QCM CQP APS : secours et gestion des risques
Rédigé par Victor Aubague· Sources : Arrêté du 1er septembre 2025· Mis à jour : juillet 2026
En bref
Le CQP APS - Secours et gestion des risques fait partie de la certification CQP APS (validité 5 ans (carte professionnelle, MAC obligatoire), référentiel Arrêté du 1er septembre 2025). Cette page réunit 40 questions corrigées et expliquées pour s'entraîner.
Cette page rassemble 40 questions corrigées sur le CQP APS - Secours et gestion des risques, chacune avec la bonne réponse et une explication rattachée au référentiel officiel (Arrêté du 1er septembre 2025). Entraînez-vous d'abord en conditions d'examen avec le quiz interactif chronométrable, puis vérifiez le corrigé complet.
40 questions corrigées
Toutes les questions du Secours et risques, avec la réponse et l'explication sourcée.
1. Dans quel ordre l'action de secours se conduit-elle face à un accident ?
- A.Alerter, protéger, secourir
- B.Secourir, puis protéger et alerter
- C.Protéger, alerter, secourir ✓
- D.Protéger, secourir, alerter
Réponse C. La protection vient toujours en premier : supprimer le danger ou soustraire la victime, pour éviter le suraccident. Vient ensuite l'alerte, puis les gestes de secours. Le référentiel du sauveteur secouriste du travail intercale l'examen de la victime entre la protection et l'alerte, afin que le message transmis aux secours décrive un état réel. Un agent qui se précipite sans avoir écarté le danger transforme un blessé en deux. (INRS, sauvetage secourisme du travail)
2. Une personne sourde présente sur un site gardé doit joindre les secours. Quel numéro compose-t-elle ?
- A.Le 114 ✓
- B.Le 115
- C.Le 116
- D.Le 119
Réponse A. Le 114 est le numéro d'urgence national réservé aux personnes sourdes et malentendantes, joignable en permanence par SMS, visiophonie, conversation écrite ou télécopie ; il relaie l'appel vers le SAMU, les sapeurs-pompiers, la police ou la gendarmerie. Le 115 est le numéro du samusocial, le 119 celui de l'enfance en danger. (Ministère de l'intérieur, numéros d'urgence nationaux)
3. À quoi correspond le 112 ?
- A.Au numéro réservé aux opérateurs de sécurité privée
- B.Au numéro d'appel d'urgence européen, gratuit dans toute l'Union européenne ✓
- C.Au numéro d'astreinte de la préfecture de département, joignable jour et nuit
- D.Au numéro national d'alerte attentat
Réponse B. Le 112 est le numéro d'appel d'urgence commun à l'ensemble des États membres de l'Union européenne, accessible gratuitement et en permanence, y compris depuis un téléphone mobile sans forfait. Il ne remplace pas les numéros nationaux : le 15 pour le SAMU, le 17 pour la police et la gendarmerie, le 18 pour les sapeurs-pompiers. (Ministère de l'intérieur, numéros d'urgence nationaux)
4. Un agent pouvait porter secours sans risque pour lui-même et s'en est volontairement abstenu. Quelle peine l'article 223-6 du code pénal prévoit-il ?
- A.Une contravention de cinquième classe
- B.Un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende
- C.Deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende
- D.Cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende ✓
Réponse D. Quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance qu'il pouvait lui prêter sans risque pour lui ou pour les tiers, soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours, encourt cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Les peines montent à sept ans et 100 000 euros lorsque la personne en péril est un mineur de quinze ans. Provoquer un secours, c'est-à-dire appeler, suffit à écarter le délit. (Code pénal, article 223-6)
