QCM amiante SS4 : identification des matériaux
Rédigé par Victor Aubague· Sources : Code du travail / INRS· Mis à jour : juillet 2026
En bref
Le Amiante SS4 - Identification des matériaux fait partie de la certification Amiante sous-section 4 (validité 3 ans, référentiel Code du travail / INRS). Cette page réunit 63 questions corrigées et expliquées pour s'entraîner.
Cette page rassemble 63 questions corrigées sur le Amiante SS4 - Identification des matériaux, chacune avec la bonne réponse et une explication rattachée au référentiel officiel (Code du travail / INRS). Entraînez-vous d'abord en conditions d'examen avec le quiz interactif chronométrable, puis vérifiez le corrigé complet.
63 questions corrigées
Toutes les questions du Identification, avec la réponse et l'explication sourcée.
1. À l'amiante, le Code du travail consacre quelle section du livre IV, titre IV, chapitre 2 ?
- A.Les articles R.4412-94 à R.4412-148 ✓
- B.Les articles R.4321-1 à R.4321-5
- C.Les articles R.4412-1 à R.4412-93, relatifs aux agents chimiques
- D.Les articles R.4534-1 à R.4534-8
Réponse A. La section consacrée à l'amiante regroupe les articles R.4412-94 à R.4412-148 du Code du travail, au livre IV, titre IV, chapitre 2.
2. Que vise précisément le 1° de l'article R.4412-94 du Code du travail ?
- A.Les interventions d'entretien courant sur des équipements en bon état de conservation
- B.Les travaux de retrait ou d'encapsulage d'amiante, y compris en cas de démolition ✓
- C.Le repérage avant travaux dans les immeubles bâtis
- D.La formation des opérateurs de chantier amiante
Réponse B. Le 1° de l'article R.4412-94 définit le champ des travaux de retrait ou d'encapsulage d'amiante et de matériaux en contenant, y compris en cas de démolition ; c'est le champ de la sous-section 3.
3. L'article R.4412-95 soumet les travaux et interventions amiante au régime des agents CMR, à l'exclusion de certaines dispositions. Lesquelles ?
- A.Les dispositions sur la formation à la sécurité
- B.Les dispositions sur la fiche d'exposition
- C.Les mesures d'exposition prévues aux articles R.4412-27 à R.4412-32 et R.4412-76 à R.4412-82 ✓
- D.Les dispositions sur la surveillance médicale renforcée et le suivi post-exposition
Réponse C. L'article R.4412-95 renvoie au régime des agents chimiques CMR, à l'exclusion des mesures d'exposition prévues aux articles R.4412-27 à R.4412-32 et R.4412-76 à R.4412-82.
4. Combien de définitions communes aux sous-sections 3 et 4 l'article R.4412-96 comporte-t-il ?
- A.6
- B.8
- C.9
- D.11 ✓
Réponse D. L'article R.4412-96 comporte onze définitions communes aux sous-sections 3 et 4, parmi lesquelles chantier test, confinement, empoussièrement ou encapsulage.
5. Quels articles couvre la sous-section 1, intitulée Champ d'application et définitions ?
- A.R.4412-94 à R.4412-96 ✓
- B.R.4412-97 à R.4412-124
- C.R.4412-125 à R.4412-143
- D.R.4412-144 à R.4412-148
Réponse A. La sous-section 1, Champ d'application et définitions, couvre les articles R.4412-94 à R.4412-96.
6. Quels articles couvre la sous-section 2, consacrée aux dispositions communes à toutes les opérations comportant des risques d'exposition à l'amiante ?
- A.R.4412-94 à R.4412-96
- B.R.4412-97 à R.4412-124 ✓
- C.R.4412-125 à R.4412-143
- D.R.4412-144 à R.4412-148
Réponse B. La sous-section 2 regroupe les dispositions communes aux sous-sections 3 et 4, des articles R.4412-97 à R.4412-124.
7. Quels articles couvre la sous-section 3, consacrée aux travaux d'encapsulage et de retrait ?
- A.R.4412-94 à R.4412-96
- B.R.4412-97 à R.4412-124
- C.R.4412-125 à R.4412-143 ✓
- D.R.4412-144 à R.4412-148
Réponse C. La sous-section 3, Dispositions spécifiques aux travaux d'encapsulage et de retrait, couvre les articles R.4412-125 à R.4412-143.
