    • A.57 degrés Celsius
    • B.141 degrés Celsius
    • C.68 degrés Celsius ✓
    • D.93 degrés Celsius

    Réponse C. Le code couleur des ampoules thermosensibles associe l'orange à 57 degrés, le rouge à 68 degrés, le jaune à 79 degrés, le vert à 93 degrés et le bleu à 141 degrés. La température se choisit selon l'ambiance du local à protéger (norme NF EN 12259-1, reprise par la règle APSAD R1).

  37. 37. Que trouve-t-on au poste de contrôle d'une installation sprinkleur ?

    • A.Une vanne d'arrêt, une turbine hydraulique d'alarme, une vanne de vidange et des manomètres ✓
    • B.Un tableau de signalisation, une unité de gestion d'alarme et des batteries assurant l'autonomie de l'installation
    • C.Des bouteilles de gaz inerte et un dispositif d'arrêt d'urgence
    • D.Un groupe électrogène et son inverseur de source

    Réponse A. Le poste de contrôle réunit la vanne d'arrêt, la turbine hydraulique qui actionne l'alarme sonore dès que l'eau circule, la vanne de vidange et les manomètres amont et aval, complétés selon le type d'installation par un accélérateur ou un exhausteur. La vanne d'arrêt doit rester ouverte et sa manoeuvre est signalée et accessible aux services de secours (règle APSAD R1 ; arrêté du 25 juin 1980, article MS 28).

  38. 38. Sur quelle norme l'article MS 28 fonde-t-il les caractéristiques des sources d'eau d'une installation sprinkleur ?

    • A.La norme NF S 61-940
    • B.La norme NF EN 12845 ✓
    • C.La norme NF EN 54-2
    • D.La norme NF S 61-937, relative aux dispositifs actionnés de sécurité

    Réponse B. Les sources d'eau, pompes et surpresseurs répondent aux caractéristiques définies par la norme NF EN 12845, et les sources doivent être au minimum de type unique supérieur. Un dispositif installé à demeure permet à chaque source de mesurer le débit et la pression (arrêté du 25 juin 1980, articles MS 28 et MS 29).

  39. 39. Avant l'émission du gaz, une installation d'extinction automatique à gaz enchaîne plusieurs actions. Lesquelles ?

    • A.Elle ouvre les exutoires de désenfumage puis déverrouille les issues de secours
    • B.Elle coupe l'alarme générale du bâtiment pour éviter la confusion des signaux
    • C.Elle diffuse une alarme sonore et visuelle dans le local, arrête la ventilation et ferme les ouvrants, puis n'ouvre les réservoirs qu'au terme d'une temporisation laissant le temps d'évacuer ✓
    • D.Elle libère le gaz immédiatement, la temporisation étant réservée aux installations à eau

    Réponse C. Le dispositif de commande et de temporisation acquiert l'information de détection, déclenche l'alarme d'évacuation du local, arrête la ventilation et commande la fermeture des ouvrants, puis ouvre les vannes des réservoirs après la temporisation d'évacuation. Un dispositif d'arrêt d'urgence permet d'interrompre la séquence, et le noyage exige un local correctement fermé (règle APSAD R13 ; arrêté du 25 juin 1980, article MS 30).

  40. 40. Des travaux imposent une coupure temporaire de l'installation d'extinction automatique. Quelles démarches le chef d'équipe engage-t-il ?

    • A.Il informe le chef d'établissement, consigne l'opération au registre de sécurité et met en place des mesures compensatoires ✓
    • B.Il attend la prochaine visite de la commission de sécurité pour signaler la coupure, l'information du chef d'établissement n'étant requise qu'au-delà de vingt-quatre heures
    • C.Il fait évacuer l'établissement pendant toute la durée des travaux
    • D.Il remplace l'installation par des extincteurs portatifs, sans autre formalité

    Réponse A. Le chef d'établissement doit être informé de toute opération concernant les installations de sécurité et de ses conséquences, afin d'apprécier les mesures compensatrices nécessaires : rondes renforcées sur la zone privée de protection, moyens de secours mobiles supplémentaires, suspension des travaux par point chaud. La preuve des interventions est transcrite au registre de sécurité (norme NF S 61-933, paragraphe 5.3 ; règle APSAD R7, paragraphe 6.6.2 ; arrêté du 25 juin 1980, articles MS 68 et MS 72).

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