5. Une victime est inconsciente mais respire normalement. Quel geste s'impose en attendant les secours ?
- A.Débuter immédiatement les compressions thoraciques
- B.L'asseoir contre un mur, la tête penchée en avant
- C.La placer en position latérale de sécurité, après libération des voies aériennes ✓
- D.La laisser strictement sur le dos, sans la mobiliser, jusqu'à l'arrivée des secours
Réponse C. Sur le dos, une victime inconsciente risque l'obstruction de ses voies aériennes par la chute de la langue ou l'inhalation de liquide gastrique. La position latérale de sécurité, précédée de la libération des voies aériennes, maintient la bouche ouverte vers le bas et laisse s'écouler les liquides. La respiration est ensuite surveillée jusqu'à l'arrivée des secours. (Recommandations relatives aux premiers secours, référentiel national de compétences de sécurité civile)
6. À quelle cadence les compressions thoraciques se pratiquent-elles chez l'adulte ?
- A.60 à 80 par minute
- B.100 à 120 par minute ✓
- C.140 à 160 par minute
- D.Le plus vite possible, sans cadence de référence
Réponse B. La cadence de référence est de 100 à 120 compressions par minute, avec une relaxation complète du thorax entre chaque compression et des interruptions réduites au minimum. Trop lente, la circulation devient insuffisante ; trop rapide, le cœur ne se remplit plus entre deux compressions. (Recommandations du Conseil européen de réanimation, reprises par le référentiel national de compétences de sécurité civile)
7. De quelle profondeur le thorax d'un adulte est-il enfoncé à chaque compression ?
- A.5 à 6 centimètres ✓
- B.2 à 3 centimètres
- C.8 à 10 centimètres
- D.La profondeur importe peu, seule la cadence compte
Réponse A. Le talon d'une main est posé au centre de la poitrine, sur la moitié inférieure du sternum, la seconde main par-dessus, doigts croisés, bras tendus et coudes verrouillés. Le sternum est enfoncé de 5 à 6 centimètres puis relâché complètement. Une compression trop superficielle ne génère aucun débit sanguin. (Recommandations du Conseil européen de réanimation, reprises par le référentiel national de compétences de sécurité civile)
8. Quel rapport entre compressions et insufflations la réanimation cardio-pulmonaire retient-elle chez l'adulte ?
- A.5 compressions pour 1 insufflation
- B.15 compressions pour 2 insufflations
- C.10 compressions pour 2 insufflations
- D.30 compressions pour 2 insufflations ✓
Réponse D. Le cycle est de 30 compressions suivies de 2 insufflations, répété sans interruption jusqu'au relais par les secours ou à la reprise d'une respiration normale. Un sauveteur qui ne peut ou ne veut pas pratiquer les insufflations réalise des compressions thoraciques continues, ce qui vaut infiniment mieux que l'inaction. (Recommandations du Conseil européen de réanimation, reprises par le référentiel national de compétences de sécurité civile)
9. Depuis quelle date un établissement recevant du public de 1re, 2e ou 3e catégorie doit-il détenir un défibrillateur automatisé externe ?
- A.Depuis le 1er janvier 2018
- B.Depuis le 1er janvier 2019
- C.Depuis le 1er janvier 2020 ✓
- D.Depuis le 1er janvier 2022
Réponse C. Le décret du 19 décembre 2018 échelonne l'obligation : 1er janvier 2020 pour les ERP de la 1re à la 3e catégorie, 1er janvier 2021 pour la 4e catégorie, 1er janvier 2022 pour certains ERP de 5e catégorie. L'appareil est installé dans un emplacement visible du public et en permanence facile d'accès, et l'exploitant en assure la maintenance. (Décret n° 2018-1186 du 19 décembre 2018 relatif aux défibrillateurs automatisés externes)
10. Face à une hémorragie externe au bras, quel est le premier geste ?
- A.Comprimer directement la plaie avec la main, à travers un tissu propre si possible ✓
- B.Poser d'emblée un garrot à la racine du membre
- C.Nettoyer soigneusement la plaie à l'eau et au savon avant toute compression manuelle
- D.Surélever le membre sans toucher la plaie
Réponse A. La compression directe de la plaie arrête la très grande majorité des hémorragies externes. Elle est maintenue sans relâche, éventuellement relayée par un pansement compressif. Le sauveteur se protège par des gants ou, à défaut, interpose un tissu propre entre sa main et le sang. (Recommandations relatives aux premiers secours, référentiel national de compétences de sécurité civile)
