QCM SST : risques professionnels
Rédigé par Victor Aubague· Sources : INRS / Assurance Maladie· Mis à jour : juillet 2026
En bref
Le SST - Risques professionnels fait partie de la certification SST (validité 2 ans (MAC SST), référentiel INRS / Assurance Maladie). Cette page réunit 100 questions corrigées et expliquées pour s'entraîner.
Cette page rassemble 100 questions corrigées sur le SST - Risques professionnels, chacune avec la bonne réponse et une explication rattachée au référentiel officiel (INRS / Assurance Maladie). Entraînez-vous d'abord en conditions d'examen avec le quiz interactif chronométrable, puis vérifiez le corrigé complet.
100 questions corrigées
Toutes les questions du Risques pro, avec la réponse et l'explication sourcée.
1. Selon l'INRS, en quoi consiste la première étape par laquelle le SST contribue à la prévention des risques professionnels ?
- A.Repérer les situations dangereuses en identifiant les dangers et les personnes qui y sont exposées ✓
- B.Réaliser en priorité les gestes de secours d'urgence
- C.Rédiger seul le document unique d'évaluation des risques professionnels pour l'ensemble des postes de l'entreprise
- D.Remplacer le CSE dans le suivi des accidents du travail
Réponse A. Le SST contribue à la prévention en repérant les situations dangereuses : il identifie les dangers pouvant porter atteinte à la santé et les personnes exposées. INRS, ED 4085, p.2.
2. Lorsque le SST agit pour supprimer un danger qu'il a repéré, dans quelles limites doit-il agir ?
- A.Uniquement s'il a l'accord écrit du médecin du travail
- B.Dans la limite de son champ de compétences, de son autonomie et des procédures de prévention de l'entreprise ✓
- C.Sans aucune limite, car la sécurité des personnes prime sur toute procédure interne définie par l'entreprise ou son encadrement
- D.Uniquement pendant les heures de formation MAC
Réponse B. Le SST supprime ou fait supprimer les dangers dans la limite de son champ de compétences, de son autonomie et dans le respect de l'organisation et des procédures de prévention de l'entreprise. INRS, ED 4085, p.2.
3. Quelle est la troisième action par laquelle le SST participe à la prévention, après le repérage et la suppression du danger ?
- A.Sanctionner les salariés fautifs
- B.Rédiger un rapport d'accident du travail détaillé et le transmettre à l'inspection du travail
- C.Relayer aux personnes concernées les informations liées aux situations dangereuses repérées ✓
- D.Convoquer le CSE en réunion extraordinaire
Réponse C. Le SST relaie aux personnes concernées les informations liées aux situations dangereuses qu'il a repérées. INRS, ED 4085, p.2.
4. Quel est l'objectif final des trois actions de prévention menées par le SST : repérer, supprimer, relayer ?
- A.Obtenir le renouvellement automatique de son certificat
- B.Remplacer l'évaluation des risques professionnels réalisée par l'employeur dans le document unique de l'entreprise
- C.Constituer un dossier pour l'inspection du travail
- D.Supprimer ou réduire les risques professionnels auxquels le SST ou ses collègues pourraient être exposés ✓
Réponse D. Ces trois actions visent à supprimer ou réduire les risques professionnels auxquels le SST ou ses collègues pourraient être exposés. INRS, ED 4085, p.2.
5. Dans la démarche de prévention du SST, que doit-il faire après avoir observé les situations de travail et repéré une situation dangereuse ?
- A.Informer les personnes exposées et faire remonter l'information aux responsables de la prévention ✓
- B.Attendre la prochaine visite du médecin du travail
- C.Modifier lui-même le document unique
- D.Ne rien faire tant qu'aucun accident du travail n'est survenu sur le poste de travail concerné par la situation
Réponse A. Après repérage, le SST informe les personnes exposées et fait remonter l'information à celles en charge de la prévention des risques. INRS, ED 4085, p.3.
6. Jusqu'à quel moment le SST doit-il porter les premiers secours à une victime d'accident sur son lieu de travail ?
- A.Jusqu'à la fin de sa propre journée de travail
- B.Jusqu'à la prise en charge de la victime par les secours internes ou externes ✓
- C.Jusqu'à l'arrivée du directeur de l'entreprise
- D.Jusqu'à ce que la victime demande elle-même à être laissée seule sur les lieux de l'accident
Réponse B. Le SST intervient le plus tôt possible et jusqu'à la prise en charge de la victime par les secours, internes ou externes. INRS, ED 4085, p.6.
7. Sous la responsabilité de qui le SST intervient-il lorsqu'il porte secours au sein de l'entreprise ?
- A.Du médecin traitant de la victime
- B.De l'inspecteur du travail
- C.De l'employeur ✓
- D.De la caisse d'assurance retraite
Réponse C. L'intervention du SST se fait sous la responsabilité de l'employeur au sein de l'entreprise. INRS, ED 4085, p.6.
8. Avec quels moyens le SST doit-il intervenir en cas d'accident du travail ?
- A.Uniquement avec son matériel personnel
- B.Avec ceux fournis par les sapeurs-pompiers dès leur arrivée sur le lieu de l'accident
- C.Avec ceux achetés par le CSE
- D.Avec les moyens mis en place par l'employeur et/ou le médecin du travail ✓
Réponse D. Le SST intervient avec les moyens mis en place par l'employeur et/ou le médecin du travail. INRS, ED 4085, p.6.
9. Un SST peut-il porter assistance à une personne en dehors de son lieu de travail ?
- A.Oui, il peut être amené à intervenir en dehors de son lieu de travail pour porter assistance à une personne en péril ✓
- B.Non, sa certification de sauveteur secouriste ne vaut que dans l'enceinte de l'entreprise qui l'emploie et pendant ses heures de travail
- C.Non, sauf autorisation écrite préalable de l'employeur
- D.Oui, mais uniquement s'il est accompagné d'un pompier
Réponse A. Le SST peut être amené à intervenir en dehors de son lieu de travail afin de porter assistance à une personne en péril. INRS, ED 4085, p.6.
10. Que garantit la certification de sauveteur secouriste du travail ?
- A.Uniquement la capacité à réaliser un massage cardiaque
- B.Des compétences pour contribuer à la prévention des risques professionnels ET intervenir face à un accident du travail ✓
- C.Une habilitation à manipuler les installations électriques de l'entreprise et à consigner les équipements avant intervention
- D.Le droit de remplacer le médecin du travail en son absence
Réponse B. La certification SST atteste de compétences pour contribuer à la prévention des risques professionnels et intervenir face à une situation d'accident du travail, deux volets indissociables. INRS, ED 4085, p.20.
