QCM SST : examiner la victime
Rédigé par Victor Aubague· Sources : INRS / Assurance Maladie· Mis à jour : juillet 2026
En bref
Le SST - Examiner la victime fait partie de la certification SST (validité 2 ans (MAC SST), référentiel INRS / Assurance Maladie). Cette page réunit 100 questions corrigées et expliquées pour s'entraîner.
Cette page rassemble 100 questions corrigées sur le SST - Examiner la victime, chacune avec la bonne réponse et une explication rattachée au référentiel officiel (INRS / Assurance Maladie). Entraînez-vous d'abord en conditions d'examen avec le quiz interactif chronométrable, puis vérifiez le corrigé complet.
100 questions corrigées
Toutes les questions du Examiner, avec la réponse et l'explication sourcée.
1. Que signifie concrètement l'étape « Examiner » dans la conduite à tenir du SST ?
- A.Rechercher les signes indiquant que la vie de la victime est menacée ✓
- B.Vérifier l'identité de la victime avant toute action
- C.Établir un diagnostic médical précis de la blessure
- D.Attendre l'arrivée des secours avant tout contact physique avec la victime
Réponse A. Examiner consiste à rechercher les signes qui indiquent que la vie de la victime est menacée. ED 4085, p.8.
2. Sur un chantier, un ouvrier chute d'un échafaudage. Quelle est la première question que le SST doit se poser lors de l'examen ?
- A.La victime saigne-t-elle abondamment ? ✓
- B.La victime respire-t-elle ?
- C.La victime répond-elle aux questions posées ?
- D.La victime s'étouffe-t-elle ?
Réponse A. La première question posée lors de l'examen porte sur un saignement abondant. ED 4085, p.8.
3. Après avoir écarté un saignement abondant, quelle est la deuxième interrogation prévue par l'ordre d'examen ?
- A.La victime se plaint-elle d'une douleur ?
- B.La victime a-t-elle perdu connaissance ?
- C.La victime s'étouffe-t-elle ? ✓
- D.La victime respire-t-elle normalement ?
Réponse C. La deuxième question posée lors de l'examen est de savoir si la victime s'étouffe. ED 4085, p.8.
4. Quelle formulation exacte correspond à la troisième étape de l'examen selon l'aide-mémoire INRS ?
- A.La victime répond-elle aux questions ? Se plaint-elle ? ✓
- B.La victime bouge-t-elle ses membres ?
- C.La victime a-t-elle un pouls perceptible au poignet ou au cou ?
- D.La victime a-t-elle les yeux ouverts ?
Réponse A. La troisième question est : la victime répond-elle aux questions, se plaint-elle. ED 4085, p.8.
5. Dans quel cas précis le SST doit-il poser la quatrième question relative à la respiration ?
- A.Systématiquement, dès le début de l'examen
- B.Uniquement si la victime saigne abondamment
- C.Uniquement si la victime ne répond pas ✓
- D.Uniquement si un témoin le demande
Réponse C. La quatrième question, relative à la respiration, ne se pose que si la victime ne répond pas. ED 4085, p.8.
6. Une victime allongée sur le ventre ne répond pas à l'appel du SST. Que doit-il faire avant de contrôler sa respiration ?
- A.La mettre sur le dos ✓
- B.La laisser dans cette position et écouter directement
- C.Attendre l'arrivée d'un collègue pour la retourner
- D.Vérifier d'abord un éventuel saignement
Réponse A. Si la victime ne répond pas et se trouve sur le ventre, le SST doit la mettre sur le dos avant de vérifier la respiration. ED 4085, p.8.
7. Classez dans l'ordre attendu par l'aide-mémoire les quatre grandes étapes du plan d'intervention SST.
- A.Protéger, Examiner, Faire alerter, Secourir ✓
- B.Examiner, Protéger, Secourir, Alerter
- C.Faire alerter, Protéger, Examiner puis Secourir
- D.Protéger, Faire alerter, Examiner, Secourir
Réponse A. Le plan d'intervention SST synthétise l'enchaînement Protéger, Examiner, Faire alerter, Secourir. ED 4085, p.18-19.
8. Combien de temps le schéma du plan d'intervention SST accorde-t-il, à titre indicatif, aux étapes Protéger et Examiner réunies ?
- A.Moins de trois minutes ✓
- B.Moins d'une minute
- C.Moins de dix minutes
- D.Aucune limite n'est mentionnée
Réponse A. Le plan d'intervention SST mentionne explicitement « moins de trois minutes pour agir » pour Protéger et Examiner. ED 4085, p.18.
9. Un salarié répond calmement aux questions du SST mais se plaint d'une douleur au bras. Le SST doit-il vérifier sa respiration à ce stade ?
- A.Non, la recherche de la respiration n'intervient que si la victime ne répond pas ✓
- B.Oui, systématiquement après chaque réponse positive à la troisième question de l'examen
- C.Oui, mais uniquement si la douleur est intense
- D.Non, il doit uniquement rechercher un saignement
Réponse A. La recherche de la respiration n'est effectuée que dans le cas où la victime ne répond pas et ne se plaint pas. ED 4085, p.8.
10. Parmi les quatre questions de l'examen, laquelle porte sur l'expression verbale et la plainte de la victime ?
- A.La première question
- B.La deuxième question
- C.La troisième question ✓
- D.La quatrième et dernière question
Réponse C. La troisième question porte sur la capacité de la victime à répondre et à se plaindre. ED 4085, p.8.
11. Quel est le rôle général du SST dans la prévention des risques professionnels, en amont de tout accident ?
- A.Rédiger le document unique d'évaluation des risques
- B.Remplacer le médecin du travail lors des visites médicales périodiques de l'ensemble des salariés
- C.Repérer les situations dangereuses et identifier les dangers et les personnes exposées ✓
- D.Sanctionner les salariés qui ne respectent pas les consignes
Réponse C. Le SST contribue à la prévention en repérant les situations dangereuses et en identifiant les dangers et les personnes exposées. ED 4085, p.2.
