QCM SST : protéger la victime
Rédigé par Victor Aubague· Sources : INRS / Assurance Maladie· Mis à jour : juillet 2026
En bref
Le SST - Protéger fait partie de la certification SST (validité 2 ans (MAC SST), référentiel INRS / Assurance Maladie). Cette page réunit 100 questions corrigées et expliquées pour s'entraîner.
Cette page rassemble 100 questions corrigées sur le SST - Protéger, chacune avec la bonne réponse et une explication rattachée au référentiel officiel (INRS / Assurance Maladie). Entraînez-vous d'abord en conditions d'examen avec le quiz interactif chronométrable, puis vérifiez le corrigé complet.
100 questions corrigées
Toutes les questions du Protéger, avec la réponse et l'explication sourcée.
1. Comment l'INRS définit-il l'action « Protéger » dans la démarche SST ?
- A.Agir, sans risque pour sa propre sécurité, afin d'éviter un sur-accident, lorsque la victime et toute autre personne sont exposées à un danger persistant ✓
- B.Alerter immédiatement les secours avant toute autre action
- C.Évacuer systématiquement la victime hors de la zone dangereuse dès qu'un danger est repéré, avant même d'avoir cherché à supprimer ou à isoler ce danger persistant
- D.Sécuriser uniquement le matériel avant de s'occuper de la victime
Réponse A. La définition officielle est : agir sans risque pour sa sécurité afin d'éviter un sur-accident quand la victime et toute personne sont exposées à un danger persistant (INRS ED 4085, p. 7).
2. Quelle est la première étape de l'action Protéger, selon l'aide-mémoire SST ?
- A.Alerter les secours et attendre leurs consignes
- B.Identifier le ou les dangers persistants ✓
- C.Isoler la victime
- D.Poser un garrot
Réponse B. La première étape consiste à identifier le ou les dangers persistants (INRS ED 4085, p. 7).
3. Parmi les quatre catégories de danger persistant listées par l'aide-mémoire SST, laquelle correspond à un risque d'écrasement par une machine en mouvement ?
- A.Le danger électrique
- B.Le danger thermique
- C.Le danger mécanique ✓
- D.L'atmosphère toxique ou irrespirable
Réponse C. Le danger « mécanique » est une des quatre catégories de danger persistant listées par l'aide-mémoire SST (INRS ED 4085, p. 7).
4. Un câble sous tension endommagé à proximité de la victime relève de quelle catégorie de danger persistant ?
- A.Le danger mécanique
- B.Le danger thermique
- C.L'atmosphère toxique
- D.Le danger électrique ✓
Réponse D. Le danger « électrique » figure parmi les quatre catégories de danger persistant identifiées par l'INRS (INRS ED 4085, p. 7).
5. Quelle catégorie de danger persistant recouvre le risque d'incendie ou d'explosion ?
- A.Le danger thermique ou pouvant provoquer un incendie ou une explosion ✓
- B.Le danger mécanique
- C.Le danger électrique
- D.L'atmosphère toxique ou irrespirable due aux fumées dégagées par la combustion
Réponse A. L'aide-mémoire SST cite le danger thermique ou pouvant provoquer un incendie ou une explosion comme l'une des quatre catégories (INRS ED 4085, p. 7).
6. Une fuite de gaz rendant l'air irrespirable correspond à quelle catégorie de danger persistant identifiée par l'INRS ?
- A.Le danger mécanique lié aux pièces en mouvement
- B.L'atmosphère toxique ou irrespirable ✓
- C.Le danger thermique
- D.Le danger électrique
Réponse B. L'atmosphère toxique ou irrespirable fait partie des quatre catégories de danger persistant listées (INRS ED 4085, p. 7).
7. Face à un danger persistant identifié, quelle est la première question à se poser selon la procédure Protéger ?
- A.Peut-on isoler la zone ?
- B.Peut-on évacuer la victime ainsi que l'ensemble des personnes présentes ?
- C.Peut-on supprimer le danger de façon permanente et sans risque ? ✓
- D.Peut-on attendre les secours ?
Réponse C. La question prioritaire est : « Peut-on les supprimer de façon permanente et sans risque ? Si oui, le faire ou le faire faire. » (INRS ED 4085, p. 7).
8. Si la suppression du danger n'est pas possible, quelle question l'aide-mémoire SST invite-t-il à se poser ensuite ?
- A.Peut-on supprimer le danger ?
- B.Peut-on effectuer un dégagement d'urgence de la victime vers l'extérieur ?
- C.Peut-on alerter directement les secours ?
- D.Peut-on isoler la zone dangereuse de façon permanente et sans risque ? ✓
Réponse D. À défaut de suppression, la question suivante est : « Peut-on isoler la zone dangereuse de façon permanente et sans risque ? » (INRS ED 4085, p. 7).
9. Une fois la zone dangereuse isolée, quelle consigne doit être appliquée ?
- A.Interdire l'accès à la zone dangereuse ✓
- B.Ouvrir la zone à la ventilation
- C.Déplacer la victime vers la zone
- D.Attendre 20 minutes avant d'agir
Réponse A. Une fois la zone isolée, la consigne est d'interdire l'accès à la zone dangereuse (INRS ED 4085, p. 7).
10. Comment l'aide-mémoire SST qualifie-t-il le dégagement d'urgence par rapport à la suppression ou l'isolement du danger ?
- A.Comme l'action prioritaire systématique
- B.Comme une action complémentaire exceptionnelle ✓
- C.Comme une action obligatoire dans tous les cas
- D.Comme une action réservée aux pompiers
Réponse B. Le dégagement d'urgence est présenté comme une action complémentaire exceptionnelle, pas comme l'action par défaut (INRS ED 4085, p. 7).
11. Combien de critères cumulatifs conditionnent le déclenchement d'un dégagement d'urgence ?
- A.Deux
- B.Trois
- C.Quatre ✓
- D.Cinq
Réponse C. Quatre critères cumulatifs sont exigés : le danger doit être réel, immédiat, non contrôlable et menacer la vie de la victime (INRS ED 4085, p. 7).
12. Un danger est réel et immédiat mais peut être contrôlé sans menacer la vie de la victime. Que préconise l'aide-mémoire SST ?
- A.Le dégagement d'urgence immédiat de la victime hors de la zone concernée
- B.L'alerte avant toute autre action
- C.L'examen prioritaire de la victime
- D.La suppression ou l'isolement du danger, pas le dégagement d'urgence ✓
Réponse D. En l'absence d'un des quatre critères cumulatifs, l'aide-mémoire ne préconise pas de dégagement d'urgence mais la suppression ou l'isolement du danger (INRS ED 4085, p. 7).