8. Quels articles couvre la sous-section 4, consacrée aux interventions sur matériaux susceptibles de libérer des fibres ?
- A.R.4412-94 à R.4412-96
- B.R.4412-97 à R.4412-124
- C.R.4412-125 à R.4412-143
- D.R.4412-144 à R.4412-148 ✓
Réponse D. La sous-section 4, Dispositions particulières aux interventions sur des matériaux susceptibles de libérer des fibres d'amiante, couvre les articles R.4412-144 à R.4412-148.
9. L'article R.4412-144 précise que la sous-section 4 s'applique aux travaux mentionnés où dans l'article R.4412-94 ?
- A.Au 2°, par opposition au 1° qui relève de la sous-section 3 ✓
- B.Au 1°, par opposition au 2° qui relève de la sous-section 3
- C.Aux 1° et 2° indifféremment
- D.À aucun des deux, un texte distinct s'applique aux interventions
Réponse A. L'article R.4412-144 dispose que la sous-section 4 s'applique aux travaux mentionnés au 2° de l'article R.4412-94, les interventions, par opposition au 1° qui relève de la sous-section 3.
10. Qui doit faire réaliser une recherche d'amiante avant le début d'une opération comportant un risque d'exposition ?
- A.L'opérateur de chantier lui-même, sur la base de sa formation à la sous-section 4
- B.Le donneur d'ordre, le maître d'ouvrage ou le propriétaire décidant l'opération ✓
- C.Le médecin du travail
- D.L'inspection du travail
Réponse B. L'article R.4412-97 impose au donneur d'ordre, au maître d'ouvrage ou au propriétaire décidant une opération comportant un risque d'exposition à l'amiante de faire réaliser une recherche d'amiante avant son début.
11. Combien de domaines d'activité l'article R.4412-97 identifie-t-il pour lesquels un arrêté fixe la méthodologie de repérage ?
- A.3
- B.4
- C.6 ✓
- D.8
Réponse C. L'article R.4412-97 identifie six domaines d'activité : immeubles bâtis, autres immeubles, navires et engins flottants, aéronefs, matériels roulants ferroviaires, équipements et installations.
12. Un repérage a déjà été réalisé sur un périmètre donné. Faut-il en réaliser un nouveau pour une opération ultérieure dans le même périmètre ?
- A.Oui, systématiquement, avant chaque nouvelle opération dans le même périmètre
- B.Non, jamais, quelle que soit l'évolution du site
- C.Oui, mais seulement si le propriétaire change
- D.Non, sauf circonstances nouvelles ou évolution réglementaire ✓
Réponse D. L'article R.4412-97 prévoit qu'un repérage déjà réalisé dispense d'un nouveau repérage pour les opérations ultérieures dans le même périmètre, sauf circonstances nouvelles ou évolution réglementaire.
13. Quelles conditions l'opérateur de repérage doit-il réunir selon l'article R.4412-97-1 ?
- A.Qualifications et moyens, indépendance, laboratoire accrédité ✓
- B.Habilitation électrique B0 et certification CACES
- C.Appartenance obligatoire à l'entreprise réalisant les travaux
- D.Une simple déclaration sur l'honneur de compétence
Réponse A. L'article R.4412-97-1 exige que l'opérateur de repérage dispose des qualifications et moyens nécessaires, soit indépendant de l'entreprise donneuse d'ordre, et impose l'accréditation du laboratoire d'analyse.
14. L'article R.4412-97-2 impose une obligation aux personnes visées à l'article R.4412-97. De laquelle s'agit-il ?
- A.Réaliser elles-mêmes les prélèvements
- B.Lui communiquer toute information utile, sans nuire à son indépendance ✓
- C.Financer intégralement la formation et l'équipement de l'opérateur de repérage
- D.Désigner un coordonnateur SPS
Réponse B. L'article R.4412-97-2 impose aux personnes visées à l'article R.4412-97 de communiquer à l'opérateur de repérage toute information utile, sans porter atteinte à son indépendance.