12. Le SST repère un câble électrique dénudé qu'il peut débrancher sans danger et sans sortir de son champ de compétences. Que doit-il faire ?
- A.Contacter uniquement l'inspection du travail
- B.Ne rien faire et attendre le médecin du travail
- C.Le supprimer ou faire supprimer le danger dans la limite de son autonomie ✓
- D.Attendre la prochaine réunion du comité social et économique pour signaler le problème
Réponse C. Le SST peut supprimer ou faire supprimer les dangers dans la limite de son champ de compétences et de son autonomie. ED 4085, p.2.
13. Outre agir sur le danger, quelle autre action le SST doit-il mener vis-à-vis des personnes concernées par une situation dangereuse repérée ?
- A.Leur relayer les informations liées à la situation dangereuse ✓
- B.Leur interdire l'accès à l'ensemble du chantier pendant une semaine
- C.Leur demander de signer une décharge de responsabilité
- D.Ne rien leur dire pour ne pas les inquiéter
Réponse A. Le SST relaie aux personnes concernées les informations liées aux situations dangereuses repérées. ED 4085, p.2.
14. Comment l'aide-mémoire définit-il une « situation professionnelle dangereuse » ?
- A.Un lieu de travail non conforme aux normes ISO
- B.Une situation dans laquelle l'employeur n'a pas fait signer le règlement intérieur à l'ensemble des salariés
- C.Un ou plusieurs individus exposés à un ou plusieurs dangers pouvant entraîner un accident ou une maladie ✓
- D.Un poste de travail sans encadrement direct
Réponse C. Une situation dangereuse est définie comme l'exposition d'individus à un ou plusieurs dangers pouvant entraîner un accident ou une maladie. ED 4085, p.3.
15. Face à une situation dangereuse repérée, quelle solution doit être privilégiée en premier lieu ?
- A.Informer uniquement la hiérarchie sans agir
- B.Organiser une réunion de sensibilisation générale
- C.Supprimer le danger identifié, par le SST lui-même ou par un tiers ✓
- D.Mettre en place uniquement une signalétique d'avertissement sur la zone
Réponse C. La solution à privilégier est de supprimer le danger identifié, par l'action du SST ou d'un tiers, si une action directe est possible. ED 4085, p.4.
16. Que doit obligatoirement faire le SST pour toute situation dangereuse qu'il a repérée ?
- A.La consigner uniquement dans un carnet personnel
- B.La résoudre seul dans tous les cas
- C.En faire une remontée d'informations ✓
- D.Attendre l'accident pour agir
Réponse C. Toute situation dangereuse repérée doit faire l'objet d'une remontée d'informations. ED 4085, p.4.
17. Le SST ne peut pas supprimer un danger repéré sur son chantier. Que peut-il proposer selon l'aide-mémoire ?
- A.Des pistes d'amélioration en matière de prévention ✓
- B.L'arrêt total et définitif du chantier
- C.Une sanction disciplinaire contre le responsable de la zone
- D.Le remplacement de l'équipe de travail
Réponse A. Si le danger ne peut pas être supprimé, le SST peut contribuer à réduire le risque en proposant des pistes d'amélioration en prévention. ED 4085, p.5.
18. Quand les mesures de prévention s'avèrent insuffisantes, quel type de protection doit être privilégié en premier ?
- A.La protection individuelle avant toute autre mesure
- B.Aucune protection n'est nécessaire
- C.La protection collective avant l'individuelle ✓
- D.Uniquement l'affichage réglementaire
Réponse C. Lorsque les mesures de prévention sont insuffisantes, il faut privilégier les protections collectives aux protections individuelles. ED 4085, p.5.
19. Jusqu'à quel moment l'intervention du SST doit-elle se poursuivre face à un accident du travail ?
- A.Jusqu'à la fin de la journée de travail
- B.Jusqu'au retour du responsable hiérarchique sur les lieux de l'accident
- C.Jusqu'à la prise en charge de la victime par les secours ✓
- D.Jusqu'à la rédaction du rapport d'accident
Réponse C. L'intervention du SST se fait le plus tôt possible et jusqu'à la prise en charge de la victime par les secours. ED 4085, p.6.
20. Sous la responsabilité de qui le SST intervient-il lorsqu'il porte secours au sein de son entreprise ?
- A.Sous sa propre responsabilité exclusive
- B.Sous la responsabilité du SAMU
- C.Sous la responsabilité de l'employeur ✓
- D.Sous la responsabilité du CSE
Réponse C. L'intervention du SST se fait sous la responsabilité de l'employeur au sein de l'entreprise. ED 4085, p.6.
21. Avec quels moyens le SST est-il censé intervenir en cas d'accident ?
- A.Uniquement avec son matériel personnel
- B.Avec le matériel apporté par les secours externes
- C.Avec les moyens mis en place par l'employeur et/ou le médecin du travail ✓
- D.Avec aucun matériel, l'examen de la victime étant purement visuel et auditif
Réponse C. Le SST intervient avec les moyens mis en place par l'employeur et/ou le médecin du travail. ED 4085, p.6.
22. Un SST croise une personne en péril alors qu'il rentre chez lui, hors de son lieu de travail. Peut-il intervenir ?
- A.Non, son rôle de sauveteur secouriste se limite strictement à l'enceinte de l'entreprise
- B.Oui, mais uniquement s'il est en service
- C.Oui, il peut être amené à intervenir pour porter assistance à une personne en péril ✓
- D.Non, il doit uniquement composer le 18 sans approcher
Réponse C. Le SST peut être amené à intervenir en dehors de son lieu de travail afin de porter assistance à une personne en péril. ED 4085, p.6.
23. Que vise précisément l'étape « Protéger » de la conduite à tenir ?
- A.Rassurer psychologiquement la victime
- B.Empêcher les témoins de filmer la scène et de diffuser les images sur les réseaux
- C.Agir sans risque pour sa propre sécurité afin d'éviter un sur-accident ✓
- D.Isoler la victime du regard des collègues
Réponse C. Protéger consiste à agir sans risque pour sa propre sécurité afin d'éviter un sur-accident face à un danger persistant. ED 4085, p.7.