11. L'action du SST s'inscrit dans quel cadre plus large au sein de l'entreprise ?
- A.Le seul cadre du règlement intérieur
- B.La convention collective applicable
- C.La démarche de prévention menée par l'employeur et l'organisation des secours de l'entreprise ✓
- D.Le plan de développement des compétences individuel du salarié certifié sauveteur secouriste du travail
Réponse C. L'action du SST s'inscrit dans la démarche de prévention menée par l'employeur ainsi que dans l'organisation des secours de l'entreprise. INRS, ED 4085, p.20.
12. Comment l'INRS définit-il une situation professionnelle dangereuse ?
- A.Une situation où un accident du travail a déjà eu lieu
- B.Une situation dans laquelle le matériel de protection individuelle est absent ou n'est pas porté par les salariés affectés au poste concerné
- C.Une situation évaluée à risque élevé par le CSE
- D.Une situation où un ou plusieurs individus sont exposés à un ou plusieurs dangers pouvant entraîner un accident ou une maladie ✓
Réponse D. Une situation dangereuse est définie comme celle où un ou plusieurs individus sont exposés à un ou plusieurs dangers pouvant entraîner un accident ou une maladie. INRS, ED 4085, p.3.
13. Le repérage d'une situation dangereuse par le SST comporte deux composantes. Lesquelles ?
- A.Le ou les dangers pouvant nuire à la santé, et les personnes qui y sont exposées ✓
- B.La date de l'accident et le nom de la victime
- C.Le coût de l'arrêt de travail et la durée de l'incapacité
- D.Le type d'équipement de protection individuelle et sa date de fabrication
Réponse A. Le repérage implique deux composantes : le ou les dangers pouvant entraîner une atteinte à la santé, et les personnes qui y sont exposées. INRS, ED 4085, p.2.
14. Quelles sont les deux natures possibles du dommage potentiel identifié dans une situation dangereuse ?
- A.La sanction disciplinaire et le licenciement
- B.L'accident et la maladie ✓
- C.La grève et le conflit social
- D.La panne et l'incident matériel
Réponse B. Le dommage potentiel identifié par le SST est de deux natures possibles : l'accident ou la maladie. INRS, ED 4085, p.3.
15. Que doit toujours faire le SST après avoir repéré une situation dangereuse, quelle que soit l'action qu'il engage directement ?
- A.Attendre l'accident pour agir
- B.Demander l'avis de tous les salariés concernés avant d'agir
- C.Faire remonter l'information, quelle que soit l'action directement engagée ✓
- D.Se limiter à noter l'observation dans un carnet personnel
Réponse C. Toute situation dangereuse repérée doit faire l'objet d'une remontée d'informations, quelle que soit l'action directement engagée. INRS, ED 4085, p.4.
16. Face à un danger persistant lors d'un accident, combien de catégories de dangers le référentiel SST distingue-t-il, et lesquelles ?
- A.Deux catégories : mécanique et chimique
- B.Trois catégories : le danger mécanique, le danger électrique et le danger biologique ou infectieux
- C.Cinq catégories incluant le danger routier
- D.Quatre catégories : mécanique, électrique, thermique, et atmosphère toxique ou irrespirable ✓
Réponse D. Le référentiel distingue quatre catégories de danger persistant : mécanique, électrique, thermique (incendie ou explosion), et atmosphère toxique ou irrespirable. INRS, ED 4085, p.7.
17. Parmi les propositions suivantes, laquelle ne correspond pas à une des quatre catégories de danger persistant identifiées par le référentiel SST ?
- A.Le danger routier ✓
- B.Le danger mécanique
- C.Le danger électrique
- D.Une atmosphère toxique ou irrespirable
Réponse A. Les quatre catégories retenues sont mécanique, électrique, thermique et atmosphère toxique ou irrespirable ; le danger routier n'en fait pas partie dans ce référentiel. INRS, ED 4085, p.7.
18. Comment l'INRS définit-il l'action PROTÉGER dans la conduite à tenir du SST ?
- A.Installer systématiquement la victime en position latérale de sécurité avant de chercher à supprimer le danger, puis attendre sur place l'arrivée des secours
- B.Agir, sans risque pour sa propre sécurité, afin d'éviter un sur-accident lorsque la victime ou toute autre personne est exposée à un danger persistant ✓
- C.Appeler immédiatement le SAMU avant tout autre geste
- D.Isoler la victime du reste des témoins présents
Réponse B. Protéger consiste à agir, sans risque pour sa propre sécurité, afin d'éviter un sur-accident lorsque la victime et toute autre personne sont exposées à un danger persistant. INRS, ED 4085, p.7.
19. Que signifie l'action EXAMINER dans la conduite à tenir du SST ?
- A.Vérifier l'identité de la victime
- B.Contrôler les équipements de protection individuelle portés par la victime
- C.Rechercher les signes qui indiquent que la vie de la victime est menacée ✓
- D.Interroger les témoins sur les circonstances de l'accident
Réponse C. Examiner consiste à rechercher les signes qui indiquent que la vie de la victime est menacée. INRS, ED 4085, p.8.
20. Que signifie faire alerter dans la conduite à tenir du SST ?
- A.Prévenir uniquement le responsable hiérarchique de la victime, à charge pour lui de contacter ensuite les services de secours
- B.Rassembler les témoins de l'accident
- C.Déclencher l'évacuation générale du bâtiment
- D.Transmettre les informations nécessaires et suffisantes pour que les secours puissent organiser leur intervention ✓
Réponse D. Faire alerter consiste à transmettre les informations nécessaires et suffisantes pour que les secours puissent organiser leur intervention. INRS, ED 4085, p.9.
21. Quel article du Code du travail fixe les principes généraux de prévention que doit mettre en œuvre l'employeur ?
- A.L'article L. 4121-2 ✓
- B.L'article L. 1221-1
- C.L'article R. 4321-4
- D.L'article L. 3121-1
Réponse A. Les principes généraux de prévention que doit mettre en œuvre l'employeur sont fixés par l'article L. 4121-2 du Code du travail. Legifrance, art. L4121-2.
22. Quel est le premier des principes généraux de prévention énoncés à l'article L. 4121-2 du Code du travail ?
- A.Adapter le travail à l'homme
- B.Éviter les risques, c'est-à-dire supprimer le danger ou l'exposition au danger ✓
- C.Planifier la prévention
- D.Donner les instructions appropriées aux travailleurs de l'entreprise et de ses sous-traitants
Réponse B. Le premier principe général de prévention consiste à éviter les risques, c'est-à-dire supprimer le danger ou l'exposition au danger. Code du travail, art. L4121-2, 1°.