11. Dans quelle situation un garrot se pose-t-il, et à quel endroit du membre ?
- A.Systématiquement dès qu'un membre saigne, en aval de la plaie
- B.Quand la compression directe est inefficace ou impossible, entre le cœur et la plaie ✓
- C.Sur prescription du médecin régulateur uniquement, et directement sur la plaie elle-même
- D.Sur toute plaie du tronc, au plus près de la blessure
Réponse B. Le garrot reste un recours : il s'emploie lorsque la compression directe ne stoppe pas le saignement ou qu'elle est impraticable, par exemple face à plusieurs victimes, devant une plaie inaccessible ou en présence d'un corps étranger. Il se place au-dessus de la plaie, entre le cœur et la blessure, il est serré jusqu'à l'arrêt du saignement, l'heure de pose est notée, et il n'est jamais desserré par le sauveteur. (Recommandations relatives aux premiers secours, référentiel national de compétences de sécurité civile)
12. Un adulte s'étouffe et ne parvient plus ni à parler, ni à tousser, ni à émettre le moindre son. Quelle conduite tenir ?
- A.Le faire boire pour faire descendre le corps étranger
- B.Introduire les doigts dans sa bouche pour retirer l'objet
- C.L'allonger sur le dos et débuter aussitôt les compressions thoraciques profondes
- D.Alterner 5 claques vigoureuses dans le dos et 5 compressions abdominales ✓
Réponse D. L'absence de tout bruit signe l'obstruction totale des voies aériennes. Les claques dans le dos décollent le corps étranger par vibration, les compressions abdominales le chassent par surpression, et le cycle se répète jusqu'à la désobstruction ou la perte de connaissance. Chez le nourrisson, la femme enceinte des derniers mois et l'adulte obèse, les compressions sont thoraciques et non abdominales. (Recommandations relatives aux premiers secours, référentiel national de compétences de sécurité civile)
13. Comment traite-t-on en premier lieu une brûlure thermique récente ?
- A.En arrosant la brûlure par ruissellement, à l'eau tempérée de 15 à 25 degrés ✓
- B.En appliquant de la glace ou une poche de froid directement sur la zone atteinte
- C.En recouvrant la brûlure de corps gras avant tout arrosage
- D.En perçant les cloques pour prévenir l'infection
Réponse A. Le refroidissement se fait à l'eau tempérée, entre 15 et 25 degrés, en laissant l'eau ruisseler sur la brûlure. L'eau glacée est proscrite, elle expose à l'hypothermie et aggrave la lésion. Les vêtements imbibés de liquide chaud sont retirés au plus tôt, à l'exception de ceux qui adhèrent à la peau. Les cloques ne sont ni percées ni recouvertes de corps gras. (Recommandations relatives aux premiers secours, fiche brûlure thermique)
14. Qu'impose le code du travail en matière de matériel de premiers secours sur un lieu de travail ?
- A.Une infirmerie dans tout établissement industriel employant plus de vingt salariés permanents
- B.Un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible ✓
- C.Une trousse dont le contenu est fixé par arrêté ministériel
- D.Un défibrillateur automatisé externe dans chaque atelier
Réponse B. Les lieux de travail sont équipés d'un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible. Aucun texte ne fixe le contenu de la trousse : il est arrêté par le médecin du travail, en fonction des risques réellement présents. Un salarié formé au secourisme est en outre exigé dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux et sur chaque chantier d'au moins vingt travailleurs pendant plus de quinze jours. (Code du travail, articles R. 4224-14 à R. 4224-16)