24. Combien de catégories de dangers persistants l'aide-mémoire distingue-t-il lors du Protéger ?
- A.Deux catégories
- B.Trois catégories
- C.Quatre catégories ✓
- D.Cinq catégories ou davantage
Réponse C. Quatre catégories sont identifiées : mécanique, électrique, thermique ou incendie/explosion, et atmosphère toxique ou irrespirable. ED 4085, p.7.
25. Laquelle des catégories suivantes ne fait PAS partie des quatre dangers persistants identifiés lors du Protéger ?
- A.Le danger mécanique
- B.Le danger électrique
- C.Le danger biologique ✓
- D.L'atmosphère toxique ou irrespirable
Réponse C. Les quatre catégories retenues sont mécanique, électrique, thermique/incendie/explosion et atmosphère toxique ou irrespirable ; le danger biologique n'y figure pas. ED 4085, p.7.
26. Face à un danger persistant, quelle est la première question que le SST doit se poser selon la démarche du Protéger ?
- A.Peut-on isoler la zone dangereuse ?
- B.Peut-on évacuer immédiatement les lieux avec l'ensemble du personnel ?
- C.Peut-on supprimer le danger de façon permanente et sans risque ? ✓
- D.Peut-on prévenir les secours avant tout ?
Réponse C. La première question du Protéger est de savoir si l'on peut supprimer le danger de façon permanente et sans risque. ED 4085, p.7.
27. Le SST ne peut pas supprimer le danger persistant repéré. Quelle est alors la question suivante à se poser ?
- A.Peut-on isoler la zone dangereuse de façon permanente et sans risque ? ✓
- B.Peut-on demander à la victime de s'écarter seule ?
- C.Peut-on ignorer le danger tant que la victime ne bouge pas de l'endroit où elle est ?
- D.Peut-on continuer l'examen malgré le danger ?
Réponse A. Si le danger ne peut être supprimé, il faut se demander si l'on peut isoler la zone dangereuse de façon permanente et sans risque, puis interdire l'accès. ED 4085, p.7.
28. Dans quelle situation précise le SST doit-il réaliser une manœuvre exceptionnelle de dégagement d'urgence ?
- A.Dès que la victime se plaint de douleur
- B.Systématiquement, avant toute étape d'examen de la victime, quelle que soit la nature du danger
- C.Quand le danger persistant est réel, immédiat, non contrôlable et menace la vie de la victime ✓
- D.Uniquement sur demande expresse de l'employeur
Réponse C. La manœuvre exceptionnelle de dégagement d'urgence s'applique quand le danger est réel, immédiat, non contrôlable et menace la vie de la victime. ED 4085, p.7.
29. Quel est l'objectif principal poursuivi lors de l'étape « Faire alerter » ?
- A.Rassembler tous les témoins de l'accident
- B.Remplir le registre des accidents de l'entreprise et prévenir la direction avant d'engager toute autre démarche
- C.Transmettre les informations nécessaires et suffisantes pour que les secours organisent leur intervention ✓
- D.Informer les proches de la victime en priorité
Réponse C. Faire alerter consiste à transmettre les informations nécessaires et suffisantes pour que les secours puissent organiser leur intervention. ED 4085, p.9.
30. À quel moment de la conduite à tenir l'alerte doit-elle idéalement être donnée ?
- A.Après avoir terminé complètement l'examen de la victime
- B.Uniquement après le Secourir
- C.Le plus précocement possible ✓
- D.Uniquement si la victime le demande
Réponse C. L'alerte doit être la plus précoce possible. ED 4085, p.9.
31. À qui l'alerte doit-elle être donnée selon l'aide-mémoire ?
- A.Uniquement aux secours publics externes
- B.Uniquement au responsable hiérarchique direct, à charge pour lui de prévenir les secours
- C.Aux secours et aux personnes prévues dans l'organisation des secours de l'entreprise ✓
- D.Uniquement au service des ressources humaines
Réponse C. L'alerte doit être donnée aux secours et aux personnes prévues dans l'organisation des secours de l'entreprise. ED 4085, p.9.
32. Quel numéro d'urgence est spécifiquement destiné aux personnes sourdes et malentendantes ?
- A.Le 15
- B.Le 18
- C.Le 112, valable dans toute l'Union européenne
- D.Le 114 ✓
Réponse D. Le 114 est le numéro d'appel d'urgence destiné aux personnes sourdes et malentendantes. ED 4085, p.9.
33. Sur un chantier avec plusieurs ouvriers présents, comment choisir la personne qui donnera l'alerte ?
- A.Toujours le plus ancien de l'équipe
- B.Uniquement le chef de chantier, jamais un autre salarié
- C.La première personne arrivée sur les lieux, sans distinction
- D.La personne la plus apte, si possible ✓
Réponse D. Il faut choisir, si possible, la personne la plus apte pour faire alerter les secours. ED 4085, p.9.
34. Parmi les informations suivantes, laquelle ne fait PAS partie des éléments que le message d'alerte doit préciser ?
- A.Le lieu de l'accident
- B.La nature de l'accident
- C.Le numéro de sécurité sociale de la victime ✓
- D.Les actions déjà engagées auprès de la victime
Réponse C. Le message d'alerte doit préciser lieu, nature, nombre de victimes, état des victimes et actions engagées ; le numéro de sécurité sociale n'est pas mentionné. ED 4085, p.9.
35. Le message d'alerte doit-il indiquer le nombre de victimes impliquées dans l'accident ?
- A.Non, seule la localisation compte
- B.Oui, mais uniquement si plus d'une victime est concernée
- C.Non, cette information est laissée à l'appréciation des secours
- D.Oui, le nombre de victimes doit être précisé ✓
Réponse D. Le message d'alerte doit préciser le nombre de victimes. ED 4085, p.9.
36. Après avoir donné l'alerte, la personne au téléphone peut-elle raccrocher la première ?
- A.Oui, dès que l'adresse a été communiquée
- B.Cela dépend du service contacté
- C.Oui, si elle a transmis toutes les informations essentielles
- D.Non, elle ne doit jamais raccrocher la première ✓
Réponse D. La personne qui alerte les secours ne doit jamais raccrocher la première. ED 4085, p.9.