13. Quel est l'enchaînement officiel des quatre actions du plan d'intervention SST ?
- A.Protéger, Examiner, Faire alerter, Secourir ✓
- B.Examiner, Protéger, Secourir, Faire alerter
- C.Faire alerter, Protéger, Examiner, Secourir
- D.Secourir, Protéger, Examiner, Faire alerter
Réponse A. Le plan d'intervention SST enchaîne Protéger, Examiner, Faire alerter, Secourir (INRS ED 4085, p. 18-19).
14. Quel délai indicatif l'aide-mémoire SST fixe-t-il pour la séquence Protéger-Examiner ?
- A.Moins d'une minute
- B.Moins de trois minutes ✓
- C.Moins de dix minutes
- D.Aucun délai n'est fixé
Réponse B. L'aide-mémoire fixe l'objectif « moins de trois minutes pour agir » pour cette séquence (INRS ED 4085, p. 18).
15. Comment l'action « Examiner » est-elle définie par l'INRS ?
- A.Transmettre les informations aux secours
- B.Supprimer le danger résiduel
- C.Rechercher les signes qui indiquent que la vie de la victime est menacée ✓
- D.Installer la victime en position latérale de sécurité avant tout autre geste
Réponse C. Examiner est défini comme le fait de rechercher les signes qui indiquent que la vie de la victime est menacée (INRS ED 4085, p. 8).
16. Parmi les questions d'examen de la victime prévues par l'aide-mémoire SST, laquelle porte sur une hémorragie ?
- A.La victime respire-t-elle normalement ?
- B.La victime s'étouffe-t-elle ?
- C.La victime répond-elle aux questions ?
- D.La victime saigne-t-elle abondamment ? ✓
Réponse D. L'examen comporte la question « La victime saigne-t-elle abondamment ? » (INRS ED 4085, p. 8).
17. Quelle question d'examen permet de détecter une obstruction des voies aériennes ?
- A.La victime s'étouffe-t-elle ? ✓
- B.La victime se plaint-elle ?
- C.La victime saigne-t-elle ?
- D.La victime bouge-t-elle les jambes ?
Réponse A. L'examen comporte la question « La victime s'étouffe-t-elle ? » (INRS ED 4085, p. 8).
18. Quelles questions permettent d'évaluer l'état de conscience et la douleur de la victime ?
- A.La victime respire-t-elle normalement ? Est-elle allongée sur le dos ?
- B.La victime répond-elle aux questions ? Se plaint-elle ? ✓
- C.La victime saigne-t-elle ? S'étouffe-t-elle ?
- D.La victime bouge-t-elle ? Parle-t-elle fort ?
Réponse B. L'examen comporte les questions « La victime répond-elle aux questions ? Se plaint-elle ? » (INRS ED 4085, p. 8).
19. Une victime allongée sur le ventre ne répond pas. Que faire avant de vérifier sa respiration ?
- A.Lui donner des claques dans le dos
- B.Appeler directement le 114
- C.La mettre sur le dos ✓
- D.La laisser sur le ventre et observer
Réponse C. Si la victime ne répond pas, il faut vérifier si elle respire ; si elle est sur le ventre, il faut la mettre sur le dos pour cette vérification (INRS ED 4085, p. 8).
20. Comment l'INRS définit-il l'action « Faire alerter » ?
- A.Rechercher l'ensemble des signes indiquant que la vie de la victime est menacée avant de prévenir qui que ce soit à l'extérieur
- B.Isoler la zone dangereuse
- C.Poser les premiers gestes de secours
- D.Transmettre les informations nécessaires et suffisantes pour que les secours puissent organiser leur intervention ✓
Réponse D. Faire alerter est défini comme le fait de transmettre les informations nécessaires et suffisantes pour que les secours puissent organiser leur intervention (INRS ED 4085, p. 9).
21. Quelle règle énonce l'aide-mémoire SST au sujet du moment où déclencher l'alerte ?
- A.L'alerte doit être la plus précoce possible ✓
- B.L'alerte doit attendre la fin de l'examen complet
- C.L'alerte doit être donnée uniquement par le chef d'établissement
- D.L'alerte peut être différée si la victime semble stable
Réponse A. La règle énoncée est : « L'alerte doit être la plus précoce possible. » (INRS ED 4085, p. 9).
22. À qui est destiné le numéro d'appel d'urgence 114 mentionné dans l'aide-mémoire SST ?
- A.Aux services de police uniquement
- B.Aux personnes sourdes et malentendantes ✓
- C.Aux entreprises du BTP exclusivement
- D.Aux pompiers en zone rurale
Réponse B. Le 114 est présenté comme le numéro d'appel destiné aux personnes sourdes et malentendantes (INRS ED 4085, p. 9).
23. Parmi les informations à transmettre lors de l'alerte, laquelle correspond au lieu de l'accident ?
- A.Le nombre de victimes
- B.Les actions déjà engagées auprès de la victime
- C.L'adresse, l'atelier ou l'étage concerné ✓
- D.L'état de la victime
Réponse C. Le message d'alerte doit préciser le lieu de l'accident : adresse, atelier, étage (INRS ED 4085, p. 9).
24. Le message d'alerte doit préciser la nature de l'accident. Quel exemple l'aide-mémoire SST cite-t-il ?
- A.Une allergie alimentaire
- B.Un malaise cardiaque
- C.Une intoxication alimentaire collective au réfectoire
- D.Une chute de hauteur ou un chariot renversé ✓
Réponse D. Le message d'alerte doit préciser la nature de l'accident, par exemple une chute de hauteur ou un chariot renversé (INRS ED 4085, p. 9).
25. Parmi les éléments du message d'alerte, lequel concerne le dénombrement des personnes touchées ?
- A.Le nombre de victimes ✓
- B.La nature de l'accident
- C.Le lieu de l'accident
- D.Les actions déjà engagées
Réponse A. Le message d'alerte doit préciser le nombre de victimes (INRS ED 4085, p. 9).
26. Quel élément du message d'alerte permet aux secours d'évaluer la gravité avant leur arrivée ?
- A.Le lieu de l'accident
- B.L'état de la ou des victimes ✓
- C.Le nombre de témoins présents
- D.L'heure d'embauche de la victime
Réponse B. Le message d'alerte doit préciser l'état de la ou des victimes (INRS ED 4085, p. 9).