15. Quels sont les trois éléments dont la réunion simultanée déclenche une combustion ?
- A.Le combustible, la fumée et la chaleur
- B.L'oxygène, l'eau et une étincelle
- C.Le combustible, le comburant et la ventilation naturelle du local
- D.Le combustible, le comburant et une énergie d'activation ✓
Réponse D. Le triangle du feu associe un combustible, matière capable de brûler comme le bois, le papier, le carton, le textile ou un solvant, un comburant qui se combine à lui, l'oxygène de l'air le plus souvent, et une source d'inflammation : étincelle, flamme nue, surface chaude. Supprimer un seul des trois côtés empêche la combustion, et c'est tout le principe de la prévention comme de l'extinction. (INRS, incendie sur le lieu de travail, conditions de survenue)
16. Sur un lieu de travail ordinaire, lequel des trois côtés du triangle du feu est en pratique toujours présent ?
- A.Le combustible
- B.L'énergie d'activation
- C.Le comburant ✓
- D.Aucun des trois n'est présent en permanence
Réponse C. L'oxygène de l'air joue le rôle de comburant et se trouve partout. Le risque d'incendie dépend donc essentiellement des combustibles présents, par leur nature et leur quantité, et des sources d'inflammation susceptibles d'apparaître. La prévention agit d'abord sur ces deux côtés, en limitant les stockages et en maîtrisant les points chauds, les travaux par point chaud et les installations électriques. (INRS, incendie sur le lieu de travail, conditions de survenue)
17. Par quel mécanisme la chaleur se transmet-elle d'une face à l'autre d'une même paroi métallique ?
- A.Par conduction ✓
- B.Par convection
- C.Par rayonnement
- D.Par déplacement de substances en combustion
Réponse A. La conduction transfère la chaleur de proche en proche à l'intérieur d'un même matériau, et les métaux la transmettent particulièrement bien. Une porte ou une poutre dont la face exposée chauffe peut ainsi enflammer ce qui touche l'autre face, dans un local pourtant indemne. Environ 90 pour cent de l'énergie libérée par la combustion sert à propager le feu. (INRS, incendie sur le lieu de travail, conditions de survenue)
18. Une ronde de nuit repère des fumées chaudes qui montent dans une cage d'escalier et gagnent les étages. De quel vecteur de propagation s'agit-il ?
- A.De la conduction
- B.De la convection ✓
- C.Du rayonnement
- D.D'une propagation par ruissellement
Réponse B. La convection transporte la chaleur par le mouvement ascendant de l'air chauffé, des fumées et des gaz chauds. Une cage d'escalier, une gaine technique ou un vide de construction non recoupé se comportent alors comme une cheminée et portent le sinistre plusieurs niveaux plus haut. Fermer les portes coupe-feu derrière soi lors d'une évacuation coupe court à ce vecteur. (INRS, incendie sur le lieu de travail, conditions de survenue)
19. Comment un foyer peut-il enflammer un stock situé à quelques mètres, sans contact ni fumée interposée ?
- A.Par conduction à travers le sol
- B.Par convection descendante
- C.Par accumulation d'électricité statique
- D.Par rayonnement, le foyer émettant un rayonnement infrarouge ✓
Réponse D. Le rayonnement transfère la chaleur du foyer aux matériaux voisins sous forme de rayonnement électromagnétique, principalement infrarouge, sans support matériel et sans contact. Ce seul mécanisme justifie les distances de sécurité imposées entre un stockage et une source de chaleur, ainsi que l'éloignement des palettes et des cartons des parois exposées. (INRS, incendie sur le lieu de travail, conditions de survenue)