23. Que prévoit le deuxième principe général de prévention de l'article L. 4121-2 ?
- A.Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l'est moins
- B.Combattre les risques à la source
- C.Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ✓
- D.Prendre des mesures de protection collective
Réponse C. Le deuxième principe général de prévention consiste à évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités. Code du travail, art. L4121-2, 2°.
24. À quel principe général de prévention correspond l'obligation de combattre les risques à la source ?
- A.Le premier principe
- B.Le cinquième principe
- C.Le neuvième principe
- D.Le troisième principe ✓
Réponse D. Combattre les risques à la source constitue le troisième principe général de prévention. Code du travail, art. L4121-2, 3°.
25. Le quatrième principe général de prévention, qui vise notamment à limiter le travail monotone et cadencé, s'intitule comment ?
- A.Adapter le travail à l'homme ✓
- B.Planifier la prévention
- C.Tenir compte de l'évolution de la technique
- D.Combattre les risques à la source
Réponse A. Le quatrième principe est d'adapter le travail à l'homme, notamment dans la conception des postes et le choix des équipements, en vue de limiter le travail monotone et cadencé. Code du travail, art. L4121-2, 4°.
26. Quel principe général de prévention impose de tenir compte de l'état d'évolution de la technique ?
- A.Le troisième principe
- B.Le cinquième principe ✓
- C.Le septième principe
- D.Le premier principe
Réponse B. Le cinquième principe général de prévention consiste à tenir compte de l'état d'évolution de la technique. Code du travail, art. L4121-2, 5°.
27. Que prévoit le sixième principe général de prévention ?
- A.Évaluer les risques non évitables
- B.Donner les instructions appropriées aux travailleurs
- C.Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l'est pas ou par ce qui est moins dangereux ✓
- D.Prendre des mesures de protection collective en priorité sur les mesures de protection individuelle
Réponse C. Le sixième principe consiste à remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l'est pas ou par ce qui est moins dangereux. Code du travail, art. L4121-2, 6°.
28. Le septième principe général de prévention, relatif à la planification de la prévention, intègre notamment quels risques particuliers ?
- A.Les seuls risques liés au bruit et aux vibrations mécaniques transmises aux mains ou au corps entier
- B.Les seuls risques chimiques
- C.Les seuls risques électriques
- D.Les risques liés au harcèlement moral, au harcèlement sexuel et aux agissements sexistes ✓
Réponse D. Le septième principe planifie la prévention en intégrant technique, organisation, conditions de travail, relations sociales et facteurs ambiants, notamment les risques liés au harcèlement moral, au harcèlement sexuel et aux agissements sexistes. Code du travail, art. L4121-2, 7°.
29. Quel principe général de prévention impose de donner la priorité à la protection collective sur la protection individuelle ?
- A.Le huitième principe ✓
- B.Le deuxième principe
- C.Le quatrième principe
- D.Le sixième principe
Réponse A. Le huitième principe impose de prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle. Code du travail, art. L4121-2, 8°.
30. Quel est le neuvième et dernier principe général de prévention de l'article L. 4121-2 ?
- A.Combattre les risques à la source, dès la conception des postes
- B.Donner les instructions appropriées aux travailleurs ✓
- C.Éviter les risques
- D.Adapter le travail à l'homme
Réponse B. Le neuvième principe consiste à donner les instructions appropriées aux travailleurs. Code du travail, art. L4121-2, 9°.
31. Quel est le rôle des équipements de protection individuelle par rapport aux protections collectives, selon la hiérarchie des mesures de prévention ?
- A.Ils remplacent systématiquement les protections collectives, plus rapides à mettre en place
- B.Ils sont interdits dès qu'une protection collective existe
- C.Ils ne sont utilisés qu'en complément des protections collectives, si celles-ci se révèlent insuffisantes ✓
- D.Ils sont choisis en priorité par le salarié lui-même sans validation de l'employeur
Réponse C. La hiérarchie des mesures de prévention donne la priorité aux protections collectives ; les EPI ne sont utilisés qu'en complément, si les protections collectives sont insuffisantes. INRS, page Principes généraux de prévention.
32. Selon l'article L. 4122-1 du Code du travail, à quoi chaque travailleur est-il tenu, en fonction de sa formation et de ses possibilités ?
- A.Financer lui-même ses équipements de protection individuelle
- B.Remplacer l'employeur dans l'évaluation des risques
- C.Signer une décharge de responsabilité avant chaque prise de poste présentant un risque particulier pour sa propre santé ou sa propre sécurité
- D.Prendre soin de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou omissions au travail ✓
Réponse D. Chaque travailleur doit, selon ses instructions, sa formation et ses possibilités, prendre soin de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou omissions. Code du travail, art. L4122-1, al. 1.
33. L'obligation du salarié de prendre soin de sa sécurité a-t-elle une incidence sur la responsabilité de l'employeur ?
- A.Non, elle est sans incidence sur le principe de la responsabilité de l'employeur ✓
- B.Oui, elle transfère intégralement la responsabilité au salarié
- C.Oui, mais seulement en cas de faute grave du salarié
- D.Non, car seule la responsabilité pénale du salarié est engagée
Réponse A. Le fait que le salarié doive prendre soin de sa sécurité et de celle des autres est sans incidence sur le principe de la responsabilité de l'employeur. Code du travail, art. L4122-1, dernier alinéa.
34. Les mesures prises en matière de santé et de sécurité au travail peuvent-elles entraîner une charge financière pour les travailleurs ?
- A.Oui, dans la limite de 10 % du salaire mensuel
- B.Non, elles ne doivent entraîner aucune charge financière pour les travailleurs ✓
- C.Oui, si le CSE donne son accord
- D.Oui, uniquement pour les équipements de protection individuelle personnalisés
Réponse B. Les mesures prises en matière de santé et de sécurité au travail ne doivent entraîner aucune charge financière pour les travailleurs. Code du travail, art. L4122-2.
35. Selon l'article L. 4142-1 du Code du travail, avec le concours de quels organismes des actions de formation à la sécurité peuvent-elles être conduites ?
- A.Uniquement les organismes de formation certifiés Qualiopi et agréés par la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités du ressort
- B.Uniquement les compagnies d'assurance privées
- C.Les organismes professionnels d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail et les services de prévention des caisses régionales d'assurance maladie ✓
- D.Uniquement les syndicats professionnels du secteur
Réponse C. En fonction des risques constatés, des actions de formation à la sécurité sont conduites avec le concours des organismes professionnels d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail et des services de prévention des caisses régionales d'assurance maladie. Code du travail, art. L4142-1.
36. Lorsqu'un SST repère une situation dangereuse et qu'il est possible d'agir directement, quelle solution doit-il privilégier ?