15. Une fuite met en péril la sécurité des occupants et impose une intervention immédiate, sans qu'un repérage préalable puisse être réalisé. Que prévoit la réglementation dans ce cas ?
- A.L'intervention est interdite tant que le repérage n'a pas été réalisé et son rapport remis
- B.Aucune mesure particulière n'est requise
- C.Les protections sont mises en œuvre comme si l'amiante était présent ✓
- D.Seul le port d'un masque FFP2 est exigé
Réponse C. L'article R.4412-97-3 fixe des situations d'urgence dans lesquelles le repérage ne peut être réalisé préalablement : les mesures de protection doivent alors être mises en œuvre comme si la présence d'amiante était établie.
16. Que permet l'article R.4412-97-4 lorsque le repérage ne peut être dissocié du démarrage de l'opération ?
- A.La suppression pure et simple du repérage
- B.Le report du repérage après la fin des travaux
- C.La sous-traitance du repérage à l'opérateur de chantier
- D.Une procédure de repérage progressif ✓
Réponse D. L'article R.4412-97-4 permet, lorsque le repérage ne peut être dissocié du démarrage de l'opération, le recours à une procédure de repérage progressif.
17. À quoi conclut le rapport de repérage prévu à l'article R.4412-97-5 ?
- A.À l'absence ou à la présence d'amiante, pièces justificatives annexées ✓
- B.Au seul niveau d'empoussièrement mesuré
- C.À la durée prévisionnelle des travaux
- D.Au coût estimé du désamiantage et au calendrier prévisionnel du chantier
Réponse A. L'article R.4412-97-5 précise que le rapport de repérage conclut soit à l'absence, soit à la présence de matériaux ou produits contenant de l'amiante, avec pièces justificatives annexées.
18. Que doit permettre le rapport de repérage selon l'article R.4412-97-6 ?
- A.La facturation des travaux de retrait
- B.De compléter la traçabilité et la cartographie du bâti ✓
- C.Le calcul de la VLEP applicable
- D.La délivrance de l'attestation de compétence des opérateurs
Réponse B. L'article R.4412-97-6 impose que le rapport de repérage complète les documents de traçabilité et de cartographie, conservés et rendus disponibles pour les opérations ultérieures.
19. Parmi ces composants, lequel relève des parois verticales intérieures visées par la Liste B ?
- A.Les canalisations de fluides et leurs calorifugeages
- B.Les toitures en fibrociment
- C.Les cloisons légères et enduits de protection ✓
- D.Les ascenseurs et monte-charges
Réponse C. La Liste B, article R.1334-21 du Code de la santé publique, porte notamment sur les parois verticales intérieures : murs, cloisons légères, enduits de protection.
20. La Liste B impose la vérification de quels composants horizontaux du bâti ?
- A.Les façades uniquement
- B.Les conduits en fibrociment uniquement
- C.Les toitures uniquement
- D.Les planchers et les plafonds ✓
Réponse D. La Liste B, article R.1334-21 du Code de la santé publique, vise, parmi les composants du bâti à vérifier, les planchers et les plafonds.
21. Quels équipements intérieurs figurent parmi les composants examinés au titre de la Liste B ?
- A.Les canalisations de fluides, clapets coupe-feu et joints ✓
- B.Les installations industrielles complètes et leurs réseaux enterrés
- C.Les coffrages perdus en fibrociment
- D.Les ascenseurs et monte-charges
Réponse A. La Liste B couvre notamment les conduits et équipements intérieurs, dont les canalisations de fluides, les clapets coupe-feu et les joints.
22. Parmi les éléments extérieurs visés par la Liste B figurent notamment :
- A.Les revêtements de sol et les plafonds intérieurs uniquement
- B.Les toitures, les façades et les conduits en fibrociment ✓
- C.Les chaudières et radiateurs
- D.Les installations industrielles
Réponse B. La Liste B vise, au titre des éléments extérieurs, les toitures, les façades et les conduits en fibrociment.