20. Outre la conduction, la convection et le rayonnement, quel quatrième vecteur de propagation l'INRS retient-il ?
- A.La dilatation des structures porteuses
- B.La condensation des gaz de combustion
- C.Le déplacement de substances déjà en combustion ✓
- D.La saturation en oxygène du local sinistré
Réponse C. Des matières déjà en feu se déplacent et allument un foyer secondaire à distance : projections de braises ou d'étincelles incandescentes, écoulement d'un liquide enflammé. Les bacs de rétention placés sous les stockages de liquides inflammables répondent directement à ce vecteur, comme l'éloignement des matériaux combustibles lors des travaux par point chaud. (INRS, incendie sur le lieu de travail, conditions de survenue)
21. Quelle est la première cause de décès lors d'un incendie ?
- A.Les fumées ✓
- B.L'effondrement des structures
- C.Les flammes
- D.Les explosions de bouteilles de gaz
Réponse A. Les fumées tuent avant les flammes. Elles sont toxiques, en particulier par le monoxyde de carbone, brûlantes, et si opaques que les cheminements d'évacuation deviennent impraticables en quelques minutes. Le désenfumage, le cloisonnement et le balisage des sorties visent d'abord ce risque, et l'évacuation se fait en se maintenant près du sol, là où l'air reste respirable. (INRS, incendie sur le lieu de travail)
22. À quelle classe de feux un bac d'hydrocarbure enflammé appartient-il ?
- A.Classe A
- B.Classe B ✓
- C.Classe C
- D.Classe D
Réponse B. La norme NF EN 2 distingue la classe A, feux de solides dont la combustion forme des braises comme le bois, le papier ou le textile, la classe B, feux de liquides inflammables et de solides liquéfiables comme les hydrocarbures, les solvants et certains plastiques, la classe C, feux de gaz, la classe D, feux de métaux, et la classe F, feux d'auxiliaires de cuisson. (Norme NF EN 2, classification des feux)
23. Un bac de friture s'enflamme dans la cuisine d'un site gardé. Quelle classe de feu est en cause ?
- A.Classe A
- B.Classe C
- C.Classe D
- D.Classe F ✓
Réponse D. La classe F, ajoutée aux quatre classes historiques par l'amendement NF EN 2/A1 de février 2005, couvre les feux d'auxiliaires de cuisson, huiles et graisses végétales ou animales, sur les appareils de cuisson. Ces feux relèvent d'un extincteur de classe F et jamais de l'eau : l'eau projetée dans l'huile portée à haute température se vaporise instantanément et projette l'huile enflammée. (Norme NF EN 2 et son amendement A1 de février 2005)
24. Un tableau électrique sous tension prend feu dans un local technique. Quel agent extincteur convient ?
- A.L'eau pulvérisée sans additif
- B.L'eau avec additif
- C.Le dioxyde de carbone ✓
- D.La mousse
Réponse C. Le dioxyde de carbone n'est pas conducteur, ne laisse aucun résidu et n'endommage pas les équipements : c'est l'agent retenu au voisinage d'installations sous tension. L'eau et la mousse conduisent le courant et exposent l'intervenant à l'électrisation. Le code du travail impose d'ailleurs, dans les locaux présentant des risques particuliers et notamment électriques, des extincteurs dont le nombre et le type sont appropriés à ces risques. (Code du travail, article R. 4227-29 ; INRS, risques électriques)
25. Quelle dotation minimale en extincteurs le code du travail exige-t-il dans les locaux de travail ?
- A.Un extincteur à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 m² de plancher, et un par niveau ✓
- B.Un extincteur à poudre polyvalente de 9 kilogrammes pour 100 mètres carrés de plancher et par niveau
- C.Deux extincteurs par local, quelle que soit la surface
- D.Un extincteur à dioxyde de carbone pour 500 mètres carrés de plancher
Réponse A. Le premier secours contre l'incendie est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement, à raison au minimum d'un extincteur portatif à eau pulvérisée d'une capacité d'au moins 6 litres pour 200 mètres carrés de plancher, avec au moins un appareil par niveau. Les appareils d'extinction non automatiques doivent rester d'accès et de manipulation faciles, et leur emplacement fait l'objet d'une signalisation durable. (Code du travail, articles R. 4227-29 et R. 4227-31)
26. À partir de quel effectif un établissement doit-il disposer d'un système d'alarme sonore au titre du code du travail ?