- A.Attendre la validation du CSE avant toute action
- B.Se limiter à signaler par écrit sans agir
- C.Isoler uniquement les personnes exposées
- D.Supprimer le danger identifié, par son action ou celle d'un tiers ✓
Réponse D. Si le SST peut agir directement, la solution à privilégier est de supprimer le danger identifié, par son action ou celle d'un tiers. INRS, ED 4085, p.4.
37. Que peut faire le SST si le danger repéré ne peut pas être supprimé ?
- A.Contribuer à réduire le risque en proposant des pistes d'amélioration en matière de prévention ✓
- B.Cesser toute activité de prévention sur ce poste
- C.Exiger l'arrêt définitif de l'atelier concerné
- D.Se limiter à remplir une fiche d'incident anonyme et la déposer dans la boîte à idées de l'atelier
Réponse A. Si le danger ne peut pas être supprimé, le SST peut contribuer à réduire le risque en proposant des pistes d'amélioration en matière de prévention. INRS, ED 4085, p.5.
38. Lorsque les mesures de prévention se révèlent insuffisantes, quelles mesures complémentaires doivent être privilégiées ?
- A.Des sanctions disciplinaires envers les salariés exposés qui ne respectent pas les consignes de sécurité
- B.Des mesures de protection, en privilégiant les protections collectives aux protections individuelles ✓
- C.Le remplacement immédiat du poste par un poste administratif
- D.La suspension du contrat de travail du salarié exposé
Réponse B. Lorsque les mesures de prévention ne sont pas suffisantes, des mesures de protection doivent être mises en place en privilégiant les protections collectives aux protections individuelles. INRS, ED 4085, p.5.
39. Face à un danger persistant, quelle est la toute première question que doit se poser le SST ?
- A.Peut-on prévenir la victime avant d'agir ?
- B.Peut-on filmer la situation pour preuve ?
- C.Peut-on le supprimer de façon permanente et sans risque ? ✓
- D.Peut-on attendre l'arrivée des secours sans intervenir ?
Réponse C. Face à un danger persistant, la première question à se poser est de savoir si l'on peut le supprimer de façon permanente et sans risque ; si oui, le faire ou le faire faire. INRS, ED 4085, p.7.
40. Si le danger persistant ne peut pas être supprimé, quelle question le SST doit-il se poser ensuite ?
- A.Peut-on demander à la victime de se relever seule ?
- B.Peut-on prévenir uniquement le responsable hiérarchique ?
- C.Peut-on ignorer le danger si la victime semble stable ?
- D.Peut-on isoler la zone dangereuse de façon permanente et sans risque ? ✓
Réponse D. Si le danger persistant ne peut être supprimé, il faut se demander si l'on peut isoler la zone dangereuse de façon permanente et sans risque, et si oui interdire l'accès à la zone. INRS, ED 4085, p.7.
41. Dans quelle situation précise le SST doit-il effectuer une manœuvre exceptionnelle de dégagement d'urgence ?
- A.Lorsque le danger persistant est réel, immédiat, non contrôlable et menace la vie de la victime ✓
- B.Chaque fois qu'une victime se plaint de douleur
- C.Dès qu'un témoin le lui demande
- D.Systématiquement avant tout examen de la victime
Réponse A. Si le danger persistant est réel, immédiat, non contrôlable et menace la vie de la victime, le SST doit effectuer une manœuvre exceptionnelle de dégagement d'urgence. INRS, ED 4085, p.7.
42. Sur quels articles du Code du travail repose l'obligation de rédiger le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) ?
- A.Les articles L. 1121-1 et suivants
- B.Les articles R. 4121-1 et suivants ✓
- C.Les articles L. 6321-1 et suivants
- D.Les articles R. 4534-1 et suivants
Réponse B. Le DUERP découle de l'obligation de transcrire les résultats de l'évaluation des risques professionnels, conformément aux articles R. 4121-1 et suivants du Code du travail. INRS, page Document unique.
43. Qui est responsable de la rédaction du document unique d'évaluation des risques professionnels ?
- A.Le SST désigné dans l'entreprise
- B.L'inspecteur du travail
- C.L'employeur ✓
- D.Le médecin du travail
Réponse C. C'est l'employeur qui est responsable de la rédaction du DUERP. INRS, page Document unique.
44. À quelle fréquence minimale le DUERP doit-il être mis à jour dans les entreprises de 11 salariés et plus ?
- A.Tous les cinq ans
- B.Tous les deux ans
- C.Uniquement en cas d'accident grave
- D.Au moins chaque année ✓
Réponse D. Le DUERP doit être mis à jour au moins chaque année dans les entreprises de 11 salariés et plus. INRS, page Document unique.
45. Au-delà de la mise à jour annuelle, dans quels cas le DUERP doit-il également être actualisé ?
- A.Lors de tout aménagement important modifiant les conditions de santé ou de sécurité, ou lorsqu'une information supplémentaire affecte l'évaluation d'un risque ✓
- B.Uniquement lors du renouvellement du bail commercial des locaux, à l'occasion de l'état des lieux réalisé avec le propriétaire des bâtiments occupés par l'entreprise
- C.Uniquement à la demande écrite d'un salarié
- D.Uniquement lors du changement de dirigeant
Réponse A. Le DUERP doit être mis à jour lors de tout aménagement important modifiant les conditions de santé ou de sécurité, ou lorsqu'une information supplémentaire affecte l'évaluation d'un risque. INRS, page Document unique.
46. Pendant combien de temps le DUERP et ses versions antérieures doivent-ils être conservés ?
- A.10 ans
- B.40 ans ✓
- C.5 ans
- D.20 ans
Réponse B. Le DUERP et ses versions antérieures doivent être conservés pendant 40 ans. INRS, page Document unique.
47. Dans la démarche de prévention du risque chimique préconisée par l'INRS, que doit-on faire juste après avoir identifié et recensé les produits dangereux ?
- A.Former immédiatement tout le personnel sans autre étape
- B.Installer directement des protections individuelles
- C.Évaluer les risques associés à ces produits ✓
- D.Rédiger les procédures d'urgence en priorité
Réponse C. Après l'identification et le recensement des produits dangereux, la démarche préconise d'évaluer les risques associés, avant leur élimination ou substitution. INRS, page Risques chimiques.
48. Que doit posséder un travailleur pour réaliser des opérations sur ou à proximité d'installations électriques ?
- A.Une simple autorisation verbale de son supérieur
- B.Une expérience de plus de cinq ans dans le métier
- C.Un diplôme d'ingénieur électricien
- D.Une qualification électrique ✓
Réponse D. La qualification électrique est obligatoire pour les travailleurs réalisant des opérations sur ou à proximité d'installations électriques. INRS, page Risques électriques.