37. Quelle action complémentaire le SST doit-il mener pour s'assurer de l'efficacité de l'alerte donnée ?
- A.Vérifier que l'alerte a bien été donnée ✓
- B.Rédiger immédiatement un rapport écrit
- C.Contacter les assurances de l'entreprise
- D.Interrompre l'examen de la victime
Réponse A. Une action complémentaire de Faire alerter est de s'assurer que l'alerte a bien été donnée. ED 4085, p.9.
38. Quelle action est recommandée pour faciliter l'arrivée des secours jusqu'à la victime sur un site étendu ?
- A.Rester uniquement auprès de la victime sans bouger
- B.Attendre que les secours trouvent seuls le chemin
- C.Fermer l'ensemble des accès du site par mesure de sécurité générale et attendre
- D.Envoyer une personne au-devant des secours et organiser leur accès ✓
Réponse D. Une action complémentaire consiste à envoyer une personne au-devant des secours et à organiser leur accès au plus près de la victime. ED 4085, p.9.
39. Quel résultat le SST doit-il chercher à atteindre face à un saignement abondant ?
- A.Réchauffer la victime
- B.Faire vomir la victime
- C.Immobiliser uniquement le membre concerné
- D.Arrêter le saignement ✓
Réponse D. Le résultat à atteindre face à un saignement abondant est d'arrêter le saignement. ED 4085, p.10.
40. Quelle est l'action principale à réaliser immédiatement devant un saignement abondant ?
- A.Comprimer ou faire comprimer l'endroit qui saigne avec la paume de la main ✓
- B.Poser un garrot sans délai dans tous les cas
- C.Surélever uniquement le membre blessé
- D.Appliquer un antiseptique sur la plaie
Réponse A. L'action principale consiste à faire comprimer ou comprimer soi-même l'endroit qui saigne avec la paume de la main. ED 4085, p.10.
41. Dans quelle position faut-il installer une victime qui saigne abondamment ?
- A.Assise, le dos droit
- B.En position latérale de sécurité systématiquement
- C.Debout, appuyée contre un mur
- D.Allongée ✓
Réponse D. Il faut allonger la victime qui saigne abondamment. ED 4085, p.10.
42. La compression manuelle d'une plaie hémorragique se révèle inefficace malgré les efforts du SST. Que doit-il faire ?
- A.Relâcher la compression pour observer l'évolution
- B.Appliquer de l'eau froide sur la plaie
- C.Attendre l'arrivée des secours sans autre action
- D.Poser un garrot ✓
Réponse D. Si la compression manuelle est inefficace, il faut poser un garrot. ED 4085, p.10.
43. La compression manuelle d'une hémorragie s'avère efficace. Quelle action complémentaire réaliser si besoin ?
- A.Un pansement compressif ✓
- B.Un garrot immédiat
- C.Une immobilisation du rachis
- D.Une position latérale de sécurité
Réponse A. Si la compression manuelle est efficace, il faut réaliser un pansement compressif si besoin. ED 4085, p.10.
44. Le saignement reprend sous un pansement compressif déjà posé. Quelle est la conduite à tenir immédiate ?
- A.Retirer le pansement et en poser un nouveau
- B.Laisser le pansement en place sans intervenir
- C.Poser directement un garrot sans autre étape
- D.Réaliser une compression manuelle sur le pansement ✓
Réponse D. Si le saignement reprend sous un pansement compressif, il faut réaliser une compression manuelle sur le pansement. ED 4085, p.10.
45. Malgré une compression manuelle sur pansement compressif, le saignement persiste. Quelle est l'étape suivante ?
- A.Poser un garrot ✓
- B.Changer simplement de pansement
- C.Surélever le membre sans autre geste
- D.Attendre encore quelques minutes avant d'agir
Réponse A. Si le saignement se poursuit malgré la compression manuelle sur pansement compressif, il faut poser un garrot. ED 4085, p.10.
46. Comment faut-il installer une victime qui présente un saignement de nez ?
- A.Allongée sur le dos, tête en arrière
- B.Allongée sur le côté
- C.Debout, tête droite
- D.Assise, tête penchée en avant ✓
Réponse D. En cas de saignement de nez, il faut faire asseoir la victime, tête penchée en avant. ED 4085, p.10.
47. Pendant combien de temps faut-il demander à une victime de se comprimer les narines en cas de saignement de nez ?
- A.2 minutes
- B.5 minutes environ
- C.10 minutes ✓
- D.20 minutes au minimum
Réponse C. Il faut faire moucher la victime puis lui demander de se comprimer les narines pendant 10 minutes. ED 4085, p.10.
48. Une victime présente des vomissements sanglants. Dans quelle position doit-elle être installée ?
- A.Dans la position où elle se sent le mieux ✓
- B.Obligatoirement en position latérale de sécurité
- C.Assise en tailleur
- D.Debout pour faciliter l'expectoration
Réponse A. En cas de vomissements ou de crachats sanglants, il faut mettre la victime dans la position où elle se sent le mieux. ED 4085, p.10.
49. Que doit vérifier en permanence le SST après avoir posé un pansement compressif ou un garrot ?
- A.L'atteinte et la persistance du résultat attendu, jusqu'à la prise en charge par les secours ✓
- B.Uniquement la couleur du pansement
- C.Uniquement la température ambiante
- D.Rien de particulier, l'action est considérée comme définitive une fois le pansement posé en place
Réponse A. Le SST doit vérifier par observation l'atteinte et la persistance du résultat attendu jusqu'à la prise en charge de la victime. ED 4085, p.10.
50. Un garrot vient d'être posé sur le bras d'une victime en attendant les secours. Comment le SST doit-il gérer sa visibilité ?
- A.Le dissimuler entièrement sous un vêtement
- B.Le recouvrir d'un pansement supplémentaire pour le protéger
- C.Retirer le garrot dès que la victime se réchauffe
- D.Couvrir la victime en laissant le garrot visible ✓
Réponse D. Si un garrot est posé, il faut couvrir la victime en laissant le garrot visible. ED 4085, p.10.