27. Le message d'alerte doit également mentionner :
- A.Le nom de l'employeur
- B.La date d'embauche du sauveteur
- C.Les actions déjà engagées ✓
- D.Le numéro de sécurité sociale de la victime
Réponse C. Le message d'alerte doit préciser les actions déjà engagées (INRS ED 4085, p. 9).
28. Quelle consigne impérative s'applique à la fin de la communication avec les services de secours ?
- A.Raccrocher immédiatement après avoir donné le lieu
- B.Demander confirmation écrite de l'appel
- C.Rappeler systématiquement cinq minutes plus tard
- D.Ne jamais raccrocher le premier ✓
Réponse D. La consigne impérative est : « Ne jamais raccrocher le premier. » (INRS ED 4085, p. 9).
29. Parmi les actions complémentaires liées à l'alerte figure :
- A.S'assurer que l'alerte a bien été donnée ✓
- B.Réaliser un massage cardiaque préventif
- C.Déplacer la victime vers la sortie
- D.Attendre l'arrivée des secours sans surveiller la victime
Réponse A. En action complémentaire d'alerte, il faut s'assurer que l'alerte a bien été donnée (INRS ED 4085, p. 9).
30. Quelle action complémentaire facilite l'accès des secours jusqu'à la victime ?
- A.Fermer l'accès au site
- B.Envoyer une personne au-devant des secours pour organiser leur accès au plus près de la victime ✓
- C.Déplacer la victime vers l'entrée du site
- D.Couper l'alimentation électrique générale du site puis attendre les secours devant l'entrée principale
Réponse B. Il faut envoyer une personne au-devant des secours et organiser leur accès sur le lieu de l'accident au plus près de la victime (INRS ED 4085, p. 9).
31. En tant qu'acteur de prévention, quel rôle joue le SST vis-à-vis des situations dangereuses ?
- A.Il rédige seul le document unique d'évaluation des risques professionnels pour l'ensemble de l'entreprise
- B.Il forme les autres salariés au secourisme
- C.Il repère les situations dangereuses et identifie les dangers pouvant porter atteinte à la santé ✓
- D.Il décide seul des sanctions disciplinaires
Réponse C. Le SST repère les situations dangereuses et identifie les dangers pouvant entraîner une atteinte à la santé (INRS ED 4085, p. 2).
32. Dans les limites de ses compétences et des procédures de l'entreprise, que peut faire le SST face à un danger repéré ?
- A.Le signaler uniquement à la médecine du travail
- B.Attendre la visite de l'inspection du travail
- C.Le photographier pour archives
- D.Le supprimer ou le faire supprimer ✓
Réponse D. Le SST contribue à la prévention en supprimant ou faisant supprimer les dangers, dans la limite de ses compétences et des procédures de l'entreprise (INRS ED 4085, p. 2).
33. Quel rôle de relais le SST joue-t-il concernant les situations dangereuses repérées ?
- A.Il relaie aux personnes concernées les informations liées à ces situations ✓
- B.Il les transmet uniquement au médecin du travail, à charge pour ce dernier d'agir
- C.Il les consigne dans un registre confidentiel
- D.Il n'a pas à en informer sa hiérarchie
Réponse A. Le SST relaie aux personnes concernées les informations liées aux situations dangereuses repérées (INRS ED 4085, p. 2).
34. Quelle règle générale s'applique à toute situation dangereuse repérée par un SST ?
- A.Elle doit être traitée sans en informer personne
- B.Elle doit faire l'objet d'une remontée d'informations ✓
- C.Elle doit attendre le prochain accident pour être signalée
- D.Elle ne concerne que le service sécurité
Réponse B. Toute situation dangereuse repérée doit faire l'objet d'une remontée d'informations (INRS ED 4085, p. 4).
35. Lorsque le danger ne peut être supprimé, quelle hiérarchie de protection l'aide-mémoire SST recommande-t-il ?
- A.Les protections individuelles avant les protections collectives
- B.Aucune hiérarchie n'est établie
- C.Les protections collectives avant les protections individuelles ✓
- D.Les protections individuelles uniquement
Réponse C. La hiérarchie des mesures de protection privilégie les protections collectives aux protections individuelles (INRS ED 4085, p. 5).
36. Jusqu'à quel moment le SST intervient-il sur son lieu de travail ?
- A.Jusqu'à la fin de son poste de travail
- B.Jusqu'à l'arrivée du chef d'établissement
- C.Uniquement pendant les cinq premières minutes qui suivent la survenue de l'accident
- D.Jusqu'à la prise en charge de la victime par les secours internes ou externes ✓
Réponse D. Le SST intervient le plus tôt possible et jusqu'à la prise en charge de la victime par les secours, internes ou externes (INRS ED 4085, p. 6).
37. Sous la responsabilité de qui le SST intervient-il au sein de l'entreprise ?
- A.De l'employeur ✓
- B.Du médecin traitant de la victime
- C.Des services de police
- D.De l'inspection du travail
Réponse A. Le SST intervient sous la responsabilité de l'employeur au sein de l'entreprise (INRS ED 4085, p. 6).
38. Avec quels moyens le SST est-il amené à intervenir dans l'entreprise ?
- A.Ses seuls moyens personnels
- B.Les moyens mis en place par l'employeur et/ou le médecin du travail ✓
- C.Le matériel acheté par le comité social et économique uniquement
- D.Aucun moyen spécifique n'est prévu
Réponse B. Le SST intervient avec les moyens mis en place par l'employeur et/ou le médecin du travail (INRS ED 4085, p. 6).
39. Dans quel cas le SST peut-il intervenir en dehors de son lieu de travail ?
- A.Uniquement lors d'exercices d'entraînement programmés
- B.Jamais, son rôle est strictement limité à l'entreprise
- C.Afin de porter assistance à une personne en péril ✓
- D.Seulement sur demande écrite de l'employeur
Réponse C. Le SST peut être amené à intervenir en dehors de son lieu de travail afin de porter assistance à une personne en péril (INRS ED 4085, p. 6).
40. En période d'épidémie, que doit faire le SST selon l'aide-mémoire ?
- A.Suspendre toute intervention de secours jusqu'à la fin de l'épidémie et laisser les secours publics agir seuls
- B.Ignorer les consignes sanitaires pour aller plus vite
- C.Attendre les instructions du préfet avant d'agir
- D.Se protéger et adapter la conduite à tenir en respectant les consignes sanitaires et de secours applicables ✓
Réponse D. En période d'épidémie, le SST doit se protéger et adapter la conduite à tenir en respectant les consignes sanitaires nationales et de secours de l'entreprise (INRS ED 4085, p. 19).