23. Les ascenseurs et monte-charges figurent dans quelle liste réglementaire de matériaux amiantés ?
- A.La Liste A uniquement
- B.La Liste B uniquement
- C.La Liste C, mobilisée notamment avant démolition ✓
- D.Aucune liste réglementaire ne les mentionne à ce jour
Réponse C. La Liste C, article R.1334-22 du Code de la santé publique, mobilisée pour le repérage avant démolition, couvre notamment les ascenseurs et monte-charges.
24. Les appareils divers tels que chaudières et radiateurs relèvent de quelle liste de repérage amiante ?
- A.La Liste A
- B.La Liste B
- C.Aucune liste, ils en sont exclus
- D.La Liste C ✓
Réponse D. La Liste C couvre notamment les appareils divers tels que les chaudières et les radiateurs, en plus des toitures, façades et revêtements.
25. Les installations industrielles figurent-elles dans le périmètre du repérage avant démolition ?
- A.Oui, elles figurent dans la Liste C mobilisée pour ce repérage ✓
- B.Non, elles relèvent exclusivement du droit des installations classées
- C.Oui, mais uniquement dans la Liste A
- D.Non, seules les habitations sont concernées
Réponse A. La Liste C, mobilisée pour le repérage avant démolition, inclut notamment les installations industrielles parmi ses catégories de composants à examiner.
26. Les coffrages perdus en fibrociment sont mentionnés dans quelle liste réglementaire ?
- A.La Liste A
- B.La Liste C ✓
- C.La Liste B
- D.Aucune, ils ne sont jamais visés
Réponse B. La Liste C mentionne notamment les coffrages perdus en fibrociment, parmi les nombreuses catégories qu'elle couvre pour le repérage avant démolition.
27. Le Dossier Technique Amiante est obligatoire pour quels immeubles bâtis ?
- A.Ceux construits après le 1er janvier 2000
- B.Ceux dont le permis de construire est postérieur au 1er juillet 1997
- C.Ceux dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997 ✓
- D.Tous les immeubles, sans exception de date
Réponse C. Le DTA est obligatoire pour les immeubles bâtis dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, date correspondant à l'interdiction de l'amiante.
28. Sur quelle liste se fonde exclusivement le Dossier Amiante-Parties Privatives, ou DA-PP ?
- A.La Liste C
- B.Les Listes B et C combinées
- C.La Liste B
- D.La Liste A ✓
Réponse D. Le DA-PP, qui concerne les parties privatives des immeubles d'habitation collectifs, se fonde sur la Liste A uniquement.
29. Lors d'un repérage avant-vente d'une maison individuelle, quelles listes sont mobilisées ?
- A.Les Listes A et B ✓
- B.La Liste C uniquement
- C.La Liste A uniquement
- D.Les trois listes A, B et C
Réponse A. Le repérage avant-vente d'un bien immobilier, maison individuelle ou lot de copropriété, mobilise les Listes A et B.
30. Sur quel élément l'employeur doit-il s'appuyer pour établir le mode opératoire prévu à l'article R.4412-145 ?
- A.Uniquement le devis financier de l'opération et le planning contractuel
- B.L'évaluation initiale des risques et les conclusions du repérage ✓
- C.La seule durée prévisionnelle du chantier
- D.L'avis du client final
Réponse B. L'article R.4412-145 impose d'établir le mode opératoire en fonction des résultats de l'évaluation initiale des risques prévue à la sous-section 2, ce qui inclut les conclusions du repérage amiante.
31. Une entreprise intervenant en sous-section 4 doit-elle être certifiée par un organisme certificateur accrédité ?
- A.Oui, dans tous les cas, comme en sous-section 3
- B.Oui, mais seulement si elle traite plus de 10 m² de matériaux amiantés par chantier
- C.Non, la certification obligatoire d'entreprise n'est prévue qu'en sous-section 3 ✓
- D.Non, mais elle doit obtenir un agrément préfectoral
Réponse C. Seuls les travaux de sous-section 3 exigent une certification obligatoire de l'entreprise par un organisme certificateur accrédité, en application de l'article R.4412-129, sans équivalent en sous-section 4.
32. Une entreprise de plomberie doit remplacer un joint amianté sur une canalisation, intervention relevant de la sous-section 4. Doit-elle disposer d'une certification d'entreprise amiante ?