51. Quel résultat recherche le SST lorsqu'une victime s'étouffe ?
- A.Faire cesser la toux
- B.Calmer la panique de l'entourage
- C.Faire parler la victime le plus vite possible
- D.Permettre à la victime de respirer ✓
Réponse D. Le résultat à atteindre face à l'étouffement est de permettre à la victime de respirer. ED 4085, p.11.
52. Comment reconnaître une obstruction complète des voies aériennes chez un adulte ?
- A.La victime tousse fortement, parle avec difficulté et respire de façon bruyante et saccadée
- B.La victime présente une toux sèche intermittente
- C.La victime respire normalement mais semble anxieuse
- D.La victime ne peut plus parler, tousser ou émettre un son, et garde la bouche ouverte ✓
Réponse D. L'obstruction complète se caractérise par l'impossibilité de parler, tousser ou émettre un son, avec la bouche ouverte. ED 4085, p.11.
53. Combien de claques dans le dos maximum sont préconisées en première intention face à une obstruction complète des voies aériennes ?
- A.1 à 5 claques ✓
- B.10 claques
- C.15 claques
- D.Aucune limite n'est fixée
Réponse A. L'action principale est de donner de 1 à 5 claques dans le dos. ED 4085, p.11.
54. Les claques dans le dos restent inefficaces chez un adulte victime d'une obstruction complète. Quelle technique appliquer ensuite ?
- A.Des compressions abdominales, méthode de Heimlich ✓
- B.Des insufflations immédiates
- C.Une position latérale de sécurité
- D.Un massage cardiaque direct
Réponse A. Si les claques dans le dos sont inefficaces chez l'adulte ou le grand enfant, il faut réaliser des compressions abdominales (méthode de Heimlich). ED 4085, p.11.
55. Une femme enceinte s'étouffe et les claques dans le dos échouent. Quelle technique privilégier, à la différence d'un adulte standard ?
- A.Des compressions abdominales classiques
- B.Un simple encouragement à tousser
- C.Une manœuvre de retournement complet
- D.Des compressions thoraciques, et non abdominales ✓
Réponse D. Chez une femme enceinte ou une personne obèse, il faut réaliser des compressions thoraciques et non abdominales. ED 4085, p.11.
56. Chez le nourrisson victime d'une obstruction complète persistant après les claques, comment réaliser les compressions thoraciques ?
- A.Avec le poing fermé, sur l'abdomen
- B.Avec deux mains superposées, comme chez l'adulte
- C.Avec la paume entière de la main, sur le dos
- D.Avec deux doigts au milieu de la poitrine, le nourrisson tenu sur l'avant-bras du SST ✓
Réponse D. Chez le nourrisson, il faut réaliser des compressions thoraciques avec deux doigts au milieu de la poitrine, le nourrisson tenu sur l'avant-bras du SST. ED 4085, p.11.
57. Comment se caractérise une obstruction partielle des voies aériennes, à la différence d'une obstruction complète ?
- A.La victime ne peut émettre aucun son
- B.La victime présente une cyanose marquée des lèvres et des extrémités des doigts
- C.La victime perd connaissance immédiatement
- D.La victime peut parler, tousser et respirer, même avec un bruit surajouté ✓
Réponse D. L'obstruction partielle se caractérise par le fait que la victime peut parler, tousser et respirer, même avec un bruit surajouté. ED 4085, p.11.
58. Quelle conduite à tenir adopter face à une obstruction partielle des voies aériennes ?
- A.Réaliser immédiatement des compressions abdominales
- B.Allonger la victime sur le dos et débuter les insufflations
- C.Donner des claques dans le dos sans attendre
- D.Mettre la victime dans la position où elle se sent le mieux et l'encourager à tousser ✓
Réponse D. Face à une obstruction partielle, il faut installer la victime dans la position où elle se sent le mieux et l'encourager à tousser. ED 4085, p.11.
59. Quel résultat recherche le SST lorsqu'une victime ne répond pas et ne respire pas ?
- A.Réchauffer la victime rapidement
- B.Attendre un signe de réveil spontané de la victime avant d'entreprendre la moindre action
- C.Faire vomir la victime
- D.Rétablir artificiellement une respiration et une circulation sanguine efficaces ✓
Réponse D. Le résultat à atteindre est de rétablir artificiellement une respiration et une circulation sanguine efficaces. ED 4085, p.12.
60. À quel rythme les compressions thoraciques doivent-elles être réalisées chez l'adulte en arrêt cardiaque ?
- A.60 à 80 par minute
- B.30 à 50 par minute
- C.140 à 160 compressions par minute
- D.100 à 120 par minute ✓
Réponse D. Chez l'adulte, la réanimation impose un rythme de 100 à 120 compressions par minute. ED 4085, p.12.
61. Combien de compressions thoraciques réalise-t-on chez l'adulte avant de passer aux insufflations ?
- A.15 compressions thoraciques
- B.20 compressions
- C.30 compressions thoraciques ✓
- D.50 compressions thoraciques d'affilée
Réponse C. Chez l'adulte, la réanimation consiste à comprimer le thorax avec 30 compressions avant les insufflations. ED 4085, p.12.
62. Après les 30 compressions thoraciques chez l'adulte, combien d'insufflations le SST doit-il réaliser ?
- A.1 insufflation
- B.5 insufflations successives
- C.4 insufflations
- D.2 insufflations ✓
Réponse D. Après les 30 compressions thoraciques chez l'adulte, il faut souffler l'air dans les poumons avec 2 insufflations. ED 4085, p.12.
63. Comment la réanimation cardio-pulmonaire se poursuit-elle chez l'adulte après le premier cycle ?
- A.En répétant des cycles de 30 compressions et 2 insufflations ✓
- B.En alternant un cycle sur deux avec une pause de repos
- C.En augmentant progressivement le nombre de compressions
- D.En arrêtant après le premier cycle si la victime ne réagit pas
Réponse A. La réanimation se poursuit en répétant des cycles de 30 compressions et 2 insufflations. ED 4085, p.12.