- A.Plus de vingt personnes
- B.Plus de trente personnes
- C.Plus de cent personnes
- D.Plus de cinquante personnes ✓
Réponse D. Les établissements dans lesquels peuvent se trouver occupées ou réunies habituellement plus de cinquante personnes sont équipés d'un système d'alarme sonore. La même obligation vaut, quelle que soit leur importance, pour ceux où sont manipulées et mises en œuvre les matières inflammables mentionnées à l'article R. 4227-22. (Code du travail, article R. 4227-34)
27. Quelle autonomie minimale le signal sonore d'alarme générale doit-il présenter ?
- A.Une minute
- B.Trois minutes
- C.Cinq minutes ✓
- D.Trente minutes
Réponse C. Le signal sonore d'alarme générale est audible en tout point du bâtiment pendant le temps nécessaire à l'évacuation, avec une autonomie minimale de cinq minutes. Il ne doit pas permettre de confusion avec les autres signalisations utilisées dans l'établissement, ce qui exclut de réutiliser la sonnerie de fin de poste ou le signal d'un portique. (Code du travail, article R. 4227-36)
28. À quelle fréquence les essais du matériel et les exercices doivent-ils se tenir dans un établissement soumis au code du travail ?
- A.Au moins tous les six mois ✓
- B.Au moins une fois par an
- C.Au moins tous les deux ans
- D.À la seule demande de l'inspection du travail
Réponse A. La consigne de sécurité incendie prévoit des essais et visites périodiques du matériel ainsi que des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître les caractéristiques du signal sonore d'alarme générale, à localiser et à utiliser les espaces d'attente sécurisés et les moyens de premiers secours. Ces exercices et essais ont lieu au moins tous les six mois, et leur date est consignée, avec les observations auxquelles ils donnent lieu, sur un registre tenu à la disposition de l'inspection du travail. (Code du travail, article R. 4227-39)
29. Que désigne l'alarme restreinte dans un établissement recevant du public ?
- A.Le signal qui ordonne l'évacuation d'un seul niveau
- B.Un signal distinct de l'alarme générale, avertissant le poste de sécurité du sinistre ✓
- C.Le signal réservé aux exercices, sans valeur opérationnelle
- D.L'appel automatique des sapeurs-pompiers déclenché par la détection incendie du bâtiment
Réponse B. L'alarme restreinte ne s'adresse pas au public : elle avertit le poste de sécurité ou la direction qu'un sinistre existe et où il se situe, afin qu'une levée de doute soit menée. L'alarme générale, elle, est le signal sonore qui prévient les occupants d'avoir à évacuer les lieux. Confondre les deux conduit à évacuer sur un simple défaut, ou à ne pas évacuer sur un feu réel. (Arrêté du 25 juin 1980 portant règlement de sécurité contre l'incendie dans les ERP, article MS 61)
30. Dans un établissement où l'évacuation du public réclame des précautions particulières, quel signal prévient le personnel désigné ?
- A.L'alarme restreinte
- B.L'alarme générale
- C.Le signal national d'alerte des populations
- D.L'alarme générale sélective ✓
Réponse D. Lorsque l'évacuation du public suppose le concours du personnel, en raison d'un handicap ou d'un effectif très important, les personnes désignées doivent pouvoir être prévenues par un signal d'alarme générale sélective, distinct du signal d'alarme générale lorsque celui-ci existe également. Ce signal leur permet de rejoindre leur poste et d'encadrer l'évacuation avant que le public ne soit alerté. (Arrêté du 25 juin 1980, articles MS 61 et MS 63)