- A.Oui, la certification est requise dès qu'un matériau amianté est touché
- B.Oui, sauf si l'intervention dure moins d'une heure
- C.Oui, mais seulement pour les canalisations de plus de 10 mètres
- D.Non, la certification n'est exigée qu'en sous-section 3 ✓
Réponse D. Aucune certification d'entreprise équivalente à celle de l'article R.4412-129 n'est prévue pour les interventions de sous-section 4, à la différence des travaux de retrait ou d'encapsulage.
33. Quel document formalise les travaux de sous-section 3, plus détaillé que le mode opératoire de sous-section 4 ?
- A.Le plan de démolition, de retrait ou d'encapsulage, transmis via DEMAT@MIANTE ✓
- B.La simple notice de poste
- C.Le document unique d'évaluation des risques professionnels, mis à jour avant le chantier
- D.La fiche de données de sécurité du produit
Réponse A. Les travaux de sous-section 3 exigent l'établissement d'un plan de démolition, de retrait ou d'encapsulage transmis via la plateforme DEMAT@MIANTE, document plus détaillé que le mode opératoire de sous-section 4.
34. Quel délai minimal de transmission s'applique au plan de sous-section 3, hors urgence ?
- A.48 heures
- B.30 jours ✓
- C.15 jours
- D.60 jours
Réponse B. Le plan de sous-section 3 doit être transmis au moins 30 jours avant le début des travaux, réduit à 8 jours en cas d'urgence ; aucun délai chiffré équivalent n'existe pour le mode opératoire de sous-section 4.
35. Combien de temps les données du plan de sous-section 3 sont-elles conservées sur la plateforme DEMAT@MIANTE avant archivage ?
- A.5 ans
- B.20 ans
- C.10 ans, puis 40 années supplémentaires d'archivage ✓
- D.1 an seulement
Réponse C. Les données du plan de sous-section 3 sont conservées 10 ans sur la plateforme DEMAT@MIANTE, puis archivées 40 années supplémentaires, en application de l'article R.4412-133-1.
36. À l'issue de travaux de sous-section 3, quel document doit être remis au donneur d'ordre ?
- A.Le seul devis final
- B.L'attestation de compétence des opérateurs ayant réalisé le retrait
- C.Le mode opératoire initial non modifié
- D.Un rapport de fin de travaux, intégré le cas échéant au DIUO ✓
Réponse D. L'article R.4412-139 impose, en fin de travaux de sous-section 3, l'établissement d'un rapport de fin de travaux remis au donneur d'ordre, intégré le cas échéant au dossier des interventions ultérieures sur l'ouvrage.
37. Avant restitution d'une zone traitée en sous-section 3, quel contrôle visuel est requis ?
- A.Un examen visuel des zones susceptibles d'avoir été polluées ✓
- B.Un simple contrôle olfactif
- C.Aucun contrôle visuel, seule la mesure d'empoussièrement de restitution compte
- D.Un contrôle réalisé uniquement par le client
Réponse A. L'article R.4412-140 impose, avant restitution de la zone en sous-section 3, un examen visuel des zones susceptibles d'avoir été polluées, un nettoyage par aspiration à filtration haute efficacité et une mesure d'empoussièrement.
38. Comment distingue-t-on un matériau amianté friable d'un matériau non friable ?
- A.Le friable est toujours plus ancien que le non friable, ce qui suffit à le reconnaître sur chantier
- B.Le friable émet spontanément des fibres, le non friable les retient liées à une matrice ✓
- C.Cette distinction n'existe pas dans la réglementation
- D.Le friable ne concerne que les toitures
Réponse B. Les MPCA sont classés en friables, à émission spontanée de fibres comme les flocages et calorifugeages, et non friables, où les fibres sont liées à une matrice comme le fibrociment.
39. Lequel de ces matériaux est un exemple typique de matériau amianté friable ?
- A.Une dalle de sol vinyle-amiante
- B.Une plaque de fibrociment
- C.Un calorifugeage de tuyauterie ✓
- D.Un joint de porte coupe-feu
Réponse C. Le calorifugeage, comme le flocage, est un matériau friable susceptible d'émettre spontanément des fibres d'amiante.