64. Quand le défibrillateur automatisé externe (DAE) doit-il être mis en œuvre ?
- A.Uniquement après dix minutes de réanimation
- B.Jamais sans formation spécifique complémentaire au SST
- C.Uniquement sur instruction du SAMU au téléphone
- D.Le plus tôt possible, en demandant éventuellement à un témoin de le rapporter ✓
Réponse D. Le DAE doit être mis en œuvre le plus tôt possible, en demandant le cas échéant à un témoin de le rapporter. ED 4085, p.12.
65. Chez l'enfant et le nourrisson en arrêt cardio-respiratoire, par quoi la réanimation débute-t-elle, à la différence de l'adulte ?
- A.Par 30 compressions thoraciques comme chez l'adulte
- B.Par une manœuvre de Heimlich
- C.Par la pose immédiate du DAE
- D.Par 5 insufflations ✓
Réponse D. Chez l'enfant et le nourrisson, la conduite à tenir est la même que chez l'adulte sauf qu'il faut débuter par 5 insufflations. ED 4085, p.12.
66. Quel est le rythme des cycles de compressions et d'insufflations chez l'enfant et le nourrisson ?
- A.30 compressions pour 2 insufflations, comme l'adulte
- B.20 compressions pour 4 insufflations
- C.10 compressions pour 1 insufflation
- D.15 compressions pour 2 insufflations ✓
Réponse D. Chez l'enfant et le nourrisson, les cycles sont de 15 compressions pour 2 insufflations, contre 30 pour 2 chez l'adulte. ED 4085, p.12.
67. Jusqu'à quel moment la réanimation cardio-pulmonaire doit-elle être poursuivie ?
- A.Pendant dix minutes maximum
- B.Jusqu'à épuisement du sauveteur uniquement
- C.Jusqu'à ce que la victime ouvre les yeux
- D.Jusqu'à l'arrivée des secours ✓
Réponse D. La réanimation cardio-pulmonaire doit être poursuivie jusqu'à l'arrivée des secours. ED 4085, p.12.
68. Deux SST sont présents pour réanimer une victime. Comment doivent-ils s'organiser selon l'aide-mémoire ?
- A.Se relayer toutes les 2 minutes, en interrompant le moins possible les compressions ✓
- B.Réaliser chacun un cycle complet en alternance stricte de 10 minutes
- C.L'un fait uniquement les insufflations, l'autre jamais les compressions
- D.Attendre que le premier soit épuisé avant de changer
Réponse A. Il est recommandé de se relayer toutes les 2 minutes, en interrompant le moins possible les compressions thoraciques. ED 4085, p.12.
69. Le SST ne peut pas réaliser les insufflations pour une raison quelconque. Que doit-il faire ?
- A.Arrêter toute réanimation
- B.Réaliser uniquement des claques dans le dos
- C.Attendre l'arrivée des secours sans agir
- D.Réaliser uniquement les compressions thoraciques, en continu ✓
Réponse D. Si les insufflations ne peuvent pas être effectuées, il faut réaliser uniquement les compressions thoraciques, en continu. ED 4085, p.12.
70. Quel résultat recherche le SST lorsqu'une victime ne répond pas mais respire ?
- A.Réveiller la victime le plus vite possible
- B.Permettre à la victime de continuer à respirer ✓
- C.Faire boire la victime pour la réhydrater
- D.L'installer immédiatement assise
Réponse B. Le résultat à atteindre est de permettre à la victime de continuer à respirer. ED 4085, p.13.
71. Que faire dans un premier temps face à une victime qui ne répond pas mais respire ?
- A.L'allonger sur le dos et libérer les voies respiratoires ✓
- B.La mettre immédiatement en position assise
- C.Lui donner à boire de l'eau fraîche
- D.La secouer fermement pour la réveiller
Réponse A. Il faut allonger sur le dos une victime qui ne répond pas mais respire, puis libérer les voies respiratoires. ED 4085, p.13.
72. Une victime inconsciente qui respire a fait un malaise sans cause traumatique identifiée. Dans quelle position la placer ?
- A.Sur le dos, jambes surélevées
- B.En position latérale de sécurité ✓
- C.Assise, buste incliné en avant
- D.Debout, soutenue par un collègue
Réponse B. Si l'état de la victime résulte d'un événement non traumatique, il faut la mettre en position latérale de sécurité. ED 4085, p.13.
73. Une victime inconsciente qui respire a chuté d'une échelle et présente un traumatisme évident. Faut-il la mettre en PLS ?
- A.Oui, systématiquement comme pour toute victime inconsciente
- B.Non, il faut la laisser sur le dos et maintenir la liberté des voies aériennes ✓
- C.Oui, mais uniquement sur le côté gauche
- D.Non, il faut l'asseoir contre un support
Réponse B. En cas d'événement traumatique, ou d'origine inconnue, il faut laisser la victime sur le dos et maintenir la liberté des voies aériennes, sans PLS. ED 4085, p.13.
74. L'origine du malaise d'une victime inconsciente qui respire est inconnue. Quelle conduite adopter concernant la PLS ?
- A.La mettre en PLS comme pour tout malaise non traumatique
- B.La laisser sur le dos et maintenir la liberté des voies aériennes ✓
- C.L'installer en position assise pour l'observer
- D.Attendre dix minutes avant toute décision
Réponse B. Si l'origine de l'état de la victime n'est pas connue, elle doit être traitée comme un cas traumatique : laissée sur le dos avec voies aériennes libres. ED 4085, p.13.
75. Quel double résultat le SST recherche-t-il face à une victime qui se plaint de malaise ?
- A.Faire disparaître la douleur et rassurer les collègues
- B.Éviter l'aggravation et obtenir un avis médical ✓
- C.Faire reprendre le travail rapidement à la victime
- D.Identifier la cause exacte du malaise sans délai
Réponse B. Le résultat à atteindre face à un malaise est d'éviter l'aggravation et de prendre un avis médical. ED 4085, p.14.