31. Comment le règlement de sécurité des ERP classe-t-il les équipements d'alarme ?
- A.En trois catégories, notées A, B et C
- B.En cinq niveaux, du niveau 0 au niveau 4
- C.En quatre types, par ordre de sécurité décroissante : type 1, type 2a ou 2b, type 3, type 4 ✓
- D.En deux familles seulement, l'alarme autonome et l'alarme centralisée gérée depuis le poste de sécurité
Réponse C. Les équipements d'alarme sont classés en quatre types par ordre de sécurité décroissante, du type 1 au type 4. Les dispositions particulières à chaque type d'établissement fixent celui qui doit être installé. Les catégories notées A à E désignent, elles, les systèmes de sécurité incendie, ce qui est une classification différente. (Arrêté du 25 juin 1980, article MS 62)
32. Quelle est la durée maximale de la temporisation précédant le déclenchement de l'alarme générale ?
- A.Une minute
- B.Cinq minutes ✓
- C.Dix minutes
- D.Aucune limite, l'exploitant la fixe librement
Réponse B. La temporisation laisse au personnel de sécurité le temps de lever le doute avant l'évacuation générale ; elle ne peut excéder cinq minutes et n'existe que sur les équipements d'alarme de type 1, 2a et 2b. Un exploitant qui souhaite une temporisation alors que les dispositions particulières n'exigent qu'un type 3 ou un type 4 doit installer au minimum un type 2a ou 2b, avec toutes les contraintes attachées à ce type. (Arrêté du 25 juin 1980, articles MS 62 et MS 66)
33. Comment le travail isolé se définit-il ?
- A.Le fait de travailler en dehors des heures d'ouverture de l'établissement, quel que soit l'effectif présent
- B.Le fait d'accomplir une tâche seul, sans être vu ni entendu, avec une faible probabilité de visite ✓
- C.Le fait d'occuper un poste sans lien hiérarchique direct
- D.Le fait de travailler dans un local fermé à clé
Réponse B. Ce qui caractérise le travail isolé n'est pas l'horaire mais l'impossibilité d'être vu ou entendu, donc secouru rapidement. L'isolement peut être physique, psychologique, ou les deux, et c'est l'absence de secours immédiat qui aggrave les conséquences d'un accident, quelle qu'en soit la gravité initiale. La ronde de nuit sur un site vide entre pleinement dans cette définition. (INRS, travail isolé)
34. Une intervention se déroule de nuit, dans un lieu isolé, alors que l'activité de l'entreprise utilisatrice est interrompue. Que prescrit le code du travail ?
- A.L'agent doit porter un dispositif d'alarme pour travailleur isolé homologué, qui est la seule mesure exigée
- B.L'opération doit être reportée sur une plage horaire ouvrée
- C.L'agent doit être relevé toutes les quatre heures
- D.Aucun salarié ne doit travailler isolément en un point où il ne pourrait être secouru à bref délai ✓
Réponse D. L'article R. 4512-13 vise expressément les opérations menées de nuit, dans un lieu isolé ou pendant l'interruption de l'activité de l'entreprise utilisatrice, c'est-à-dire la situation courante de l'agent en poste chez un client. Le texte n'interdit pas le travail isolé : il interdit qu'il se déroule là où le secours ne pourrait pas parvenir vite. (Code du travail, article R. 4512-13)
35. Un employeur équipe ses agents isolés d'un dispositif d'alarme pour travailleur isolé. Cette mesure suffit-elle à satisfaire son obligation de prévention ?
- A.Oui, le dispositif couvre à lui seul l'obligation générale de sécurité de l'employeur
- B.Oui, dès lors que l'appareil fait l'objet d'une vérification annuelle
- C.Non, la prévention passe d'abord par des mesures d'organisation et d'aménagement ✓
- D.Non, mais seulement lorsque l'agent travaille en hauteur
Réponse C. Le dispositif d'alarme pour travailleur isolé signale l'accident, il ne l'évite pas, et il ne vaut que si l'organisation des secours construite derrière lui est réelle : qui reçoit l'alarme, en combien de temps, et par quel accès. L'INRS place au premier rang les mesures d'organisation, la réduction de la fréquence et de la durée des situations isolées, l'interdiction du travail seul aux postes dangereux, la formation et l'aménagement des postes. (INRS, travail isolé)