40. Lequel de ces matériaux est un exemple typique de matériau amianté non friable ?
- A.Un flocage de plafond
- B.Un calorifugeage de chaudière
- C.De l'amiante en vrac
- D.Une plaque de fibrociment ✓
Réponse D. Le fibrociment est un matériau non friable dans lequel les fibres d'amiante restent liées à une matrice, à la différence des flocages et calorifugeages.
41. Les colles utilisées pour la pose de revêtements peuvent-elles contenir de l'amiante ?
- A.Oui, les colles figurent parmi les MPCA cités par l'INRS ✓
- B.Non, seuls les revêtements eux-mêmes peuvent en contenir
- C.Non, l'amiante n'a jamais été utilisé dans les colles
- D.Oui, mais uniquement dans les colles à bois
Réponse A. L'INRS cite les colles parmi les matériaux et produits contenant de l'amiante susceptibles d'être rencontrés en sous-section 4.
42. Les enduits et peintures anciens figurent-ils parmi les matériaux susceptibles de contenir de l'amiante ?
- A.Non, seuls les enduits de façade sont concernés
- B.Oui, ils figurent parmi les MPCA cités par l'INRS ✓
- C.Non, cela ne concerne que les peintures industrielles
- D.Oui, mais seulement dans les bâtiments industriels
Réponse B. Les enduits et peintures figurent parmi les matériaux et produits contenant de l'amiante cités par l'INRS, au même titre que les flocages, colles ou dalles de sol.
43. Un joint de canalisation ancien peut-il relever de l'identification des matériaux amiantés ?
- A.Non, les joints sont toujours exempts d'amiante
- B.Non, seuls les tuyaux en fibrociment ont pu contenir de l'amiante, jamais leurs joints
- C.Oui, les canalisations et leurs joints figurent parmi les MPCA cités par l'INRS ✓
- D.Oui, mais uniquement dans le secteur maritime
Réponse C. Les canalisations et joints figurent parmi les matériaux et produits contenant de l'amiante cités par l'INRS.
44. Les enrobés routiers peuvent-ils être concernés par la présence d'amiante ?
- A.Non, l'amiante n'a jamais été utilisé en voirie
- B.Non, seuls les bâtiments et leurs équipements sont concernés par les MPCA
- C.Oui, mais uniquement à l'étranger
- D.Oui, les enrobés routiers figurent parmi les MPCA cités par l'INRS ✓
Réponse D. L'INRS cite les enrobés routiers parmi les matériaux et produits pouvant contenir de l'amiante, aux côtés des flocages, calorifugeages ou fibrociments.
45. Dans un contexte industriel, quels équipements sont cités par l'INRS comme susceptibles de contenir de l'amiante ?
- A.Les vannes et tuyauteries industrielles ✓
- B.Uniquement les groupes électrogènes
- C.Uniquement les compresseurs d'air
- D.Aucun équipement industriel n'est concerné
Réponse A. Les vannes et tuyauteries industrielles figurent parmi les MPCA cités par l'INRS dans le contexte des interventions de maintenance industrielle.
46. L'asbestose, maladie professionnelle liée à l'amiante, figure à quel tableau du régime général ?
- A.Tableau n°25
- B.Tableaux n°30 et 30 bis ✓
- C.Tableau n°57
- D.Tableau n°98
Réponse B. L'asbestose, fibrose pulmonaire, figure parmi les maladies professionnelles amiante reconnues aux tableaux n°30 et 30 bis du régime général.
47. Quelle pathologie touchant la plèvre ou le péritoine est directement associée à l'exposition à l'amiante ?
- A.La silicose
- B.L'asthme professionnel
- C.Le mésothéliome ✓
- D.La bronchite chronique simple
Réponse C. Le mésothéliome, tumeur de la plèvre ou du péritoine, figure parmi les maladies professionnelles amiante des tableaux n°30 et 30 bis.
48. Outre le mésothéliome, quel cancer figure parmi les pathologies reconnues liées à l'amiante aux tableaux 30 et 30 bis ?