76. Quels signes particuliers le SST doit-il observer en priorité face à un malaise ?
- A.Uniquement la couleur des ongles
- B.Les signes d'AVC, d'accident cardiaque ou de maladie infectieuse ✓
- C.Uniquement la température corporelle
- D.Uniquement la posture spontanée de la victime
Réponse B. Il faut observer les signes du malaise, en particulier ceux d'AVC, d'accident cardiaque ou de maladie infectieuse. ED 4085, p.14.
77. Quelle est la première action à mener face à une victime se plaignant d'un malaise, avant même d'interroger l'entourage ?
- A.La mettre au repos ✓
- B.La faire marcher pour vérifier son équilibre
- C.Lui faire boire un verre d'eau sucrée
- D.L'installer en position debout contre un mur
Réponse A. Face à un malaise, il faut mettre la victime au repos, puis écouter et questionner la victime et/ou son entourage. ED 4085, p.14.
78. Une victime sujette à des malaises vagaux habituels ne peut pas être allongée. Quelle position lui proposer ?
- A.Debout, bras levés
- B.Accroupie, tête baissée ✓
- C.Assise, jambes tendues
- D.Sur le dos, jambes surélevées
Réponse B. S'il est impossible d'allonger la victime, il faut l'inviter à se placer en position accroupie et baisser la tête. ED 4085, p.14.
79. Quelle autre manœuvre, hors position accroupie, est proposée en cas de malaise vagal quand l'allongement est impossible ?
- A.Croiser les membres inférieurs et contracter les muscles ✓
- B.Sauter sur place plusieurs fois
- C.Boire immédiatement un verre d'eau glacée
- D.Respirer dans un sac en papier
Réponse A. Une autre manœuvre possible consiste à croiser les membres inférieurs et contracter les muscles. ED 4085, p.14.
80. Quelle manœuvre des mains est décrite pour agir sur la circulation lors d'un malaise vagal sans allongement possible ?
- A.Agripper les deux mains par les doigts en crochet et écarter les coudes ✓
- B.Frapper doucement dans les mains à rythme régulier
- C.Serrer les poings fermement pendant une minute
- D.Joindre les paumes devant la poitrine
Réponse A. Une manœuvre possible consiste à agripper les deux mains par les doigts en crochet et écarter les coudes. ED 4085, p.14.
81. Un ouvrier fait un malaise en pleine chaleur estivale sur le chantier. Où faut-il l'installer en priorité ?
- A.Dans un endroit frais et aéré ✓
- B.À l'ombre, allongé directement sur le sol chaud
- C.Dans un véhicule fermé pour le protéger du vent
- D.Debout, sous un point d'eau
Réponse A. Si le malaise est provoqué par la chaleur, il faut installer la victime dans un endroit frais et aéré. ED 4085, p.14.
82. Comment gérer l'hydratation d'une victime consciente en malaise lié à la chaleur ?
- A.Lui faire boire une grande quantité d'eau glacée en une fois
- B.La rafraîchir et lui faire boire de l'eau fraîche par petites quantités ✓
- C.Lui interdire toute boisson tant que les secours ne sont pas arrivés
- D.Lui donner une boisson chaude pour compenser le choc thermique
Réponse B. Il faut rafraîchir la victime et lui faire boire de l'eau fraîche par petites quantités, si elle est consciente et capable de boire. ED 4085, p.14.
83. Une victime en malaise demande au SST de l'aider à prendre son médicament personnel. Que peut faire le SST ?
- A.Refuser systématiquement toute intervention sur un médicament
- B.L'aider à prendre le médicament ou du sucre, à sa demande ✓
- C.Administrer lui-même un médicament de sa propre trousse
- D.Attendre impérativement l'accord écrit de l'employeur
Réponse B. Le SST peut aider la victime, à sa demande, à prendre un médicament ou du sucre. ED 4085, p.14.
84. Quel résultat le SST recherche-t-il face à une victime qui se plaint de brûlures ?
- A.Faire disparaître totalement la douleur
- B.Éviter l'aggravation de la brûlure ✓
- C.Identifier précisément le degré de la brûlure
- D.Appliquer une pommade cicatrisante
Réponse B. Le résultat à atteindre face à une brûlure est d'éviter son aggravation. ED 4085, p.15.
85. Pendant combien de temps minimum faut-il arroser une brûlure thermique ou électrique à l'eau courante tempérée ?
- A.Au moins 2 minutes
- B.Au moins 5 minutes sous l'eau courante tempérée
- C.Au moins 10 minutes, idéalement 20 minutes ✓
- D.Au moins 30 secondes
Réponse C. Il faut arroser la brûlure à l'eau courante tempérée pendant au moins 10 minutes, idéalement 20 minutes. ED 4085, p.15.
86. Faut-il retirer les vêtements d'une victime brûlée thermiquement pendant l'arrosage ?
- A.Oui, systématiquement, même s'ils adhèrent à la peau
- B.Oui, en parallèle, s'ils n'adhèrent pas à la peau ✓
- C.Non, jamais, quelle que soit la situation
- D.Uniquement après l'arrivée des secours
Réponse B. Il faut retirer en parallèle les vêtements, s'ils n'adhèrent pas à la peau. ED 4085, p.15.
87. Quelle est la conduite à tenir immédiate face à une brûlure d'origine chimique ?
- A.Appliquer directement un pansement sec
- B.Rincer immédiatement la zone à l'eau courante tempérée pour éliminer le produit ✓
- C.Frotter énergiquement la zone touchée
- D.Neutraliser le produit avec un autre produit chimique
Réponse B. En cas de brûlure chimique, il faut rincer immédiatement la zone à l'eau courante tempérée pour éliminer le produit. ED 4085, p.15.
88. Lors du rinçage d'une brûlure chimique, quelle précaution le SST doit-il prendre concernant l'eau de ruissellement ?
- A.Aucune précaution particulière n'est nécessaire
- B.Éviter qu'elle ne contamine des zones saines de la victime ✓
- C.La récupérer pour analyse en laboratoire
- D.La diriger volontairement vers les autres membres
Réponse B. Il faut éviter que l'eau de ruissellement ne contamine des zones saines, comme un œil ou une zone de peau intacte. ED 4085, p.15.