49. Sur quels deux piliers repose la prévention du risque électrique selon l'INRS ?
- A.La sécurité des installations et la sécurité de l'exploitation ✓
- B.La sécurité incendie et la sécurité routière
- C.L'assurance responsabilité civile et la formation gestes et postures
- D.Le contrôle technique annuel et le port de gants isolants
Réponse A. La prévention du risque électrique repose sur la sécurité des installations (conception, vérifications périodiques) et la sécurité de l'exploitation (travaux hors tension, distances de sécurité, formation). INRS, page Risques électriques.
50. À qui le SST doit-il transmettre l'information relative au danger repéré, en priorité ?
- A.Aux clients de l'entreprise
- B.Aux personnes exposées au danger repéré ✓
- C.Uniquement à la direction générale du groupe
- D.Uniquement aux organismes de certification
Réponse B. Le SST doit informer les personnes exposées au danger repéré. INRS, ED 4085, p.3.
51. En complément d'informer les personnes exposées, à qui le SST doit-il faire remonter la situation dangereuse repérée ?
- A.À un journaliste local
- B.À la caisse de retraite
- C.Aux personnes en charge de la prévention des risques dans l'entreprise ✓
- D.À un cabinet d'avocats extérieur à l'entreprise, pour avis juridique préalable
Réponse C. Le SST doit faire remonter les situations dangereuses repérées aux personnes en charge de la prévention des risques dans l'entreprise. INRS, ED 4085, p.3.
52. Lors de l'alerte pour un accident du travail, qui sont les destinataires du message d'alerte ?
- A.Uniquement les collègues présents sur le chantier au moment de la survenue de l'accident
- B.Uniquement la famille de la victime
- C.Uniquement le service des ressources humaines
- D.Les secours et les personnes prévues dans l'organisation des secours de l'entreprise ✓
Réponse D. Les destinataires de l'alerte sont les secours et les personnes prévues dans l'organisation des secours de l'entreprise. INRS, ED 4085, p.9.
53. Quel numéro d'urgence est prévu spécifiquement pour les personnes sourdes et malentendantes ?
- A.Le 114 ✓
- B.Le 115
- C.Le 112
- D.Le 17
Réponse A. Le 114 est le numéro d'appel d'urgence prévu pour les personnes sourdes et malentendantes. INRS, ED 4085, p.9.
54. Parmi les informations suivantes, laquelle doit obligatoirement figurer dans le message d'alerte transmis aux secours ?
- A.Le numéro de sécurité sociale de la victime
- B.Le lieu de l'accident, avec adresse, atelier ou étage ✓
- C.Le montant estimé des dégâts matériels
- D.Le nom du fournisseur de l'équipement en cause
Réponse B. Le message d'alerte doit préciser le lieu de l'accident, adresse, atelier ou étage. INRS, ED 4085, p.9.
55. Outre le lieu, quelle information sur les circonstances doit contenir le message d'alerte, par exemple chute de hauteur ou chariot renversé ?
- A.Le montant de la prime d'assurance
- B.L'historique médical complet de la victime
- C.La nature de l'accident ✓
- D.Le nom du fabricant du chariot
Réponse C. Le message d'alerte doit préciser la nature de l'accident, par exemple une chute de hauteur ou un chariot renversé. INRS, ED 4085, p.9.
56. Que doit également préciser le SST dans son message d'alerte, en plus du lieu et de la nature de l'accident ?
- A.La couleur des vêtements de la victime
- B.L'ancienneté de la victime dans l'entreprise
- C.Le salaire brut de la victime
- D.Le nombre de victimes ✓
Réponse D. Le message d'alerte doit préciser le nombre de victimes. INRS, ED 4085, p.9.
57. Quelle information sur la victime elle-même le message d'alerte doit-il transmettre aux secours ?
- A.L'état de la ou des victimes ✓
- B.La pointure de chaussures de la victime
- C.La marque du téléphone utilisé pour l'appel
- D.Le groupe sanguin supposé de la victime
Réponse A. Le message d'alerte doit préciser l'état de la ou des victimes. INRS, ED 4085, p.9.
58. Le message d'alerte doit aussi indiquer quelles actions ont déjà été entreprises. De quoi s'agit-il précisément ?
- A.Des congés restants de la victime
- B.Les actions déjà engagées auprès de la victime ✓
- C.Le trajet emprunté pour venir travailler
- D.Les horaires de pause de l'équipe
Réponse B. Le message d'alerte doit préciser les actions déjà engagées auprès de la victime. INRS, ED 4085, p.9.
59. Quelle règle impérative le SST doit-il respecter à la fin de son appel aux secours ?
- A.Rappeler systématiquement cinq minutes plus tard
- B.Demander le nom de l'opérateur avant de raccrocher
- C.Ne jamais raccrocher le premier ✓
- D.Couper l'appel dès que le lieu est transmis
Réponse C. Une règle impérative de l'alerte est de ne jamais raccrocher le premier. INRS, ED 4085, p.9.
60. Après avoir demandé à une autre personne de donner l'alerte, que doit vérifier le SST ?
- A.Que la victime a signé une décharge
- B.Que le CSE a été informé par écrit
- C.Que l'assurance a été prévenue
- D.Que l'alerte a bien été donnée ✓
Réponse D. Le SST doit s'assurer que l'alerte a bien été donnée. INRS, ED 4085, p.9.
61. Quelle action complémentaire le SST doit-il organiser pour faciliter l'arrivée des secours ?
- A.Envoyer une personne au-devant des secours pour organiser leur accès au plus près de la victime ✓
- B.Fermer l'accès principal du bâtiment par sécurité
- C.Demander à tous les témoins de quitter les lieux
- D.Couper l'électricité de tout le bâtiment
Réponse A. Le SST doit envoyer une personne au-devant des secours et organiser leur accès sur le lieu de l'accident, au plus près de la victime. INRS, ED 4085, p.9.
62. Quel principe de rapidité s'applique à la transmission de l'alerte par le SST ?
- A.L'alerte peut attendre la fin des gestes de premiers secours
- B.L'alerte doit être la plus précoce possible ✓
- C.L'alerte n'est utile qu'après l'arrivée du responsable
- D.L'alerte doit être donnée uniquement par écrit
Réponse B. L'alerte doit être la plus précoce possible. INRS, ED 4085, p.9.
63. Comment le SST doit-il choisir la personne qui va donner l'alerte, si lui-même ne peut pas le faire ?
- A.En tirant au sort parmi les témoins
- B.En désignant systématiquement la personne la plus âgée présente sur les lieux
- C.En désignant, si possible, la personne la plus apte à alerter les secours ✓
- D.En attendant qu'un volontaire se propose spontanément
Réponse C. Pour choisir qui donne l'alerte, le SST doit désigner, si possible, la personne la plus apte pour faire alerter les secours. INRS, ED 4085, p.9.