41. À quelle fréquence le SST doit-il suivre une formation de maintien et actualisation des compétences pour conserver son certificat ?
- A.Tous les 24 mois ✓
- B.Tous les 6 mois
- C.Tous les 5 ans
- D.Une seule fois, à vie
Réponse A. La validité du certificat SST est conditionnée par une formation MAC SST tous les 24 mois (INRS ED 4085, p. 20).
42. Sous quel format matériel se présente l'aide-mémoire SST ED 4085 dans son édition consultée ?
- A.Un poster mural
- B.Une brochure de 20 pages au format 10 x 21 cm ✓
- C.Un dépliant cartonné en trois volets à glisser dans la poche
- D.Un livret de 100 pages
Réponse B. L'aide-mémoire ED 4085 est une brochure de 20 pages au format 10 x 21 cm (INRS ED 4085, p. 20, mentions légales).
43. Face à un saignement abondant, quel résultat le SST doit-il chercher à atteindre ?
- A.Rassurer la victime uniquement
- B.Nettoyer la plaie
- C.Arrêter le saignement ✓
- D.Immobiliser le membre atteint
Réponse C. Le résultat à atteindre face à un saignement abondant est d'arrêter le saignement (INRS ED 4085, p. 10).
44. Si la compression manuelle d'une hémorragie abondante reste inefficace, quel geste est préconisé ?
- A.Repositionner la victime allongée
- B.Multiplier les points de compression indirecte
- C.Attendre l'arrivée des secours sans autre geste
- D.Poser un garrot ✓
Réponse D. En cas de saignement abondant, si la compression manuelle est inefficace, le geste préconisé est le garrot (INRS ED 4085, p. 10).
45. Quelle conduite à tenir l'aide-mémoire SST décrit-il pour un saignement de nez ?
- A.Asseoir la victime tête penchée en avant, la faire moucher, puis lui demander de comprimer les narines pendant 10 minutes ✓
- B.Allonger la victime tête en arrière pendant 20 minutes
- C.Poser un garrot au-dessus du nez
- D.Faire moucher la victime puis l'allonger sur le côté
Réponse A. En cas de saignement de nez, il faut asseoir la victime tête penchée en avant, la faire moucher, puis lui demander de se comprimer les narines pendant 10 minutes (INRS ED 4085, p. 10).
46. Face à une obstruction complète des voies aériennes chez l'adulte, quelle est la conduite à tenir principale ?
- A.Donner de 1 à 5 claques dans le dos ✓
- B.Faire boire de l'eau à la victime
- C.Allonger la victime et attendre les secours
- D.Réaliser 30 compressions thoraciques immédiates
Réponse A. Face à une obstruction complète des voies aériennes, la conduite à tenir principale est de donner de 1 à 5 claques dans le dos (INRS ED 4085, p. 11).
47. Chez le nourrisson, si les claques dans le dos sont inefficaces contre une obstruction des voies aériennes, quelle technique est mise en œuvre ?
- A.Le retournement complet du corps
- B.L'insufflation immédiate bouche à bouche
- C.Une compression thoracique avec deux doigts au milieu de la poitrine, sur l'avant-bras du SST ✓
- D.La position latérale de sécurité
Réponse C. Si les claques dans le dos sont inefficaces chez un nourrisson, la technique est la compression thoracique avec deux doigts au milieu de la poitrine sur l'avant-bras du SST (INRS ED 4085, p. 11).
48. Chez l'adulte en arrêt cardio-respiratoire, selon quel rythme alternent les compressions thoraciques et les insufflations ?
- A.15 compressions pour 2 insufflations
- B.5 insufflations puis 15 compressions
- C.10 compressions pour 1 insufflation
- D.30 compressions pour 2 insufflations ✓
Réponse D. La réanimation cardio-pulmonaire de l'adulte se fait en cycles de 30 compressions thoraciques suivies de 2 insufflations (INRS ED 4085, p. 12).
49. Chez l'enfant et le nourrisson en arrêt cardio-respiratoire, par quoi débute la réanimation avant les cycles de compressions ?
- A.Par 5 insufflations ✓
- B.Par 30 compressions thoraciques
- C.Par la pose immédiate du DAE
- D.Par une mise en position latérale de sécurité
Réponse A. Chez l'enfant et le nourrisson, la réanimation débute par 5 insufflations puis se poursuit par des cycles de 15 compressions et 2 insufflations (INRS ED 4085, p. 12).
50. À quel moment le défibrillateur automatisé externe doit-il être mis en œuvre ?
- A.Seulement après 10 minutes de compressions
- B.Le plus tôt possible ✓
- C.Uniquement sur demande du SAMU
- D.Après l'arrivée des pompiers exclusivement
Réponse B. Le défibrillateur automatisé externe doit être mis en œuvre le plus tôt possible (INRS ED 4085, p. 12).
51. À deux sauveteurs, à quelle fréquence est-il recommandé de se relayer pendant la réanimation cardio-pulmonaire ?
- A.Toutes les 30 secondes
- B.Toutes les 10 minutes
- C.Toutes les 2 minutes ✓
- D.Une seule fois au bout de 5 minutes
Réponse C. À deux SST, il est recommandé de se relayer toutes les 2 minutes en interrompant le moins possible les compressions thoraciques (INRS ED 4085, p. 12).
52. Une victime ne répond pas mais respire, à la suite d'un événement non traumatique. Que doit faire le SST ?
- A.La laisser sur le dos sans y toucher
- B.Débuter immédiatement les compressions thoraciques
- C.L'asseoir contre un mur
- D.La mettre sur le côté en position latérale de sécurité ✓
Réponse D. Si la victime ne répond pas mais respire, à la suite d'un événement non traumatique, elle doit être mise en position latérale de sécurité (INRS ED 4085, p. 13).
53. L'état de la victime résulte d'un événement traumatique ou d'origine inconnue. Quelle est la conduite à tenir ?
- A.La laisser sur le dos avec maintien de la liberté des voies aériennes, sans mise en PLS ✓
- B.La mettre systématiquement en position latérale de sécurité
- C.L'asseoir pour faciliter sa respiration
- D.La retourner sur le ventre
Réponse A. En cas d'événement traumatique ou d'origine inconnue, la victime est laissée sur le dos avec maintien de la liberté des voies aériennes, sans mise en PLS (INRS ED 4085, p. 13).