- A.Le cancer du côlon
- B.Le cancer de la peau
- C.Le cancer de la thyroïde
- D.Le cancer broncho-pulmonaire ✓
Réponse D. Le cancer broncho-pulmonaire figure, avec le mésothéliome et l'asbestose, parmi les pathologies reconnues aux tableaux n°30 et 30 bis du régime général.
49. Les plaques pleurales relevées par imagerie médicale sont-elles une pathologie reconnue liée à l'amiante ?
- A.Oui, elles figurent aux tableaux n°30 et 30 bis ✓
- B.Non, elles ne sont jamais reconnues comme maladie professionnelle
- C.Oui, mais uniquement chez les fumeurs
- D.Non, elles ne concernent que les pathologies cardiaques
Réponse A. Les plaques pleurales figurent parmi les pathologies reconnues aux tableaux n°30 et 30 bis du régime général, au titre des maladies liées à l'amiante.
50. Depuis l'avis du CIRC de 2009, quel cancer de la sphère ORL est reconnu comme lié à l'exposition à l'amiante ?
- A.Le cancer de la thyroïde
- B.Le cancer du larynx ✓
- C.Le cancer des sinus
- D.Le cancer de la langue
Réponse B. Depuis l'avis du CIRC de 2009, le cancer du larynx est reconnu comme pathologie liée à l'exposition à l'amiante, en complément des tableaux 30 et 30 bis.
51. Depuis l'avis du CIRC de 2009, quel cancer gynécologique est reconnu comme lié à l'exposition à l'amiante ?
- A.Le cancer du sein
- B.Le cancer du col de l'utérus
- C.Le cancer de l'ovaire ✓
- D.Le cancer de l'endomètre
Réponse C. Depuis l'avis du CIRC de 2009, le cancer de l'ovaire est reconnu comme pathologie liée à l'exposition à l'amiante, en complément des tableaux 30 et 30 bis.
52. Quel est le temps de latence typique du mésothéliome après une exposition à l'amiante ?
- A.Quelques jours
- B.Quelques semaines
- C.1 à 2 ans
- D.Plusieurs décennies ✓
Réponse D. Le mésothéliome présente un temps de latence de plusieurs décennies après l'exposition à l'amiante, ce qui rend la traçabilité des expositions essentielle.
53. Quel est le temps de latence typique du cancer broncho-pulmonaire d'origine amiantée ?
- A.15 à 20 ans et plus ✓
- B.Moins d'un an
- C.1 à 2 ans
- D.3 à 5 ans
Réponse A. Le cancer broncho-pulmonaire d'origine amiantée présente un temps de latence de 15 à 20 ans et plus après l'exposition.
54. Un travailleur de 17 ans peut-il être affecté à une intervention comportant un risque d'exposition à l'amiante ?
- A.Oui, à condition d'être encadré par un adulte
- B.Non, les travailleurs de moins de 18 ans en sont exclus ✓
- C.Oui, s'il dispose de l'attestation de compétence
- D.Oui, uniquement pour les interventions de moins d'une heure
Réponse B. Les travailleurs de moins de 18 ans ne peuvent être affectés à des travaux ou interventions comportant un risque d'exposition à l'amiante.
55. Un salarié en contrat à durée déterminée peut-il être affecté à des travaux de flocage ou de calorifugeage à l'amiante ?
- A.Oui, sans restriction particulière
- B.Oui, à condition d'avoir suivi la formation à la sous-section 3
- C.Non, l'article D.4154-1 l'interdit, comme pour l'intérim ✓
- D.Oui, si le contrat dépasse 6 mois
Réponse C. L'article D.4154-1 du Code du travail interdit d'affecter les salariés en CDD et les salariés d'entreprises de travail temporaire aux travaux de flocage et de calorifugeage à l'amiante.
56. La surveillance médicale renforcée est-elle obligatoire pour tous les travailleurs exposés à l'amiante ?
- A.Non, seulement pour ceux travaillant plus de 6 heures par vacation en zone confinée
- B.Non, seulement pour l'encadrement technique
- C.Non, elle est facultative en sous-section 4
- D.Oui, avec un examen médical avant l'affectation puis un suivi périodique ✓
Réponse D. Une surveillance médicale renforcée est obligatoire pour tous les travailleurs exposés à l'amiante, avec un examen médical avant l'affectation puis un suivi périodique selon l'appréciation du médecin du travail.