64. Pour conserver la validité de son certificat, à quelle fréquence le SST doit-il suivre une formation de maintien et actualisation des compétences (MAC) ?
- A.Tous les 36 mois
- B.Tous les 12 mois
- C.Tous les 60 mois
- D.Tous les 24 mois ✓
Réponse D. Pour conserver la validité de son certificat, le SST doit suivre une formation MAC tous les 24 mois. INRS, ED 4085, p.20.
65. Les deux compétences délivrées par la formation SST, prévention et intervention, sont-elles hiérarchisées l'une par rapport à l'autre ?
- A.Non, elles sont indissociables et non hiérarchisées l'une par rapport à l'autre ✓
- B.Oui, la prévention prime toujours sur l'intervention face à un accident du travail
- C.Oui, l'intervention prime toujours sur la prévention
- D.Cela dépend du secteur d'activité de l'entreprise
Réponse A. La formation SST délivre deux compétences indissociables et non hiérarchisées l'une par rapport à l'autre : contribuer à la prévention et intervenir face à un accident. INRS, ED 4085, p.20.
66. En période d'épidémie, quelles consignes le SST doit-il respecter pour se protéger et adapter sa conduite à tenir ?
- A.Uniquement les consignes de son syndicat
- B.Les consignes sanitaires nationales, les consignes de secours de l'entreprise et les recommandations de l'INRS ✓
- C.Uniquement les consignes transmises oralement par un collègue
- D.Aucune consigne particulière, la conduite à tenir du SST reste rigoureusement identique en toutes circonstances et en toute période
Réponse B. En période d'épidémie, le SST doit se protéger en respectant les consignes sanitaires nationales, les consignes de secours de l'entreprise et, le cas échéant, les recommandations de l'INRS. INRS, ED 4085, p.19.
67. Quel est l'objectif affiché de l'aide-mémoire SST (ED 4085) publié par l'INRS ?
- A.Remplacer intégralement la formation initiale du SST
- B.Servir de support d'évaluation officiel lors de la formation de maintien et actualisation des compétences
- C.Donner un accès rapide à l'essentiel des connaissances abordées en formation, sans s'y substituer ✓
- D.Servir de manuel juridique de référence pour les tribunaux
Réponse C. L'aide-mémoire ED 4085 est conçu pour donner un accès rapide à l'essentiel des connaissances abordées lors de la formation, et non pour s'y substituer. INRS, ED 4085, p.20.
68. Les conduites à tenir résumées dans la partie Secours de l'aide-mémoire sont conformes à quel document de référence ?
- A.Un manuel scolaire de premiers secours diffusé par l'Éducation nationale
- B.Une norme AFNOR non publiée
- C.Un protocole hospitalier local
- D.La dernière version du guide des données techniques de l'INRS ✓
Réponse D. Les conduites à tenir synthétisées dans la partie Secours de l'aide-mémoire sont conformes à la dernière version du guide des données techniques de l'INRS. INRS, page média référençant l'ED 4085.
69. Par quel organisme l'INRS est-il financé ?
- A.La Sécurité sociale, Assurance maladie, Risques professionnels ✓
- B.Le budget de l'État via le ministère du Travail exclusivement
- C.Les cotisations volontaires des entreprises adhérentes
- D.Pôle emploi
Réponse A. L'INRS est financé par la Sécurité sociale, Assurance maladie, Risques professionnels. INRS, ED 4085, p.20.
70. À quelle édition en est l'aide-mémoire ED 4085 Sauvetage Secourisme du Travail, révisée en mars 2026 ?
- A.La 3e édition
- B.La 6e édition ✓
- C.La 1re édition
- D.La 9e édition
Réponse B. L'aide-mémoire ED 4085 en est à sa 6e édition, révisée en mars 2026. INRS, ED 4085, dernière page.
71. Comment les troubles musculosquelettiques (TMS) sont-ils définis par l'INRS ?
- A.Des maladies infectieuses liées à l'environnement de travail et aux contacts entre salariés
- B.Des troubles exclusivement d'origine psychologique
- C.Des atteintes de l'appareil locomoteur touchant muscles, tendons et nerfs des membres ✓
- D.Des malformations congénitales aggravées par le travail
Réponse C. Les TMS sont des atteintes de l'appareil locomoteur touchant les muscles, tendons et nerfs des membres, se manifestant par douleurs, raideur, perte de force ou de sensibilité. INRS, page Troubles musculosquelettiques.
72. Quelle proportion des maladies professionnelles reconnues en France les TMS représentent-ils ?
- A.Environ 30 %
- B.Environ 50 %
- C.Environ 65 %
- D.Plus de 80 % ✓
Réponse D. Les TMS représentent plus de 80 % des maladies professionnelles reconnues en France. INRS, page Troubles musculosquelettiques.
73. Parmi les TMS suivants, lequel touche spécifiquement le poignet ?
- A.Le syndrome du canal carpien ✓
- B.La tendinopathie de la coiffe des rotateurs
- C.L'épicondylite
- D.Le syndrome de Raynaud
Réponse A. Le syndrome du canal carpien est un TMS touchant le poignet, au même titre que la tendinopathie de la coiffe des rotateurs (épaule) ou l'épicondylite (coude). INRS, page Troubles musculosquelettiques.
74. En combien de familles les facteurs de risque de TMS sont-ils classés par l'INRS ?
- A.Deux familles
- B.Trois familles : biomécaniques, psychosociaux et environnementaux ✓
- C.Quatre familles : biomécaniques, chimiques, psychosociaux et organisationnels
- D.Cinq familles
Réponse B. Les facteurs de risque de TMS sont classés en trois familles : biomécaniques, psychosociaux et environnementaux. INRS, page Troubles musculosquelettiques.
75. Parmi les secteurs suivants, lequel est cité par l'INRS comme particulièrement touché par les TMS ?
- A.Les banques et assurances
- B.L'édition et l'imprimerie
- C.Le BTP ✓
- D.Le commerce de détail alimentaire
Réponse C. Les secteurs les plus touchés par les TMS incluent l'agroalimentaire, la métallurgie, l'automobile, le BTP, le transport-logistique, le nettoyage, et la santé. INRS, page Troubles musculosquelettiques.
76. Que regroupent les risques psychosociaux (RPS) selon l'INRS ?
- A.Uniquement les accidents liés aux chutes de hauteur
- B.Uniquement les maladies professionnelles reconnues au tableau
- C.Uniquement les troubles musculosquelettiques
- D.Le stress, les violences internes et les violences externes ✓
Réponse D. Les RPS regroupent des situations où sont présents, combinés ou non, le stress, les violences internes et les violences externes. INRS, page Risques psychosociaux.