54. En cas de brûlure thermique ou électrique, quelle durée minimale d'arrosage à l'eau tempérée est recommandée ?
- A.2 minutes
- B.Au moins 10 minutes, idéalement 20 minutes ✓
- C.30 secondes
- D.Aucune durée n'est précisée
Réponse B. En cas de brûlure thermique ou électrique, il faut arroser la zone brûlée à l'eau courante tempérée pendant au moins 10 minutes, idéalement 20 minutes (INRS ED 4085, p. 15).
55. Face à une brûlure chimique, quel geste immédiat est préconisé ?
- A.Appliquer une pommade grasse sur la zone
- B.Recouvrir la zone d'un pansement sec
- C.Rincer immédiatement la zone brûlée à l'eau courante tempérée pour éliminer le produit ✓
- D.Neutraliser le produit avec un autre produit chimique
Réponse C. En cas de brûlure chimique, il faut rincer immédiatement la zone brûlée à l'eau courante tempérée pour éliminer le produit (INRS ED 4085, p. 15).
56. Face à un traumatisme du cou, quelle consigne le SST doit-il donner et appliquer ?
- A.Faire asseoir la victime rapidement
- B.Faire tourner doucement la tête pour vérifier la mobilité
- C.Retirer immédiatement tout casque ou équipement
- D.Demander à la victime de ne pas bouger la tête et stabiliser le rachis cervical à deux mains ✓
Réponse D. En cas de traumatisme du cou, il faut demander à la victime de ne pas bouger la tête et stabiliser le rachis cervical en la maintenant à deux mains (INRS ED 4085, p. 16).
57. Comment la victime doit-elle être installée en cas de plaie grave du thorax ?
- A.En position assise, la plaie laissée à l'air libre ✓
- B.À plat dos, jambes fléchies
- C.En position latérale de sécurité
- D.Debout contre un support
Réponse A. Pour une plaie grave du thorax, la victime doit être installée en position assise, la plaie laissée à l'air libre (INRS ED 4085, p. 17).
58. Comment installer une victime présentant une plaie grave de l'abdomen ?
- A.En position assise
- B.À plat dos, jambes fléchies ✓
- C.Sur le ventre
- D.Debout, penchée en avant
Réponse B. Pour une plaie grave de l'abdomen, la victime doit être installée à plat dos, jambes fléchies (INRS ED 4085, p. 17).
59. En cas de section de membre, comment le segment sectionné doit-il être pris en charge ?
- A.Il doit être jeté pour éviter tout risque infectieux
- B.Il doit être nettoyé à l'eau savonneuse avant transport
- C.Il doit être isolé dans un sac placé dans un contenant réfrigéré permettant le transport, après protection du moignon ✓
- D.Il doit être laissé à l'air libre près de la victime
Réponse C. En cas de section de membre, il faut protéger le moignon et isoler le segment sectionné dans un sac placé dans un contenant réfrigéré permettant le transport (INRS ED 4085, p. 17).
60. Que doit faire le SST après avoir réalisé un geste de secours, quelle que soit la situation traitée ?
- A.Passer immédiatement à la victime suivante
- B.Retirer ses gants et attendre en silence
- C.Rédiger un rapport écrit avant l'arrivée des secours
- D.Vérifier par observation l'atteinte et la persistance du résultat attendu jusqu'à la prise en charge par les secours ✓
Réponse D. Le SST doit vérifier par observation l'atteinte et la persistance du résultat attendu, jusqu'à la prise en charge de la victime par les secours (INRS ED 4085, pp. 10-17).
61. Comment l'INRS définit-il la consignation d'un équipement ?
- A.Une procédure de mise en sécurité protégeant les personnes et les équipements contre tout maintien accidentel ou toute apparition ou réapparition intempestive d'énergie ou de fluide dangereux ✓
- B.Une coupure temporaire de l'alimentation électrique de l'équipement, signalée par une étiquette apposée sur son organe de commande et levée en fin de journée par le premier intervenant venu sur place
- C.Un affichage d'avertissement sur l'équipement
- D.Une inspection visuelle avant remise en service
Réponse A. La consignation est définie comme une procédure de mise en sécurité contre les conséquences de tout maintien accidentel ou de toute apparition ou réapparition intempestive d'énergie ou de fluide dangereux (INRS ED 6109, p. 8).
62. Comment l'INRS définit-il la condamnation dans le cadre d'une consignation ?
- A.La vérification de l'absence de tension
- B.L'opération qui garantit le maintien de la séparation, généralement obtenue par verrouillage grâce à un dispositif matériel difficilement neutralisable ✓
- C.La mise à la terre de l'équipement
- D.La signature de l'attestation de consignation, puis de l'attestation de fin de travaux, par le chargé de consignation et par le chargé de travaux de l'entreprise
Réponse B. La condamnation est l'opération qui consiste à garantir le maintien de la séparation, obtenue par verrouillage avec un dispositif matériel difficilement neutralisable (INRS ED 6109, p. 8).
63. Qui est désigné comme « chargé de consignation » selon l'INRS ED 6109 ?
- A.N'importe quel salarié présent sur le chantier au moment de l'intervention, dès lors qu'il a reçu une formation interne à la sécurité électrique
- B.Le médecin du travail
- C.La personne désignée par l'employeur, chargée de consigner et déconsigner un équipement et de délivrer les attestations correspondantes ✓
- D.L'inspecteur du travail territorialement compétent
Réponse C. Le chargé de consignation est la personne désignée par l'employeur, chargée de consigner et déconsigner un équipement et de délivrer les attestations correspondantes (INRS ED 6109, p. 8).
64. Qui est seul habilité à déclarer un équipement déconsigné ?
- A.Le chef d'équipe
- B.L'opérateur qui a demandé l'intervention
- C.Le coordinateur SPS
- D.Le chargé de consignation ✓
Réponse D. Le chargé de consignation est la seule personne autorisée à déclarer l'équipement déconsigné (INRS ED 6109, p. 25).