57. À quel moment le donneur d'ordre doit-il faire réaliser la recherche d'amiante, selon les bonnes pratiques rappelées par l'INRS ?
- A.Dès la conception de l'opération, avant tout appel d'offres ✓
- B.Après la signature du marché avec l'entreprise retenue
- C.Uniquement si un incident de chantier révèle la présence d'amiante
- D.Après réception définitive des travaux
Réponse A. Le donneur d'ordre doit faire réaliser la recherche d'amiante dès la conception de l'opération, avant tout appel d'offres, et transmettre les documents de repérage aux entreprises intervenantes.
58. Qui a la responsabilité d'établir la fiche d'exposition individuelle et d'assurer la traçabilité des expositions ?
- A.Le propriétaire du bâtiment
- B.L'employeur, entreprise intervenante ✓
- C.Le laboratoire d'analyse accrédité
- D.L'inspection du travail
Réponse B. L'employeur, entreprise intervenante, doit établir la fiche d'exposition individuelle et assurer la traçabilité des expositions de ses travailleurs, en application des articles R.4412-120 et R.4412-145.
59. Dans quel cas la désignation d'un coordonnateur SPS est-elle requise sur une opération comportant un risque amiante ?
- A.Uniquement si le chantier dure plus d'un an
- B.Jamais, ce rôle n'existe pas pour l'amiante
- C.Lorsque l'opération de bâtiment ou de génie civil implique plusieurs entreprises ✓
- D.Uniquement pour les travaux de sous-section 4
Réponse C. Un coordonnateur SPS est requis pour les opérations de bâtiment ou de génie civil impliquant plusieurs entreprises, en application de l'article R.4532-1 du Code du travail.
60. Que doit faire l'employeur lorsqu'il met en évidence la présence d'amiante en cours d'opération, alors qu'elle n'avait pas été identifiée au repérage initial ?
- A.Poursuivre l'intervention sans en tenir compte
- B.Attendre la fin du chantier pour le signaler
- C.En informer uniquement ses propres salariés
- D.En informer le donneur d'ordre ✓
Réponse D. L'article R.4412-107 impose à l'employeur d'informer le donneur d'ordre de toute présence d'amiante mise en évidence en cours d'opération.
61. Dans le cadre du repérage amiante, quelle entité doit obligatoirement être accréditée, distinctement des qualifications de l'opérateur de terrain ?
- A.Le laboratoire d'analyse des échantillons ✓
- B.L'entreprise donneuse d'ordre elle-même
- C.Le médecin du travail
- D.L'organisme de formation initiale
Réponse A. L'article R.4412-97-1 impose, outre les qualifications et l'indépendance de l'opérateur de repérage, l'accréditation du laboratoire chargé de l'analyse des échantillons.
62. Lequel de ces termes fait partie des définitions communes fixées par l'article R.4412-96 du Code du travail ?
- A.Le seuil de gestion
- B.L'encapsulage ✓
- C.La zone à risque particulier
- D.Le coefficient de protection assigné
Réponse B. L'encapsulage figure parmi les onze définitions communes aux sous-sections 3 et 4 fixées par l'article R.4412-96, à la différence des autres notions proposées, étrangères à cet article.
63. Comment se répartit, en matière de repérage amiante, la responsabilité entre le donneur d'ordre et l'employeur intervenant ?
- A.Le donneur d'ordre exécute les travaux, l'employeur commande le repérage
- B.Les deux rôles sont interchangeables selon le contrat
- C.Le donneur d'ordre fait réaliser le repérage, l'employeur l'applique ✓
- D.Seul l'employeur est responsable, le donneur d'ordre n'intervient pas
Réponse C. Le donneur d'ordre fait réaliser la recherche d'amiante et transmet les documents de repérage, tandis que l'employeur en tient compte pour établir le mode opératoire, article R.4412-145, et assurer la traçabilité des expositions, article R.4412-120.