77. Comment l'INRS définit-il le stress au travail ?
- A.Un déséquilibre entre la perception des contraintes de l'environnement de travail et celle de ses propres ressources pour y faire face ✓
- B.Une réaction uniquement physique face au bruit
- C.Un excès systématique de charge de travail administrative imposé au salarié par sa hiérarchie directe, sans compensation ni récupération
- D.Une conséquence directe et automatique du télétravail
Réponse A. Le stress au travail est défini comme un déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes de son environnement de travail et celle qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face. INRS, page Risques psychosociaux.
78. Une exposition prolongée aux RPS peut entraîner, entre autres, quelles conséquences sur la santé ?
- A.Uniquement une baisse de motivation passagère, sans aucune conséquence durable sur la santé physique du salarié
- B.Des maladies cardiovasculaires, des TMS, des troubles anxio-dépressifs et un épuisement professionnel ✓
- C.Uniquement des troubles digestifs bénins
- D.Uniquement une prise de poids modérée
Réponse B. Une exposition prolongée aux RPS peut entraîner des maladies cardiovasculaires, des TMS, des troubles anxio-dépressifs, un épuisement professionnel et des risques suicidaires. INRS, page Risques psychosociaux.
79. Qu'englobe le risque chimique en milieu professionnel selon l'INRS ?
- A.Uniquement l'exposition aux poussières de bois
- B.Uniquement les accidents liés aux machines et aux équipements de travail de l'atelier de production ou du chantier
- C.L'exposition à des produits chimiques dangereux ou à des émissions issues de procédés de fabrication ✓
- D.Uniquement les nuisances sonores en atelier
Réponse C. Le risque chimique concerne des situations exposant les salariés à des produits chimiques dangereux ou à des émissions issues de procédés de fabrication. INRS, page Risques chimiques.
80. Quelle proportion de travailleurs déclare être exposée à des substances chimiques cancérigènes, selon l'INRS ?
- A.Environ 50 %
- B.Environ 1 %
- C.Environ 25 %
- D.Environ 10 % ✓
Réponse D. Environ un travailleur sur trois déclare être exposé à un risque chimique, et 10 % sont exposés à des substances chimiques cancérigènes. INRS, page Risques chimiques.
81. Quelle différence l'INRS établit-il entre intoxication aiguë et effet chronique lié à l'exposition chimique ?
- A.L'intoxication aiguë se manifeste immédiatement, comme des brûlures ou irritations, alors que les effets chroniques, comme des cancers, apparaissent parfois des années après ✓
- B.Il n'existe aucune différence, les deux notions sont équivalentes
- C.L'intoxication aiguë ne concerne que l'ingestion, jamais l'inhalation
- D.Les effets chroniques disparaissent toujours après l'arrêt de l'exposition, alors que l'intoxication aiguë laisse des séquelles définitives dans absolument tous les cas de figure
Réponse A. L'exposition peut provoquer des intoxications aiguës (brûlures, irritations, asphyxie) ou des effets chroniques (allergies, asthme, cancers) détectés parfois des années après. INRS, page Risques chimiques.
82. Parmi les secteurs suivants, lequel est cité par l'INRS comme particulièrement concerné par le risque chimique ?
- A.L'hôtellerie de luxe
- B.L'aéronautique ✓
- C.Le commerce de vêtements
- D.L'enseignement supérieur
Réponse B. Les secteurs particulièrement concernés par le risque chimique incluent la chimie, la pharmacie, la cosmétique, la métallurgie, l'automobile, le BTP et l'aéronautique. INRS, page Risques chimiques.
83. Que comprend le risque électrique selon l'INRS ?
- A.Uniquement le risque de panne de courant
- B.Uniquement le risque lié aux batteries des véhicules et des engins électriques présents sur le site de l'entreprise
- C.Le contact direct ou indirect avec une pièce nue sous tension, le court-circuit et l'arc électrique ✓
- D.Uniquement les coupures de courant accidentelles
Réponse C. Le risque électrique comprend le contact direct ou indirect avec une pièce nue sous tension, le court-circuit et l'arc électrique, pouvant entraîner électrisation, électrocution, incendie ou explosion. INRS, page Risques électriques.
84. Quel est le paradoxe relevé par l'INRS concernant l'électricité statique ?
- A.Elle est totalement inoffensive dans tous les cas
- B.Elle ne concerne que les environnements très humides
- C.Elle est plus dangereuse pour les personnes que l'électricité industrielle distribuée en basse tension dans les ateliers de production
- D.Malgré un risque physiologique limité pour les personnes, elle peut déclencher des accidents graves comme des incendies ou explosions ✓
Réponse D. L'électricité statique, bien que présentant un risque physiologique limité pour les personnes, peut déclencher des accidents graves tels qu'incendies, explosions ou chutes. INRS, page Risques électriques.
85. À partir de quel niveau d'exposition au bruit sur une journée de 8 heures l'audition est-elle considérée en danger, selon l'INRS ?
- A.80 dB(A) ✓
- B.60 dB(A)
- C.100 dB(A)
- D.70 dB(A)
Réponse A. Une exposition au bruit de 80 dB(A) sur une journée de travail de 8 heures est considérée comme mettant en danger l'audition. INRS, page Risques liés au bruit.
86. Quel niveau de bruit est considéré comme dangereux quelle que soit sa durée d'exposition, même bref ?
- A.90 dB(A)
- B.135 dB(A) ✓
- C.110 dB(A)
- D.120 dB(A)
Réponse B. Une exposition au bruit de 135 dB(A), même brève, est considérée comme dangereuse quelle que soit sa durée. INRS, page Risques liés au bruit.
87. Parmi les effets du bruit cités par l'INRS, lequel est réversible, à la différence de la surdité qui est irréversible ?
- A.Les troubles cardiovasculaires
- B.La fatigue cognitive chronique
- C.La fatigue auditive ✓
- D.Les troubles du sommeil chroniques
Réponse C. Le bruit peut provoquer une surdité, atteinte irréversible, ainsi qu'une fatigue auditive réversible ; il génère aussi fatigue cognitive, stress et troubles cardiovasculaires. INRS, page Risques liés au bruit.
88. La surdité d'origine professionnelle liée au bruit est-elle reconnue comme maladie professionnelle ?
- A.Non, elle est classée comme accident du travail
- B.Non, elle n'est reconnue que si elle est totale
- C.Oui, mais uniquement dans le secteur du BTP
- D.Oui, elle est reconnue comme maladie professionnelle ✓
Réponse D. La surdité d'origine professionnelle liée au bruit est reconnue comme maladie professionnelle. INRS, page Risques liés au bruit.