65. Dans quel ordre se déroule la procédure de consignation électrique selon l'INRS ?
- A.Séparation, condamnation, identification, vérification d'absence de tension, mise à la terre et en court-circuit ✓
- B.Identification, séparation, mise à la terre et en court-circuit, condamnation puis vérification d'absence de tension
- C.Vérification d'absence de tension, séparation, condamnation, identification, mise à la terre
- D.Mise à la terre, séparation, identification, condamnation, vérification d'absence de tension
Réponse A. La procédure de consignation électrique comprend cinq opérations dans cet ordre : séparation, condamnation, identification, VAT, puis mise à la terre et en court-circuit (INRS ED 6109, p. 14-15).
66. Un tournevis testeur peut-il être utilisé comme vérificateur d'absence de tension (VAT) ?
- A.Oui, s'il est récent
- B.Non, seul un dispositif spécialement conçu à cet effet constitue un VAT valable ✓
- C.Oui, à condition qu'il soit isolé aux deux extrémités et contrôlé avant chaque usage
- D.Non, seul un voltmètre peut en faire office
Réponse B. Les appareils comme le voltmètre ou le tournevis testeur ne sont pas des VAT ; seul un dispositif spécialement conçu à cet effet est valable (INRS ED 6109, p. 15).
67. Quel chapitre de la norme NF C18-510 fixe les prescriptions relatives aux opérations hors tension ?
- A.Le chapitre 3
- B.Le chapitre 5
- C.Le chapitre 7 ✓
- D.Le chapitre 10
Réponse C. La consignation électrique fait l'objet de prescriptions spécifiques données au chapitre 7 « Opérations hors tension » de la norme NF C18-510 (INRS ED 6109, p. 14).
68. En basse tension, quel article de la norme NF C15-100 permet d'obtenir la certitude de la séparation par les dispositions de sectionnement ?
- A.L'article 411.3
- B.L'article 512.1
- C.L'article 701.4
- D.L'article 536.2 ✓
Réponse D. En basse tension, la certitude de la séparation peut être obtenue par les dispositions de sectionnement prescrites par la norme NF C15-100, article 536.2 (INRS ED 6109, p. 14).
69. Dans quel ordre les opérations de déconsignation électrique sont-elles généralement conduites ?
- A.Dans l'ordre inverse des opérations de consignation ✓
- B.Dans le même ordre que la consignation
- C.Selon un ordre alphabétique des opérations
- D.Selon la disponibilité du chargé de consignation uniquement
Réponse A. Les opérations de déconsignation électrique sont généralement conduites dans l'ordre inverse des opérations de consignation (INRS ED 6109, p. 15).
70. Quelles sont les quatre opérations de la consignation fluidique ?
- A.Identification de l'équipement concerné, séparation de la source d'énergie, purge complète du circuit puis vérification de l'absence de tension aux bornes de l'organe de commande principal
- B.Séparation de l'arrivée de fluide, dissipation ou purge du fluide restant, condamnation en position de fermeture et d'ouverture des organes, vérification d'absence de risque résiduel ✓
- C.Condamnation, mise à la terre, court-circuit, identification
- D.Purge, mise sous pression, verrouillage, déverrouillage
Réponse B. La consignation fluidique comprend quatre opérations : séparation, dissipation ou purge, condamnation des organes, vérification d'absence de risque résiduel (INRS ED 6109, p. 18).
71. Quelles opérations composent la consignation mécanique selon l'INRS ?
- A.Identification, purge, mise à la terre, court-circuit
- B.Séparation électrique de l'équipement, condamnation de l'organe de coupure, vérification de l'absence de tension aux bornes puis déconsignation immédiate par le chargé de consignation de l'entreprise
- C.Séparation de la source d'énergie mécanique, dissipation de l'énergie restante, condamnation de l'organe de séparation, vérification d'absence de risque dû aux mouvements de mécanismes ✓
- D.Purge du fluide, ventilation, contrôle de l'atmosphère, autorisation d'accès
Réponse C. La consignation mécanique comprend quatre opérations : séparation, dissipation de l'énergie, condamnation, vérification d'absence de risque dû aux mouvements de mécanismes (INRS ED 6109, p. 27).
72. Au-delà de la formation, quelle démarche l'employeur doit-il accomplir pour permettre à un salarié d'intervenir sur une installation électrique ?
- A.Une simple note de service
- B.Un accord verbal du client
- C.Une inscription au registre du personnel
- D.L'habilitation du personnel ✓
Réponse D. En électricité, en plus de la formation, l'habilitation du personnel par le chef d'établissement est obligatoire pour intervenir (INRS ED 6109, p. 7).
73. Quelle est la différence entre une purge et une vidange selon l'INRS ?
- A.La vidange évacue le fluide contenu dans l'équipement, tandis que la purge assure et maintient la mise à la pression atmosphérique de la zone ✓
- B.Les deux termes désignent exactement la même opération
- C.La purge évacue le fluide, la vidange contrôle la pression
- D.La vidange concerne les circuits électriques, alors que la purge concerne uniquement les organes mécaniques en mouvement de l'équipement consigné
Réponse A. Une purge se distingue d'une vidange : la vidange évacue le fluide contenu dans l'équipement, la purge assure et maintient la mise à la pression atmosphérique de la zone (INRS ED 6109, p. 24).
74. Que prévoit l'article L. 4311-1 du Code du travail concernant les équipements de travail ?
- A.Il fixe la durée de vie maximale des équipements
- B.Il impose que leur conception et construction n'exposent pas les personnes à un risque d'atteinte à leur santé ou sécurité lors de la mise en place, l'utilisation, le réglage ou la maintenance ✓
- C.Il impose une certification CE annuelle
- D.Il concerne uniquement les équipements de travail électriques et impose leur vérification annuelle par un organisme agréé, à l'exclusion de tous les autres équipements utilisés dans l'entreprise
Réponse B. L'article L. 4311-1 du Code du travail impose que les équipements de travail n'exposent pas les personnes à un risque d'atteinte à leur santé ou sécurité (INRS ED 6109, p. 10).
75. À quel règlement européen l'article R. 4411-6 du Code du travail renvoie-t-il pour définir les substances et mélanges dangereux ?
- A.Le règlement REACH n° 1907/2006 sur les substances chimiques
- B.Le règlement ATEX
- C.Le règlement n° 1272/2008 dit « CLP » ✓
- D.Le règlement RoHS
Réponse C. L'article R. 4411-6 du Code du travail définit les substances et mélanges dangereux par référence au règlement européen n° 1272/2008 dit « CLP » (INRS ED 6109, p. 20).