36. Qui peut effectuer une opération sur une installation électrique ou dans son voisinage ?
- A.Les seuls travailleurs habilités ✓
- B.Tout travailleur ayant suivi une sensibilisation interne
- C.Tout titulaire d'une carte professionnelle en cours de validité
- D.Tout travailleur accompagné d'un collègue expérimenté
Réponse A. Les opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage ne peuvent être effectuées que par des travailleurs habilités. L'agent de sécurité qui manœuvre un organe électrique au cours d'une ronde, ou qui pénètre dans un local à risque électrique, entre dans le champ de cette obligation : la carte professionnelle délivrée par le CNAPS ne s'y substitue en rien. (Code du travail, article R. 4544-9)
37. Qui délivre l'habilitation électrique ?
- A.L'organisme de formation, au vu du résultat de l'évaluation théorique et pratique du stagiaire
- B.L'employeur, après s'être assuré de la formation théorique et pratique du travailleur ✓
- C.Le CNAPS, en même temps que la carte professionnelle
- D.L'inspection du travail, sur demande de l'entreprise
Réponse B. L'habilitation émane de l'employeur, jamais de l'organisme de formation, qui ne remet qu'un avis. Elle vaut dans les limites des attributions confiées et précise la nature des opérations autorisées. Avant de l'accorder, l'employeur s'assure que le travailleur a reçu une formation théorique et pratique lui donnant la connaissance des risques électriques et des mesures à adopter pour intervenir en sécurité. (Code du travail, article R. 4544-10)
38. Jusqu'à quelle tension le domaine de la basse tension s'étend-il en courant alternatif ?
- A.Jusqu'à 50 volts
- B.Jusqu'à 500 volts
- C.Jusqu'à 750 volts
- D.Jusqu'à 1 000 volts ✓
Réponse D. Le code du travail classe les installations d'après la plus grande des tensions nominales : très basse tension jusqu'à 50 volts en alternatif et 120 volts en continu lisse, basse tension au-delà de 50 volts sans dépasser 1 000 volts en alternatif, haute tension A au-delà de 1 000 volts sans dépasser 50 000 volts, haute tension B au-delà. Les anciennes appellations BTA et BTB ont été supprimées et ne figurent plus dans la réglementation. (Code du travail, article R. 4226-2)
39. Un agent touche l'armoire métallique d'un local technique, mise accidentellement sous tension par un défaut d'isolement. De quel type de contact s'agit-il ?
- A.D'un contact direct
- B.D'un amorçage d'arc électrique
- C.D'un contact indirect ✓
- D.D'un court-circuit
Réponse C. Le contact direct met une partie du corps en relation avec une pièce normalement sous tension, l'âme d'un conducteur dénudé par exemple. Le contact indirect porte sur une pièce conductrice mise accidentellement sous tension, typiquement une armoire métallique mal reliée à la terre dont l'équipement présente un défaut d'isolement. La liaison à la terre et le dispositif différentiel visent précisément ce second cas. (INRS, risques électriques, accidents d'origine électrique)
40. Un agent découvre une victime en contact avec un conducteur sous tension. Quel est le premier réflexe ?
- A.Couper l'alimentation électrique avant tout contact avec la victime ✓
- B.Tirer immédiatement la victime par le bras pour l'écarter du conducteur
- C.Asperger la zone d'eau pour refroidir le conducteur
- D.Commencer les compressions thoraciques sans attendre
Réponse A. La protection précède toujours le secours : tant que le circuit reste sous tension, le sauveteur qui touche la victime s'électrise à son tour. On parle d'électrisation lorsque le courant traverse le corps et provoque des blessures, d'électrocution lorsqu'il entraîne la mort. Une victime électrisée est ensuite examinée par un médecin même en l'absence de lésion visible, en raison du risque de trouble du rythme cardiaque et de brûlure profonde. (INRS, risques électriques, accidents d'origine électrique)