89. Devant une victime qui saigne abondamment, quel est le résultat à atteindre en priorité par le SST ?
- A.Arrêter le saignement en comprimant directement l'endroit qui saigne avec la paume de la main ✓
- B.Rassurer la victime en attendant les secours sans intervenir
- C.Surélever uniquement la partie du corps atteinte sans comprimer
- D.Nettoyer la plaie à l'eau claire avant toute compression
Réponse A. Devant une hémorragie abondante, le résultat à atteindre est d'arrêter le saignement en comprimant directement l'endroit qui saigne avec la paume de la main. INRS, ED 4085, p.10.
90. Que doit faire le SST si la compression manuelle d'une hémorragie s'avère inefficace ?
- A.Continuer indéfiniment la même compression
- B.Poser un garrot ✓
- C.Placer la victime en position latérale de sécurité
- D.Interrompre toute action et attendre les secours
Réponse B. Si la compression manuelle d'une hémorragie est inefficace, le SST doit poser un garrot. INRS, ED 4085, p.10.
91. Quelle est la conduite à tenir face à un saignement de nez ?
- A.Allonger la victime à plat dos, tête en arrière
- B.Faire pencher la tête en arrière pour éviter que le sang ne coule
- C.Faire asseoir la victime, tête penchée en avant, la faire se moucher puis comprimer les narines pendant 10 minutes ✓
- D.Appliquer immédiatement un pansement compressif sur le nez
Réponse C. En cas de saignement de nez, il faut faire asseoir la victime tête penchée en avant, lui faire se moucher, puis lui demander de comprimer les narines pendant 10 minutes. INRS, ED 4085, p.10.
92. Devant une victime qui s'étouffe par obstruction complète des voies aériennes, quelle est la première action à réaliser ?
- A.Lui faire boire un grand verre d'eau
- B.La coucher immédiatement sur le côté
- C.Lui demander de tousser fort pendant plusieurs minutes
- D.Donner de 1 à 5 claques dans le dos ✓
Réponse D. Devant une obstruction complète des voies aériennes, la première action est de donner de 1 à 5 claques dans le dos. INRS, ED 4085, p.11.
93. Si les claques dans le dos sont inefficaces chez l'adulte ou le grand enfant qui s'étouffe, quelle technique le SST utilise-t-il ?
- A.La méthode de Heimlich, par compressions abdominales ✓
- B.Le bouche-à-bouche immédiat
- C.La position latérale de sécurité
- D.Le massage cardiaque externe
Réponse A. Si les claques dans le dos sont inefficaces chez l'adulte ou le grand enfant, la technique à utiliser est la méthode de Heimlich, par compressions abdominales. INRS, ED 4085, p.11.
94. Chez le nourrisson qui s'étouffe, en cas d'échec des claques dans le dos, quelle technique le SST réalise-t-il ?
- A.La méthode de Heimlich classique
- B.Des compressions thoraciques avec deux doigts au milieu de la poitrine, le nourrisson tenu sur l'avant-bras ✓
- C.Un bouche-à-bouche prolongé sans autre geste
- D.Une simple surveillance sans intervention
Réponse B. Chez le nourrisson, en cas d'échec des claques dans le dos, le SST réalise des compressions thoraciques avec deux doigts au milieu de la poitrine, le nourrisson tenu sur l'avant-bras. INRS, ED 4085, p.11.
95. Chez l'adulte en arrêt cardio-respiratoire, quel rythme de compressions thoraciques et d'insufflations le SST doit-il appliquer ?
- A.20 compressions pour 3 insufflations
- B.10 compressions pour 1 insufflation
- C.30 compressions thoraciques, à un rythme de 100 à 120 par minute, pour 2 insufflations, avec DAE dès que possible ✓
- D.15 compressions pour 4 insufflations
Réponse C. Chez l'adulte, la conduite à tenir associe des cycles de 30 compressions thoraciques, à un rythme de 100 à 120 par minute, et 2 insufflations, avec mise en œuvre du DAE le plus tôt possible. INRS, ED 4085, p.12.
96. Chez l'enfant et le nourrisson en arrêt cardio-respiratoire, par quoi débute la réanimation, avant les cycles de compressions ?
- A.Par la pose immédiate du défibrillateur sans autre geste
- B.Par 30 compressions thoraciques d'emblée
- C.Par un appel aux secours avant tout geste
- D.Par 5 insufflations ✓
Réponse D. Chez l'enfant et le nourrisson, la réanimation débute par 5 insufflations, puis se poursuit par des cycles de 15 compressions thoraciques et 2 insufflations. INRS, ED 4085, p.12.
97. En cas de brûlure thermique ou électrique, pendant combien de temps faut-il arroser la zone brûlée à l'eau courante tempérée ?
- A.Au moins 10 minutes, idéalement 20 minutes ✓
- B.Au moins 1 minute seulement
- C.Au moins 30 secondes
- D.Au moins 1 heure
Réponse A. En cas de brûlure thermique ou électrique, il faut arroser immédiatement la zone brûlée à l'eau courante tempérée pendant au moins 10 minutes, idéalement 20 minutes. INRS, ED 4085, p.15.
98. Quelle position faut-il installer pour une victime présentant une plaie grave à l'abdomen ?
- A.Assise, jambes tendues
- B.À plat dos, jambes fléchies ✓
- C.Sur le côté, en chien de fusil
- D.Debout, appuyée contre un mur
Réponse B. En cas de plaie grave à l'abdomen, la position à installer pour la victime est à plat dos, jambes fléchies. INRS, ED 4085, p.16.
99. En cas de plaie avec section d'un membre, comment le SST doit-il traiter le segment sectionné ?
- A.Le jeter si les secours arrivent rapidement
- B.Le nettoyer à l'alcool avant de le transporter
- C.L'isoler dans un sac placé dans un contenant réfrigéré permettant le transport ✓
- D.Le recoller immédiatement sur le moignon
Réponse C. En cas de plaie avec section de membre, le SST doit protéger le moignon et isoler le segment sectionné dans un sac placé dans un contenant réfrigéré permettant le transport. INRS, ED 4085, p.16.
100. Devant une plaie qui ne saigne pas abondamment, quelle vérification complémentaire le SST doit-il effectuer auprès de la victime ?
- A.Vérifier son groupe sanguin
- B.Vérifier sa couverture mutuelle
- C.Vérifier son numéro de sécurité sociale
- D.Vérifier que sa vaccination antitétanique est à jour ✓
Réponse D. Devant une plaie qui ne saigne pas abondamment, le SST doit s'assurer, entre autres, que la vaccination antitétanique de la victime est à jour. INRS, ED 4085, p.16.