76. Comment l'INRS ED 6184 définit-il un espace confiné ?
- A.Un local ventilé mécaniquement en permanence et dont l'atmosphère est contrôlée avant chaque entrée du personnel d'exploitation ou de maintenance
- B.Un lieu extérieur exposé aux intempéries
- C.Un bâtiment de plus de deux étages
- D.Un volume totalement ou partiellement fermé qui n'a généralement pas été conçu pour être occupé en permanence par du personnel ✓
Réponse D. Un espace confiné est défini comme un volume totalement ou partiellement fermé qui n'a généralement pas été conçu pour être occupé en permanence par du personnel (INRS ED 6184, p. 4).
77. Quel est le taux d'oxygène considéré comme celui de l'atmosphère respirable normale ?
- A.21 % ✓
- B.25 %
- C.15 %
- D.30 %
Réponse A. Le taux d'oxygène normal de l'air respirable est de 21 %, seuil considéré comme celui de l'atmosphère respirable (INRS ED 6184, p. 5).
78. À quel taux d'oxygène le seuil d'alarme est-il fixé selon l'INRS ED 6184 ?
- A.21 %
- B.19 % ✓
- C.17 %
- D.6 %
Réponse B. Le seuil d'alarme pour la baisse du taux d'oxygène est fixé à 19 % (INRS ED 6184, p. 5).
79. À quel taux d'oxygène apparaissent les premiers symptômes tels que des maux de tête, marquant le seuil de danger ?
- A.19 %
- B.21 %
- C.17 % ✓
- D.10 %
Réponse C. Le seuil de danger, avec apparition des premiers symptômes tels que les maux de tête, est fixé à 17 % d'oxygène (INRS ED 6184, p. 5).
80. En dessous de quel taux d'oxygène surviennent l'arrêt respiratoire et l'arrêt cardiaque ?
- A.15 %
- B.12 %
- C.10 %
- D.6 % ✓
Réponse D. En dessous de 6 % d'oxygène dans l'air, l'arrêt respiratoire et l'arrêt cardiaque surviennent (INRS ED 6184, p. 5).
81. Quelle est la composition approximative de l'air respirable normal selon l'INRS ?
- A.78 % d'azote, 21 % d'oxygène, 1 % de gaz divers ✓
- B.50 % d'azote, 50 % d'oxygène
- C.90 % d'oxygène, 10 % d'azote
- D.60 % d'oxygène, 40 % d'azote et de gaz divers mélangés
Réponse A. L'air respirable contient environ 78 % d'azote, 1 % de gaz divers et 21 % d'oxygène (INRS ED 6184, p. 6).
82. Si la teneur en oxygène est inférieure à 6 % en raison d'un remplacement par un gaz asphyxiant non toxique, quelle conséquence l'INRS décrit-il ?
- A.Une simple sensation de fatigue passagère
- B.Des conséquences mortelles en quelques minutes ✓
- C.Une irritation cutanée sans gravité
- D.Aucune conséquence si l'exposition est brève
Réponse B. Si la teneur en oxygène est inférieure à 6 %, le remplacement de l'oxygène par un gaz asphyxiant non toxique entraîne des conséquences mortelles en quelques minutes (INRS ED 6184, p. 6).
83. Comment l'INRS ED 6184 définit-il l'asphyxie ?
- A.Une diminution progressive de la quantité d'oxygène distribuée aux organes et aux tissus de l'organisme par le sang, sans atteinte des voies aériennes ni de la fonction respiratoire elle-même, quelle qu'en soit la cause
- B.Une intoxication uniquement d'origine chimique
- C.Une difficulté ou impossibilité de respirer, pouvant résulter d'une obstruction des voies aériennes, d'une insuffisance respiratoire, d'un séjour en milieu insuffisamment oxygéné ou d'une intoxication par inhalation ✓
- D.Une perte de connaissance d'origine cardiaque
Réponse C. L'asphyxie est définie comme la difficulté ou impossibilité de respirer, résultant d'une obstruction des voies aériennes, d'une insuffisance respiratoire, d'un séjour en milieu insuffisamment oxygéné ou d'une intoxication par inhalation (INRS ED 6184, p. 5).
84. Comment l'hypoxie est-elle définie par l'INRS ?
- A.Une obstruction mécanique des voies aériennes supérieures empêchant totalement le passage de l'air vers les poumons
- B.Un excès d'oxygène dans le sang
- C.Une intoxication par un gaz asphyxiant
- D.Une diminution de la quantité d'oxygène distribuée par le sang aux organes et aux tissus de l'organisme ✓
Réponse D. L'hypoxie est définie comme la diminution de la quantité d'oxygène distribuée par le sang aux organes et aux tissus de l'organisme (INRS ED 6184, p. 5).
85. Avant d'accéder à un espace confiné, pendant combien de temps l'ouvrage doit-il en principe être ventilé mécaniquement ?
- A.Au moins 20 minutes ✓
- B.Au moins 5 minutes
- C.Au moins 2 heures
- D.Aucune durée minimale n'est requise
Réponse A. Avant d'accéder à un espace confiné, l'ouvrage doit être ventilé mécaniquement pendant 20 minutes au moins, sauf cas exceptionnel justifié par l'évaluation des risques (INRS ED 6184, p. 13).
86. Quelle vitesse minimale de balayage la ventilation mécanique préalable doit-elle assurer dans un espace confiné ?
- A.0,05 m/s
- B.0,3 m/s ✓
- C.1,5 m/s
- D.3 m/s
Réponse B. La ventilation mécanique préalable doit assurer une vitesse minimale de balayage de l'espace de 0,3 m/s avec un courant d'air neuf et non pollué (INRS ED 6184, p. 13).
87. Un camion hydrocureur utilisé pour le curage d'une fosse peut-il servir à assurer le renouvellement d'air d'un espace confiné ?
- A.Oui, systématiquement
- B.Oui, mais seulement pour de courtes interventions
- C.Non, il ne peut pas être utilisé à cette fin ✓
- D.Oui, s'il est couplé à un détecteur de gaz
Réponse C. Un camion hydrocureur utilisé pour le curage d'un puits ou d'une fosse ne peut être utilisé pour assurer un renouvellement de l'air (INRS ED 6184, p. 13).
88. Combien de mesures au minimum doivent être réalisées avec un détecteur de gaz portable pour couvrir la zone accessible ?
- A.Une seule mesure
- B.Deux mesures
- C.Cinq mesures
- D.Au moins trois mesures ✓
Réponse D. Le contrôle de l'atmosphère avec le détecteur de gaz portable doit comporter au moins trois mesures pour bien couvrir toute la zone accessible avec la sonde (INRS ED 6184, p. 13).