89. Une victime a ingéré un produit caustique. Faut-il la faire vomir ou lui faire boire de l'eau pour diluer le produit ?
- A.Oui, il faut la faire vomir immédiatement
- B.Ni l'un ni l'autre : il ne faut ni faire vomir ni faire boire la victime ✓
- C.Oui, il faut uniquement lui faire boire de l'eau
- D.Cela dépend du produit ingéré, sans règle générale
Réponse B. En cas d'ingestion ou d'inhalation de produits caustiques ou corrosifs, il ne faut ni faire vomir ni faire boire la victime. ED 4085, p.15.
90. Une victime a inhalé un produit caustique et présente des difficultés respiratoires. Dans quelle position l'installer ?
- A.Allongée sur le dos
- B.Assise ✓
- C.En position latérale de sécurité
- D.Debout, appuyée contre un mur
Réponse B. En cas de difficultés respiratoires liées à une ingestion ou inhalation caustique, il faut placer la victime en position assise. ED 4085, p.15.
91. Face à une brûlure chimique, quel document le SST doit-il consulter et conserver ?
- A.Le registre du personnel
- B.La fiche de données de sécurité (FDS) du produit en cause ✓
- C.Le contrat de travail de la victime
- D.Le plan de prévention général du chantier et des entreprises intervenantes
Réponse B. En cas de brûlure chimique, il faut consulter et conserver les informations de la fiche de données de sécurité du produit en cause. ED 4085, p.15.
92. Quel résultat le SST recherche-t-il face à une victime présentant une douleur qui empêche certains mouvements ?
- A.Faire disparaître totalement la douleur
- B.Éviter l'aggravation du traumatisme supposé ✓
- C.Confirmer un diagnostic de fracture
- D.Faire marcher la victime pour tester la mobilité
Réponse B. Le résultat à atteindre est d'éviter l'aggravation du traumatisme supposé. ED 4085, p.16.
93. Une victime se plaint d'une douleur au cou après une chute. Comment le SST doit-il maintenir sa tête ?
- A.En la laissant complètement libre
- B.En stabilisant le rachis cervical dans sa position, en maintenant la tête à deux mains ✓
- C.En la tournant doucement pour vérifier la mobilité
- D.En la surélevant avec un coussin épais
Réponse B. En cas de douleur au cou après un traumatisme, il faut stabiliser si possible le rachis cervical, dans la position où il se trouve, en maintenant la tête à deux mains. ED 4085, p.16.
94. Une victime présente un traumatisme du poignet qu'elle ne peut plus bouger. Quelle attitude le SST doit-il adopter ?
- A.Manipuler doucement le poignet pour tester l'amplitude
- B.Respecter la position prise par la victime et éviter toute manipulation intempestive ✓
- C.Immobiliser fermement le membre dans une position différente
- D.Demander à la victime de forcer légèrement le mouvement
Réponse B. En cas de traumatisme d'un membre, il faut éviter toute manipulation intempestive et respecter la position prise par la victime. ED 4085, p.16.
95. Quel résultat le SST recherche-t-il face à une plaie qui ne saigne pas abondamment ?
- A.Nettoyer complètement la plaie avec un désinfectant fort
- B.Éviter l'aggravation de la plaie ✓
- C.Refermer immédiatement la plaie avec des points de suture improvisés
- D.Identifier le germe responsable d'une éventuelle infection
Réponse B. Le résultat à atteindre face à une plaie qui ne saigne pas abondamment est d'éviter son aggravation. ED 4085, p.17.
96. Comment installer une victime présentant une plaie grave du thorax ?
- A.Allongée sur le dos, jambes surélevées
- B.Assise, en laissant la plaie à l'air libre ✓
- C.En position latérale de sécurité
- D.Debout, appuyée contre un support
Réponse B. Pour une plaie grave du thorax, il faut installer la victime assise, en laissant la plaie à l'air libre. ED 4085, p.17.
97. Quelle position adopter face à une victime présentant une plaie grave de l'abdomen ?
- A.Assise, jambes tendues
- B.À plat dos, jambes fléchies ✓
- C.Debout, penchée en avant
- D.En position latérale de sécurité
Réponse B. Pour une plaie grave de l'abdomen, il faut installer la victime à plat dos, jambes fléchies. ED 4085, p.17.
98. Comment installer une victime présentant une plaie grave de l'œil ?
- A.Assise, l'œil atteint fermé uniquement
- B.Allongée, les deux yeux fermés, tête maintenue à deux mains si possible ✓
- C.Debout, tête penchée en arrière
- D.Allongée sur le côté, œil atteint vers le sol
Réponse B. Pour une plaie grave de l'œil, il faut allonger la victime, les deux yeux fermés, en maintenant si possible sa tête à deux mains. ED 4085, p.17.
99. Un corps étranger est visible dans une plaie. Le SST doit-il chercher à le retirer ?
- A.Oui, immédiatement, pour éviter une infection
- B.Non, il ne faut pas retirer les corps étrangers présents dans une plaie ✓
- C.Oui, mais uniquement s'il est facilement accessible
- D.Cela dépend de la nature du corps étranger
Réponse B. Il ne faut pas retirer les corps étrangers éventuellement présents dans une plaie. ED 4085, p.17.
100. Un accident de machine a sectionné un doigt. Comment le SST doit-il gérer le moignon et le segment sectionné ?
- A.Nettoyer le moignon à l'eau et jeter le segment sectionné
- B.Protéger le moignon avec un champ stérile ou un linge propre, et isoler le segment dans un sac placé dans un contenant réfrigéré ✓
- C.Recoller immédiatement le segment sur le moignon avec un pansement serré
- D.Plonger directement le segment sectionné dans l'eau glacée sans protection
Réponse B. En cas de section de membre, il faut protéger le moignon (champ stérile, compresses ou linge propre) et isoler le segment sectionné dans un sac placé dans un contenant réfrigéré permettant le transport. ED 4085, p.17.