89. Quelle durée minimale d'échantillonnage avec une sonde est requise pour tenir compte du temps de transit de l'échantillon ?
- A.Au moins 1 minute ✓
- B.10 secondes
- C.5 secondes
- D.Aucune durée minimale n'est fixée
Réponse A. La durée d'échantillonnage de l'atmosphère à l'aide d'une sonde doit être au minimum égale à 1 minute (INRS ED 6184, p. 13).
90. Que faire si une alarme se déclenche pendant la mesure de l'atmosphère d'un espace confiné ?
- A.Poursuivre l'intervention en surveillant l'alarme
- B.Suspendre l'intervention et ventiler l'ouvrage pendant au moins 20 minutes supplémentaires avant un nouveau contrôle ✓
- C.Couper immédiatement le détecteur de gaz
- D.Attendre que l'alarme s'arrête d'elle-même avant de reprendre l'intervention, sans ventiler ni contrôler à nouveau l'atmosphère
Réponse B. Si une alarme se déclenche pendant la mesure, l'intervention doit être suspendue et l'ouvrage ventilé pendant au moins 20 minutes supplémentaires avant un nouveau contrôle (INRS ED 6184, p. 13).
91. Si l'alarme se redéclenche après la ventilation supplémentaire, quelle conduite adopter ?
- A.Poursuivre l'intervention avec un équipement de protection respiratoire
- B.Réduire simplement le temps d'exposition de chaque intervenant et les faire se relayer plus souvent
- C.Consigner l'accès, mettre la zone en sécurité, interdire l'accès et référer à la hiérarchie ✓
- D.Changer uniquement de détecteur de gaz
Réponse C. Si l'alarme se redéclenche après la ventilation supplémentaire, l'accès doit être consigné, la zone mise en sécurité, l'accès interdit et la hiérarchie doit être référée (INRS ED 6184, p. 13).
92. Combien de personnes au minimum une intervention en espace confiné requiert-elle ?
- A.Une seule personne suffisamment équipée
- B.Trois personnes obligatoirement
- C.Quatre personnes dont deux surveillants
- D.Deux personnes au minimum, dont un surveillant ✓
Réponse D. Une intervention en espace confiné s'effectue au minimum à deux salariés dont un surveillant (INRS ED 6184, p. 12).
93. Où le surveillant désigné pour une intervention en espace confiné doit-il se tenir ?
- A.En permanence à l'extérieur de l'espace confiné, quelles que soient les circonstances ✓
- B.À l'intérieur de l'espace confiné, en permanence à proximité immédiate de l'intervenant qu'il surveille
- C.À l'extérieur, sauf en cas d'urgence où il peut entrer seul
- D.À proximité du véhicule de transport
Réponse A. Le surveillant désigné reste en permanence à l'extérieur de l'espace confiné, quelles que soient les circonstances (INRS ED 6184, p. 12).
94. Quelle est la valeur limite d'exposition professionnelle sur 8 heures (VLEP 8h) du sulfure d'hydrogène (H2S) ?
- A.50 ppm, soit 70 mg/m3
- B.5 ppm, soit 7 mg/m3 ✓
- C.100 ppm
- D.0,5 ppm
Réponse B. Pour le sulfure d'hydrogène, la VLEP 8h est de 5 ppm, soit 7 mg/m3 (INRS ED 6184, p. 8, tableau récapitulatif).
95. Quelle est la VLEP 8h du monoxyde de carbone (CO) selon le tableau récapitulatif de l'INRS ED 6184 ?
- A.5 ppm
- B.500 ppm, soit 550 mg/m3
- C.50 ppm, soit 55 mg/m3 ✓
- D.4 ppm
Réponse C. Pour le monoxyde de carbone, la VLEP 8h est de 50 ppm, soit 55 mg/m3 (INRS ED 6184, p. 8, tableau récapitulatif).
96. Comment l'INRS définit-il la limite inférieure d'explosivité (LIE) d'un gaz ?
- A.La concentration maximale tolérable pour la santé humaine
- B.La concentration à partir de laquelle un gaz devient toxique
- C.La concentration au-dessus de laquelle un gaz asphyxie immédiatement toute personne présente dans le volume considéré
- D.La concentration minimale en volume dans le mélange avec l'air au-dessus de laquelle il peut être enflammé ✓
Réponse D. La limite inférieure d'explosivité est la concentration minimale en volume dans le mélange avec l'air au-dessus de laquelle il peut être enflammé (INRS ED 6184, p. 7).
97. Comment le domaine d'explosivité d'un mélange gaz-air est-il défini par rapport à la LIE et la LSE ?
- A.Concentration comprise strictement entre la LIE et la LSE ✓
- B.Concentration égale à la LIE uniquement
- C.Concentration supérieure à la LSE, quel que soit le volume du mélange
- D.Concentration inférieure à la LIE uniquement
Réponse A. Le domaine d'explosivité d'un mélange gaz-air est défini par la condition LIE inférieure à la concentration de la substance, elle-même inférieure à la LSE (INRS ED 6184, p. 7).
98. À quel rythme les compressions thoraciques doivent-elles être réalisées chez l'adulte en arrêt cardio-respiratoire ?
- A.Entre 60 et 80 par minute
- B.Entre 100 et 120 par minute ✓
- C.Entre 150 et 180 par minute
- D.Environ 40 par minute
Réponse B. Les compressions thoraciques chez l'adulte se font à un rythme de 100 à 120 par minute (INRS ED 4085, p. 12).
99. Quelles sont les limites inférieure et supérieure d'explosivité (LIE/LSE) du sulfure d'hydrogène (H2S) ?
- A.2 % / 30 %
- B.10 % / 60 %
- C.4 % / 46 % ✓
- D.1 % / 20 %
Réponse C. Pour le sulfure d'hydrogène, la LIE/LSE est de 4 % / 46 % (INRS ED 6184, p. 8, tableau récapitulatif).
100. Quelles sont les limites inférieure et supérieure d'explosivité (LIE/LSE) du monoxyde de carbone (CO) ?
- A.4 % / 46 %
- B.5 % / 15 %
- C.21 % / 78 %
- D.10,9 % / 75 % ✓
Réponse D. Pour le monoxyde de carbone, la LIE/LSE est de 10,9 % / 75 % (INRS ED 6184, p. 8, tableau récapitulatif).